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COVID-19: Chloé Frammery suscite la controverse

Written by Linda B.. Posted in COVID-19: Chloé Frammery suscite la controverse, Projets 2021

En mars 2020, la pandémie du Covid-19 amène de nombreux pays à adopter des mesures sanitaires. Durant cette crise, plusieurs théories émergent sur le Net. Chloé Frammery fait partie de ces internautes qui partagent leur avis sur la gestion de celle-ci. Elle publie une vidéo en mars 2020 qui laisse sous-entendre que de grandes puissances mondiales ont peut-être à voir avec la pandémie. Activiste à la recherche de la vérité pour certains, théoricienne du complot pour d’autres, lumière sur cette enseignante coronasceptique. 

Source : lemanbleu.ch

 

De nombreuses casquettes

Professeure et militante, Chloé Frammery partage ses opinions sur le Web depuis plusieurs années. C’est une vidéo publiée en mars 2020 sur Facebook qui la projette sous le feu des projecteurs. Selon elle, tout est lié : La crise sanitaire, le développement de vaccins, les projets de surveillance digitale ne sont en fin de compte qu’un prétexte pour les groupes dominants d’asservir les populations. Chiffres peu fiables, masques liberticides ou applications douteuses, elle remet en question toutes les mesures mises en place par le gouvernement.

De par ces propos suscitant la polémique, Chloé Frammery se retrouve rapidement dans le collimateur des médias d’information. Qualifiée de complotiste, elle réfute ce terme qu’elle juge lié à des intentions criminelles. Elle préfère se définir comme  “citoyenne en quête de réponses”. 

 

Un soutien sur la toile

Si sa hiérarchie et les médias traditionnels ne lui sont d’aucun soutien, Chloé Frammery n’a aucun mal à en trouver sur les réseaux sociaux. Avec 20’000 abonnés sur sa chaîne Youtube (avant sa suppression en mars 2021), et plus de 15’000 abonnées sur son compte Twitter, l’enseignante charismatique ne manque pas de partisans. La première vidéo sur le Covid-19, qui marque le début de la polémique, a été visionnée plus de 2.5 millions de fois. Un chiffre record qui l’a positionne au rang des leaders d’opinion

Le point fort de sa communication ? Sa présence accrue sur tous les fronts. De la manifestation pour les gilets jaunes aux pétitions contre la loi COVID-19, la Genevoise se mobilise en Suisse et en France voisine. En cette période d’incertitudes et de controverses, Chloé Frammery sait se faire sa place sur les réseaux. 

 

Estelle Lligona & Linda Boson 

Sources : 

Chloé Frammery, Conspiracy Watch, mis à jour le 16 mars 2021 [En ligne]

https://www.conspiracywatch.info/chloe-frammery?gclid=CjwKCAjwy42FBhB2EiwAJY0yQh5uS5erw832CC9kBjTdjE_5M_7dRt7uJd1pcyt2VX892-7xBuJrdBoCKZQQAvD_BwE (Consulté le 20 mai 2021) 

 

Sami Zaïbi, Sortir de la matrice, mode d’emploi, Heidi News, mis à jour le 12 octobre 2020 [En ligne]

https://www.heidi.news/explorations/au-coeur-de-la-complosphere/sortir-de-la-matrice-mode-

d-emploi (Consulté le 20 mai 2021) 

 

Le Dauphiné Libéré, C’est faux. Non, Bill Gates ne veut pas implanter une “puce” à toute l’humanité, Le Dauphiné, mis à jour le 15 mai 2020 [En ligne]

https://www.ledauphine.com/sante/2020/05/15/non-bill-gates-ne-veut-pas-implanter-une-puce-a-toute-l-humanite (Consulté le 20 mai 2021) 

 

Adrien Sénécat, Covid-19 : les visages de la fronde antimasques et antirestrictions, Le Monde, mis à jour le 2 février 2021 [En ligne] 

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/10/04/coronavirus-antimasques-antirestrictions-qui-sont-les-figures-des-opposants-a-la-dictature-sanitaire_6054684_4355770.html (Consulté le 20 mai 2021) 

 

