Articles marqués avec ‘fake news’

Silvano Trotta : d’OVNI à COVID-19, au coeur des théories du complot

Written by Sandy C.. Posted in Silvano Trotta : d'OVNI à COVId-19, au coeur des théories du complot

En 2020, un nouveau virus s’abat sur le monde : la COVID-19. Une crise sanitaire très vite déclarée comme pandémie. Chaque pays met alors en place une communication de crise. D’autres acteurs entrent en jeu : les complotistes. Parmi eux, Silvano Trotta s’impose en tant que leader d’opinion et s’oppose au gouvernement français. Un combat acharné entre communications officielles et théories du complot fait alors rage sur la toile.

Source : Le Monde 

Silvano Trotta, leader de communication

En 2020, la crise de la COVID-19 met au défi les gouvernements. Face aux communications officielles, de nouveaux acteurs prennent place sur Internet. Silvano Trotta, figure du complotisme en France, se présente comme un spécialiste des OVNI. Il soutient que la pandémie est un complot mondial. 

Au travers de ses compétences d’orateur, Trotta instaure une relation de confiance avec ses abonnés. Il est considéré comme un héros. Il gagne en visibilité, malgré son bannissement des grandes plateformes comme Youtube. Ses partisans y relaient son discours, pendant qu’il investit d’autres réseaux sociaux moins connus. Trotta s’impose alors en leader d’opinion. Il devient un acteur communicant majeur dans cette crise sanitaire. 

Lutte sur la toile, cybercrise au cœur de l’action

Les gouvernements font face à une cybercrise, en parallèle de la pandémie. Entre communicants officiels et complotistes, le combat est rude. Trotta menace la crédibilité du gouvernement français. Entre incohérences et incertitudes, la population perd confiance en ses élus. Le complotiste joue là-dessus pour discréditer l’Etat et gagner en légitimité. 

Cependant, l’influence des leaders complotistes présente des limites. Les médias traditionnels luttent contre la désinformation. Les dirigeants politiques se mettent en scène au cœur de la crise. Ils sont actifs sur les réseaux sociaux et se rapprochent de la population. Le gouvernement bénéficie alors d’une visibilité plus importante que celle de Trotta. Celui-ci occupe une place majeure dans cette crise, mais son influence par rapport à celle de l’Etat est limitée. 

La crise de la COVID-19 propulse donc Trotta sur le devant de la scène. Il joue un rôle de leader d’opinion essentiel. Mais va-t-il conserver cette place de leader dans l’après-pandémie ?

 

Sandy Chauvet et Melissa Cosandier

 

Sources : 

 

 

Crèvecoeur et COVID-19 : un cocktail explosif

Written by David J.. Posted in Crèvecoeur et COVID-19 : un cocktail explosif

Mars 2020, le monde bascule. En Europe et à travers le monde, la COVID-19 bat son plein et force de nombreux pays à se confiner. Plusieurs acteurs tirent avantage de cette situation inédite, à commencer par les théoriciens du complot. Parmi eux figure Jean-Jacques Crèvecoeur, qui devient rapidement l’un des complotistes les plus suivis dans le monde francophone. Enquête sur ce personnage haut en couleur et sur ses stratégies en temps de crise.

Jean-Jacques Crèvecoeur

© Full Life Channel (2020)

Un leader expérimenté…

Jean-Jacques Crèvecoeur est un conférencier, auteur et complotiste belge actif depuis de nombreuses années. Récemment, il est mis sous le feu des projecteurs grâce à la crise du coronavirus qu’il critique violemment sur internet. Selon lui, la pandémie serait en réalité un moyen pour les gouvernements de mettre en place une dictature mondiale via des nanopuces et la 5G.

Charisme, utilité, visibilité… Autant d’atouts qui permettent à Crèvecoeur de s’affirmer comme un véritable leader en ces temps troubles. Il n’hésite d’ailleurs pas à poster des vidéos toutes les semaines pour prêcher la bonne foi et délivrer la vérité à sa communauté. Malgré l’expertise douteuse du personnage, celui-ci n’hésite pas à former personnellement ses protégés pour des sommes coquettes qui peuvent aller jusqu’à 1’400 €.

… aux nombreuses stratégies

Défendu bec et ongles par ses admirateurs, Jean-Jacques Crèvecoeur profite pleinement des réseaux sociaux. Les forces du Belge ? Une réaction rapide tout d’abord. Il s’empare de la problématique « COVID-19 » dès février 2020, alors que les tous premiers cas sont recensés en Europe. Mais ce n’est pas tout : Crèvecoeur se positionne également comme victime. Victime des médias mensongers, victime des gouvernements incompétents et victime des géants pharmaceutiques corrompus.