Cathy Macherel, Enseignante coronasceptique, elle est convoquée par sa hiérarchie, Tribune de Genève, publié le 3 février 2021 [En ligne] 

https://www.tdg.ch/enseignante-coronasceptique-elle-est-convoquee-par-sa-hierarchie-878668297891(Consulté le 20 mai 2021) 

 

Cathy Macherel, La convocation repoussée de Chloé Frammery mobilise ses soutiens, Tribune de Genève, publié le 4 février 2021 [En ligne] 

https://www.tdg.ch/chloe-frammery-devra-attendre-quant-a-son-sort-273673435334 (Consulté le 20 mai 2021) 

 

Cathy Macherel, “Je suis allergique aux mensonges et à l’injustice”, Tribune de Genève, publié le 27 février 2021 [En ligne]

https://www.tdg.ch/je-suis-allergique-aux-mensonges-et-a-linjustice-489880067303 (Consulté le 20 mai 2021) 

 

Rachad Armanios, Le DIP convoque une figure complotiste, Le Courrier, publié le 28 janvier 2021  [En ligne]

https://lecourrier.ch/2021/01/28/le-dip-convoque-une-figure-complotiste/ (Consulté le 20 mai 2021) 

 

 

Une présidence Online: nouveau défi pour Emmanuel Macron

Written by Veronica T.. Posted in Projets 2021, Une présidence Online: Nouveau défi pour Emmanuel Macron

L’utilisation des réseaux sociaux ne cesse d’accroître dans divers domaines pour tenter de divulguer l’information à un plus large public. Notamment en politique, Twitter permet aux Chefs d’État de communiquer. Macron tente une présidence Online durant la crise sanitaire. Une grande visibilité grâce aux nouvelles technologies numériques. 

Alors qu’une pandémie mondiale éclate, le président français Emmanuel Macron se voit contraint de réagir et de prendre les meilleures décisions.

Un nouveau moyen de communiquer

Le rôle des réseaux sociaux ne fait que de se développer dans le milieu politique, passant d’une simple plateforme de divertissement à un média diffuseur d’informations. Ils permettent d’atteindre un électorat moins présent sur les médias dit traditionnels. Emmanuel Macron va également se pencher sur ces réseaux afin de gérer la communication de crise qui éclate à cause de la COVID-19.

 

Nouvelle crise, nouveau défi

Sa présence sur les réseaux sociaux durant cette crise sanitaire lui permet une visibilité accrue. Suite à ses discours télévisés, le président prolonge sa communication sur Twitter. Des récapitulatifs des restrictions ainsi que des précisions sont ajoutés. La facilité de diffusion et de partage présente sur ces plateformes numériques permettent au leader d’être proche de son peuple, lors d’une situation où la distanciation sociale est importante.

Macron qui se filme en lançant le défi aux youtubeurs

Capture d’écran Youtube Mcfly et Carlito

Le président dans le YouTubeGame

Sa stratégie de communication change en février dernier. Le président français lance au défi deux célèbres youtubeurs à créer une chanson sur les gestes barrières à adopter dans cette situation de crise. Le but : atteindre 10 millions de vues. Cette manœuvre permet à l’actuel président français d’atteindre un électorat beaucoup plus jeune qui délaisse les médias traditionnels. Elle tombe au bon moment pour Macron. Les prochaines élections présidentielles ont lieu en 2022, soit l’année prochaine. Sa campagne a alors déjà commencé. Mais cela amène des avis très divergents. Certains pensent que cette stratégie est ridicule. Tandis que d’autres considèrent cette nouvelle façon de faire très rusée.

 

Cette manière inédite d’approcher son peuple à travers des outils digitaux permet au Président Macron de se promouvoir. Mais en agissant ainsi, prend-il un risque de délaisser une partie de l’électorat qui n’est pas présente sur ces nouvelles plateformes numériques ?

 

Veronica Tome M et Lucia Alessia Zonno

Silvano Trotta : d’OVNI à COVID-19, au coeur des théories du complot

Written by Sandy C.. Posted in Silvano Trotta : d'OVNI à COVId-19, au coeur des théories du complot

En 2020, un nouveau virus s’abat sur le monde : la COVID-19. Une crise sanitaire très vite déclarée comme pandémie. Chaque pays met alors en place une communication de crise. D’autres acteurs entrent en jeu : les complotistes. Parmi eux, Silvano Trotta s’impose en tant que leader d’opinion et s’oppose au gouvernement français. Un combat acharné entre communications officielles et théories du complot fait alors rage sur la toile.

Source : Le Monde 

Silvano Trotta, leader de communication

En 2020, la crise de la COVID-19 met au défi les gouvernements. Face aux communications officielles, de nouveaux acteurs prennent place sur Internet. Silvano Trotta, figure du complotisme en France, se présente comme un spécialiste des OVNI. Il soutient que la pandémie est un complot mondial. 

Au travers de ses compétences d’orateur, Trotta instaure une relation de confiance avec ses abonnés. Il est considéré comme un héros. Il gagne en visibilité, malgré son bannissement des grandes plateformes comme Youtube. Ses partisans y relaient son discours, pendant qu’il investit d’autres réseaux sociaux moins connus. Trotta s’impose alors en leader d’opinion. Il devient un acteur communicant majeur dans cette crise sanitaire. 

Lutte sur la toile, cybercrise au cœur de l’action

Les gouvernements font face à une cybercrise, en parallèle de la pandémie. Entre communicants officiels et complotistes, le combat est rude. Trotta menace la crédibilité du gouvernement français. Entre incohérences et incertitudes, la population perd confiance en ses élus. Le complotiste joue là-dessus pour discréditer l’Etat et gagner en légitimité. 

Cependant, l’influence des leaders complotistes présente des limites. Les médias traditionnels luttent contre la désinformation. Les dirigeants politiques se mettent en scène au cœur de la crise. Ils sont actifs sur les réseaux sociaux et se rapprochent de la population. Le gouvernement bénéficie alors d’une visibilité plus importante que celle de Trotta. Celui-ci occupe une place majeure dans cette crise, mais son influence par rapport à celle de l’Etat est limitée. 

La crise de la COVID-19 propulse donc Trotta sur le devant de la scène. Il joue un rôle de leader d’opinion essentiel. Mais va-t-il conserver cette place de leader dans l’après-pandémie ?

 

Sandy Chauvet et Melissa Cosandier

 

Sources : 

 

 

Emmanuel Macron sur YouTube : communication de crise ou stratégie politique ?

Written by Olivia H.. Posted in Emmanuel Macron sur YouTube : communication de crise ou stratégie politique ?, Projets 2021

En 2021, Emmanuel Macron introduit une nouvelle stratégie de communication de crise liée au COVID-19. Pour sensibiliser les français-es aux gestes barrières, il défie deux youtubeurs. Une année avant les élections, cette communication soulève des questionnements quant aux stratégies de La République En Marche.

Source : YouTube

La stratégie française pour lutter contre le coronavirus

Virus apparu en Chine à la fin de l’année 2019, le Covid a engendré une pandémie mondiale. En France, les premiers cas officiellement déclarés sont recensés en janvier 2020. Le gouvernement du pays débute alors sa lutte contre le coronavirus. Le quotidien de la population française se voit profondément chamboulé.

Emmanuel Macron intervient publiquement à plusieurs reprises. Il fait appel à la solidarité des français-es. Conscient de la portée des médias sociaux, il sollicite régulièrement les influenceur-euse-s dans le but d’atteindre les jeunes.

Communication de crise…

Le président fait une proposition à Mcfly et Carlito, deux youtubeurs français. Il leur demande de créer un contenu qui rappelle les gestes barrières. En échange, il propose de participer au fameux concours d’anecdote des deux collègues. Ceci à condition que la vidéo atteigne 10M de vues.

Internet est un outil stratégique en temps de crise. Il permet d’informer le public à un coût très bas. Macron peut alors s’adresser facilement aux jeunes, qui sont les plus actif-ve-s sur la toile. Diffuser une information concernant les gestes barrières est primordial pour lutter contre la pandémie. Sur les réseaux sociaux, ce sont plus les influenceur-euse-s que les médias qui influencent les individus. Confier cette tâche à Mcfly et Carlito est malin. L’information est transmise directement par ces gatekeepers 2.0.