Pour « traverser sereinement le chaos », il emploie aussi toute une série de stratégies positives, en apportant régulièrement de « bonnes nouvelles » à ses abonnés. Des individus lambdas auxquels il donne des réponses simples. Des solutions qui sont souvent loufoques, mais qui fonctionnent. Encore plus à une époque où les quotidiens sont bouleversés et où l’incertitude règne en maître.

 

Article rédigé par Laura F. et David J.

 

Sources :

  • BADILLO, Patrick-Yves (2020). Communication des organisations et communication de crise. [Notes de cours]. Université de Genève.
  • BANET, Rémi (2020). AFP Factuel | Vaccination, 5G, euthanasie : attention, cette vidéo contient de nombreuses fausses informations. [Article en ligne]. Consulté le 22 avril 2021.
  • FAVRE, Aude (2020). Manipulation : les techniques de Jean-Jacques Crèvecoeur. [Vidéo YouTube]. Consulté le 25 avril 2021.
  • MONTAY, Johane (2020). RTBF | Coronavirus : comment fonctionne la théorie du complot du belge Jean-Jacques Crèvecoeur ? [Article en ligne]. Consulté le 16 avril 2021.
  • Jean-Jacques Crèvecoeur sur internet : [Chaîne privée]. [Page Facebook]. [Site web].

COVID-19 : l’OMS au cœur des critiques

Written by Audrey R.. Posted in COVID-19 : l'OMS au coeur des critiques

Fin 2019, l’OMS a été informée par la Chine de cas de contaminations issus d’un nouveau virus : la COVID-19. Se propageant rapidement à l’échelle mondiale, ce virus a créé une crise sanitaire sans précédent, à laquelle personne n’y était préparée, ni même l’OMS. En raison de la complexité du fonctionnement de l’organisation, les décisions ont tardé à être prises. De nombreuses critiques déplorent la lenteur dans sa gestion de crise ainsi qu’une incohérence au niveau de sa communication. Lumière sur les enjeux d’une telle organisation en période de crise. 

Un fonctionnement complexe

Gardée secrète pendant plusieurs semaines, la Chine avertit fin décembre l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de la présence d’un virus d’origine inconnue sur son territoire. D’abord sous-estimé, le coronavirus se propage rapidement à l’échelle mondiale. La qualification de pandémie marque l’entrée en crise début mars 2020. Peu réactive, lente et surtout incohérente, l’OMS croule sous les critiques. Accusée de s’aligner à la politique chinoise par les USA, leur relation se détériore très vite. A tel point que Trump voulait lui retirer ses contributions. Mais la lenteur dans sa gestion de crise s’explique notamment par la complexité de son système. Située au cœur des débats et tensions entre ses États membres, l’OMS se retrouve dans une position délicate. En raison de sa dépendance aux contributions financières des Etats, elle est dans l’incapacité d’exercer une pression sur l’un d’eux. 

Communiquer à l’ère numérique

Source : France culture 2020

Rapidité. Précision. Transparence. Cohérence. Ces principes sont essentiels pour garantir une communication de crise efficace selon la théorie de Coombs. Ils instaurent une relation de confiance et crédibilisent l’organisation. L’OMS les a appliqués, mais avec quelques maladresses. A l’ère numérique, l’organisation se doit d’être la première à diffuser des informations fiables. Source d’information majeure, les réseaux sociaux propagent rapidement les Fake News. En collaborant avec Youtube, TikTok ou Google, l’OMS expose au premier plan les communications officielles. Son rôle est donc de lutter non seulement contre la pandémie, mais également contre l’infodémie

Rompre avec le passé 

Une telle crise remet tout en question. Son caractère imprévisible nous désarme, nous déstabilise, nous rend vulnérable et incompétent. Pour la vaincre, les États doivent être solidaires. Les différends doivent être mis de côté. Une collaboration mondiale est nécessaire, car l’union fait la force. Chacun doit reconnaître ses manquements, apprendre de ses erreurs afin de s’améliorer et être mieux préparé pour l’avenir. 

 

« Le COVID-19 nous a tant pris. Mais il nous donne aussi l’occasion de rompre avec le passé et de mieux nous reconstruire » 

 Tedros Adhanom Ghebreyesus

Tedros Adhanom Ghebreyesus

Source : RTS 2020

 

Article rédigé par C. Couvé et A. Rodesch

 

Sources :

Coronavirus, l’épidémie 2.0: conseils et outils pour déceler les fake news

Written by Laura Puglisi. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Vous avez tous déjà sûrement reçu des fausses recommandations via Facebook, depuis le début de la crise du Covid-19. Comment les reconnaître et surtout comment faire pour les combattre? Découvrez comment devenir un internaute averti en 5 conseils! Dans son MOOC «Innovation, Médias et Transformation digitale», l’institut Medi@lab de l’Université de Genève vous fournit les outils pour privilégier une information fiable et de qualité!