… Ou stratégie politique ?

Derrière la démarche du président, se cache un enjeu politique. Il gagne en sympathie et en visibilité. Un an avant les élections ! C’est une stratégie de communication politique bien pensée. Elle permet au mouvement La République En Marche de gagner des électeur-rice-s. La communication de crise sur les réseaux sociaux d’Emmanuel Macron s’est ainsi transformée en stratégie de communication politique du mouvement LREM. Cela va-t-il fonctionner ? Nous l’apprendrons très prochainement.

 

Article rédigé par Malou C. et Olivia H.

COVID-19 : l’OMS au cœur des critiques

Written by Audrey R.. Posted in COVID-19 : l'OMS au coeur des critiques

Fin 2019, l’OMS a été informée par la Chine de cas de contaminations issus d’un nouveau virus : la COVID-19. Se propageant rapidement à l’échelle mondiale, ce virus a créé une crise sanitaire sans précédent, à laquelle personne n’y était préparée, ni même l’OMS. En raison de la complexité du fonctionnement de l’organisation, les décisions ont tardé à être prises. De nombreuses critiques déplorent la lenteur dans sa gestion de crise ainsi qu’une incohérence au niveau de sa communication. Lumière sur les enjeux d’une telle organisation en période de crise. 

Un fonctionnement complexe

Gardée secrète pendant plusieurs semaines, la Chine avertit fin décembre l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de la présence d’un virus d’origine inconnue sur son territoire. D’abord sous-estimé, le coronavirus se propage rapidement à l’échelle mondiale. La qualification de pandémie marque l’entrée en crise début mars 2020. Peu réactive, lente et surtout incohérente, l’OMS croule sous les critiques. Accusée de s’aligner à la politique chinoise par les USA, leur relation se détériore très vite. A tel point que Trump voulait lui retirer ses contributions. Mais la lenteur dans sa gestion de crise s’explique notamment par la complexité de son système. Située au cœur des débats et tensions entre ses États membres, l’OMS se retrouve dans une position délicate. En raison de sa dépendance aux contributions financières des Etats, elle est dans l’incapacité d’exercer une pression sur l’un d’eux. 

Communiquer à l’ère numérique

Source : France culture 2020

Rapidité. Précision. Transparence. Cohérence. Ces principes sont essentiels pour garantir une communication de crise efficace selon la théorie de Coombs. Ils instaurent une relation de confiance et crédibilisent l’organisation. L’OMS les a appliqués, mais avec quelques maladresses. A l’ère numérique, l’organisation se doit d’être la première à diffuser des informations fiables. Source d’information majeure, les réseaux sociaux propagent rapidement les Fake News. En collaborant avec Youtube, TikTok ou Google, l’OMS expose au premier plan les communications officielles. Son rôle est donc de lutter non seulement contre la pandémie, mais également contre l’infodémie

Rompre avec le passé 

Une telle crise remet tout en question. Son caractère imprévisible nous désarme, nous déstabilise, nous rend vulnérable et incompétent. Pour la vaincre, les États doivent être solidaires. Les différends doivent être mis de côté. Une collaboration mondiale est nécessaire, car l’union fait la force. Chacun doit reconnaître ses manquements, apprendre de ses erreurs afin de s’améliorer et être mieux préparé pour l’avenir. 

 

« Le COVID-19 nous a tant pris. Mais il nous donne aussi l’occasion de rompre avec le passé et de mieux nous reconstruire » 

 Tedros Adhanom Ghebreyesus

Tedros Adhanom Ghebreyesus

Source : RTS 2020

 

Article rédigé par C. Couvé et A. Rodesch

 

Sources :

Du Web 1.0 au Web 4.0 : une évolution fulgurante

Written by Laura Puglisi. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Du monde scientifique à la vie quotidienne, le Web se développe à une vitesse impressionnante. En voulant nous simplifier la vie, il se pourrait bien qu’il en fasse trop. L’évolution du web : montée au paradis ou descente aux enfers ?

Source: cours Innovation, médias et transformation digitale (Badillo, UNIGE, 2019)

De l’invention à l’innovation

Badillo (2019) explique qu’Internet atteint 50% des ménages en moins de 5 ans (Cours Innovation, médias et transformation digitale, UNIGE, 2019). A titre comparatif, il aura fallu environ 70 ans au téléphone, 50 ans à la radio et 15 ans à la télévision pour s’imposer. Pour les réseaux sociaux qui s’ensuivent, c’est moins de 2 ans avant d’atteindre la moitié des ménages. Ces chiffres soulignent la rapidité avec laquelle cette invention « Web » pénètre la société, la changeant à jamais. En se propageant, l’invention se transforme en innovation.

Evolution du Web 

Alors que le web 1.0 se développe dans le monde scientifique du CERN, il prend quelques années seulement à atteindre le commun des mortels. Il commence par changer les mondes économiques et commerciaux. Avec les réseaux sociaux, le web 2.0 transforme le monde social : correspondre avec des individus à l’autre bout du monde n’a jamais été si simple et rapide. Les relations amicales, amoureuses et même sexuelles prennent un nouveau tournant. Le web 3.0 se met à détecter « nos » goûts : ses algorithmes orientent nos recherches et formatent nos sources d’intérêts. Émerge alors le web 4.0 qui va jusqu’à modifier la structure même des foyers : les objets connectés sont intelligents et ils vivent à nos côtés. Les robots nous accompagnent, chaque jour, sous toutes les formes.

Rien ne s’est passé comme prévu ?

Même si tout n’était pas prévu, Berners-Lee – l’inventeur du World Wide Web – a toujours rêvé d’un grand avenir pour son invention. Mais que nous réserve la suite ? Car s’il permet un accès illimité à de grandes quantités d’informations, le Web met de plus en plus en péril des valeurs fondamentales, comme le droit à la vie privée. Traquées au quotidien, dans toutes les activités, nos données personnelles sont stockées par les géants du Web qui possèdent un pouvoir gigantesque. Quelle sera la suite ? Un renforcement de ce système inégal entre traqueurs et traqués ? Ou un changement de voie pour garder le meilleur du Web… en supprimant ses mauvais côtés ?

Un avenir prometteur

Dans une interview accordée à Bosch, Berners-Lee souligne ce grand problème du Web : « Les gens se rendent compte que leurs données personnelles sont utilisées dans un système et que ce système est utilisé pour manipuler les gens. » [traduction personnelle] Pour résoudre ce problème, il travaille sur une plateforme nommée Solid. L’objectif ? « Que les données ne soient plus stockées par des entreprises individuelles telles que Google, Amazon ou les fournisseurs de médias sociaux, même si leurs logiciels sont utilisés. Elles devraient plutôt être stockées là où l’utilisateur le souhaite. De cette façon, chacun pourrait mieux contrôler ses propres données, qui seraient stockées dans des pods. Les paramètres de chaque pod permettraient aux utilisateurs de décider eux-mêmes quels fournisseurs, tels que les applications de santé, sont autorisés à accéder aux données qu’il contient. » [traduction personnelle]

Cette nouvelle invention permettra certainement au Web de continuer son chemin impressionnant, au-delà des nuages qui se dressent sur sa route.

 

Vous souhaitez approfondir vos connaissances sur les différents « Web » ? Retrouvez nos articles sur les Web 1.0, 2.0, 3.0 et 4.0. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

© Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Berners-Lee, T. (2019). The future of the Internet. Bosch. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://www.bosch.com/stories/future-of-the-internet/

Bosch Global (2019). Experts@IoT: Tim Berners-Lee, Inventor of the World Wide Web. Youtube. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://www.youtube.com/watch?v=aEL_iVLBjrY&feature=emb_logo

Solid. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://solid.mit.edu/

Zapater, J. J. S. (2014, April). From web 1.0 to web 4.0: The evolution of the web. In Proceedings of the 7th Euro American Conference on Telematics and Information Systems (pp. 1-1).

 

Article rédigé par Sophie Duperrex

Fake News : La maladie numérique du 21ème siècle

Written by Laura Puglisi. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Fake News: La maladie numérique du 21ème siècle

La disparition progressive d’une information de qualité au détriment de l’intox s’insère directement dans le contexte de la «Googlization des médias» et plus largement de la transformation digitale. Devenez des défenseurs avertis de l’information en seulement 5 minutes de lecture ! L’institut Medi@LAB de l’Université de Genève, autour du MOOC «Innovation, Médias et Transformation digitale», vous donne des réponses.

Fake News: Un terme à la mode aujourd’hui, mais d’où provient-il ?

Source Buzzsumo

Le 10 décembre 2016, environ un mois après son élection, Donald Trump utilise pour la première fois l’expression «fake news» dans un tweet. Au départ, le Président américain pointait du doigt les médias véhiculant des informations néfastes à son propos. Mais le phénomène a pris de l’ampleur… et s’étend en 2020 à l’échelle mondiale.

Bien que ce concept soit largement utilisé de nos jours, une fake news désigne avant tout de faux articles, des informations erronées et partagées en masse sur les réseaux sociaux. Qu’il s’agisse de l’intention de l’émetteur (désinformation) ou d’une erreur (misinformation), les fake news sont en croissance exponentielle. Les réseaux sociaux ouvrent ainsi un nouveau chapitre de l’information, parfois appelé «ère de la post-vérité».

Le numérique: Acteur et coupable ?

Internet est considéré comme le 6ème média de masse, avec pour particularité la personnalisation des contenus et l’interactivité des internautes sur la Toile.

Cliquez pour agrandir! Source Statista

ATAWAD: Any Time, Any Where, Any Device. Cet acronyme résume parfaitement le monde numérique actuel, basé sur une indispensable mobilité. Les utilisateurs sont poussés implicitement à une consommation de masse de l’information, disponible en tout temps, en tout lieu et sur n’importe quel support. Les mobinautes sont actuellement plus nombreux que les internautes à l’échelle mondiale! Considérez que près de 70% de la population sur Terre navigue sur son smartphone, c’est-à-dire plus de 5 milliards d’individus!

De nombreuses expressions et néologismes ont vu le jour, décrivant alors cette surabondance de l’information en ligne.

  • «Infobésité» : contraction d’information et d’obésité
  • «Digital tsunami» (BADILLO & BOURGEOIS, 2015)
  • «Désordre informationnel» (WARDLE & DERAKHSHAN, 2017)

Finalement, elles signifient toutes la même chose: une avalanche d’informations.

La presse s’effondre dangereusement: Quels enjeux ?

Comme nous l’avons vu dans notre premier article, les piliers de la presse traditionnelle s’écroulent. Les réseaux sociaux numériques, tels que Facebook, occupent donc le terrain de l’information et s’apparentent à des acteurs indétrônables, dans la logique de «the winner takes all». Puissants et impitoyable, ils s’imposent dans le paysage médiatique de notre siècle.

D’un point de vue économique, la course au trafic et la monétisation des données amènent une défaillance de marché pour produire de l’information de qualité.

En conséquence, la crise de confiance dans les médias traditionnels grandit, car ceux-ci n’inspirent plus confiance aux lecteurs, qui perdent petit à petit goût à l’actualité…

On aperçoit également se dessiner un risque pour la démocratie. Une des solutions serait alors d’éduquer les nouvelles générations à ce paradigme digital et leur apprendre comment échanger et interagir dans l’espace public qu’est aujourd’hui Internet.

Pourquoi les Fake News sont si visibles et relayées sur Internet ?

Les fake news sont véhiculées par un mécanisme très particulier. Les réseaux sociaux, leur domaine de prédilection, contribuent fortement à leur diffusion planétaire. En effet, elles sont partagées et retweetées sur Twitter en majorité par des bots, des robots informatiques algorithmiquement construits. S’ajoute à cela la viralité de l’information: diffusion très rapide et souvent imprévisible d’un contenu. L’immédiateté du simple clic peut rapidement propulser une information à la tête de l’agenda médiatique.

Enfin, on note que les internautes 2.0 sont friands d’informations fraîches et privilégient les scoops à sensations, parfois aux dépens de leur fiabilité.

Les réseaux sociaux, par leur fonctionnement intrinsèque, sont donc les principaux acteurs du phénomène de fakes news. Soucieux de remédier à leur image et de participer à la lutte contre ces informations fallacieuses, Facebook et Twitter mettent en place une politique de signalement des contenus «partiellement faux».

Récemment, la célèbre plateforme de microblogging dénonce une vidéo, dont l’émetteur n’est autre que Donald Trump! Info ou Intox… à vous de juger!

Pour aller plus loin!

Émission Géopolitis, RTS Info – 18/01/2019

Charlotte Goffin

Vous souhaitez appliquer cette théorie à un cas d’actualité ? Allez lire «Coronavirus, l’épidémie 2.0: conseils et outils pour déceler les fake news »

Participez activement à la lutte contre les fakes news en allant liker et partager cet article sur les réseaux de Medi@LAB-Genève

 

Références :

  • Salerno, S. (2019). Séance 5 : Démocratie. Sociologie des médias, Université de Genève.
  • Badillo, P-Y. (2020). Module 4 : Transformation Digitale & Googlization des médias. Innovation, Médias et Société Numérique, Université de Genève.
  • Vanbremeersch, N. (2018). De quoi les fake news sont-elles le nom ?. Le Débat (n°200),15 – 22.
  • Daignes, G. (2019). Pour en finir avec les fake news. Le Débat (n° 204), 110 – 116.
  • Wardle, C. & Derakhshan, H. (2017). Information Disorder : Toward an interdisciplinary framework for research and policy making. Council of Europe Report (27).

Réseaux sociaux : une nouvelle arène et de nouvelles règles pour les journalistes et les communicants.

Written by Laura Puglisi. Posted in Journalisme et communication

L’essor d’internet et la montée en puissance des réseaux sociaux offre à la population connectée une vitrine sur l’information mondiale. Faits, avis et opinions défilent à toute vitesse pour arriver sur nos écrans. Ce nouveau mode de consommation de l’information impacte un grand nombre de métiers; le journaliste et le communicant n’échappent pas à la règle, bien au contraire

Sur les réseaux sociaux, l’accès aux informations est très rapide. Si cela est désormais un avantage pour les journalistes, cet accès facilité aux nouvelles fraiches peut également être un piège : sur internet, les fake News sont nombreuses. Ainsi, si traditionnellement, journalistes et communicants coopèrent, l’ère des réseaux sociaux numériques semble changer un peu la donne…

Association-rivalité des origines

Journalistes et communicants partagent à l’origine des valeurs et des principes communs en plus d’une formation indéniablement semblable. Ainsi, traditionnellement, si une certaine rivalité échauffe les esprits de ces professionnels, une relation de collaboration concernant les échanges d’informations  est également en œuvre, comme l’explique le professeur Badillo.

 Pixabay, 2020.

Les T.I.C désenchantent la relation entre les experts de l’information

Mais à l’heure du numérique et de l’hyper-connexion, les informations affluent de partout. Ce qui permet à tous d’être renseignés extrêmement rapidement sur tout et n’importe quoi. « Tous les jours nous recevons des quantités d’informations. Ces informations constituent un flux diversifié et permanent. Ces informations vraies ou fausses, manipulées un peu, pas du tout ou beaucoup, non hiérarchisées, sont répandues à une vitesse accélérée avec un nouveau média comme Internet. » (Badillo, 2008) Ainsi, l’usage notamment des réseaux sociaux fait surgir une nouvelle interrogation concernant les rapports entre journalistes et communicants : qu’en est-il désormais de la collaboration qui lie à l’origine les experts des informations ?

S’il n’est pas possible de donner une réponse définitive à cette question, la concurrence entre ces deux professions semble avoir désormais prit le dessus : l’accessibilité directe à l’information par tous paraît effacer sur internet le partenariat et l’entre-aide présents initialement entre le communicant et le journaliste. En conclusion, si les nouvelles technologies de l’information et de la communication offrent de nombreux avantages, elles augmentent néanmoins la concurrence et la méfiance entre des corps de métiers qui pourtant partagent la même éthique.