Modèle d’affaires des géants du numérique et fake news, ou l’histoire de l’arroseur arrosé

Tout d’abord, un constat: les fake news sur le Covid-19 se multiplient depuis le début de la crise. Les grands acteurs du numérique, comme Facebook, Amazon et Google, assurent pourtant mettre en place des actions contre les fake news

Le problème est que le modèle d’affaires de ces acteurs numériques est basé sur le partage de ces fausses informationsPrenons l’exemple de Facebook et de son modèle fondé sur la publicité, l’équation est simple : plus les membres du réseau social interagissent et partagent du contenu, plus ils vont susciter des clics et plus Facebook gagnera de l’argent! 

Roger McNamee, ancien conseiller de Mark Zuckerberg et aujourd’hui grand critique du réseau social, déclarait en septembre dernier dans le journal «Le Temps»: « Facebook a beau s’impliquer contre les discours haineux, les  fake news  ou les théories du complot, c’est précisément le contenu qui fait le plus réagir, le contenu qui est le plus partagé – et c’est exactement ce que cherche à faire Facebook ». 

En considérant la véritable nature des réseaux sociaux, nous sommes en droit de nous demander : dans ce contexte, les grands acteurs du numériques peuvent-ils vraiment combattre les fake news efficacement? 

Les 5 conseils pour combattre les fake news

Maintenant que vous savez comment fonctionne le monde merveilleux de Facebook, Google ou encore Amazon, il ne vous reste plus qu’à connaître les conseils à suivre et les bons outils pour distinguer fake news et information de qualité!

Tout d’abord, voici les 5 conseils pour déceler les fake news:

  • Regardez en détail les photos, les vidéos, tout en les écoutant minutieusement. En effet, vous trouverez ainsi la réponse à vos questions sans aide extérieure.
  • Lisez les commentaires pour chaque photo ou vidéo vue sur le web! C’est là que vous trouverez la réponse. 
  • Ne laissez pas de place aux doutes! Cherchez la source d’une information vue sur les réseaux sociaux ou sur le web. Pour cela, retapez le texte, la légende ou le titre d’une photo, d’une vidéo sur un moteur de recherche ! Ceci marchera très souvent, car certains sites vont se copier entre eux pour essayer de vous tromper. 
  • Soyez prudents! Lorsque vous avez un doute ne partagez pas l’information! Faite attention à la légende, à la date ou encore au lieu d’origine et méfiez-vous des injonctions telles que «Partagez en masse!». 
  • Enfin, utilisez la recherche d’images inversées! Cela vous aidera  à comprendre l’origine de l’image. Utile, en particulier, pour vérifier si une image ou une vidéo correspond bien au contexte ou à la période donnée.

Les outils pour débusquer les fake news

Parfois, il vous faudra passer par des aides extérieures pour démêler le vrai du faux ! C’est pour cette raison que nous vous dévoilerons aussi les (bons) outils pour combattre les fausses informations. 

Le premier outil est Factuel, le fact-checking de l’AFP (Agence France-Presse). Cette dernière est une agence d’information composée d’un réseau de journalistes déployé sur 151 pays, leader mondial de l’investigation numérique. Cet outil est disponible en quatre langues – français, anglais, portugais ou espagnol – avec pour but de « présenter au public et aux médias des conclusions vérifiées sur des informations qu’ils voient circuler sur internet, qu’elles soient diffusées via  les réseaux sociaux, des articles de presse, des vidéos, ou des déclarations ». 

Le deuxième outil est le Décodex fondé sur une base de données qui fait référence à des centaines de sites. Cet outil indique en couleurs aux utilisateurs la fiabilité des sources. Le but étant d’inciter les internautes à vérifier une information avant de la partager. En outre, vous aurez le loisir de choisir entre trois outils : une extension sur Chrome ou Firefox, un moteur de recherche ou un bot Facebook, dont le rôle sera de vous aider à vérifier la fiabilité des informations. 

Vous vous rappelez du cinquième conseil pour déceler les fake news: « Utilisez la recherche d’images inversées » ? Et voilà les trois derniers outils, tous voués à mettre en pratique ce conseil sur diverses plateformes. 

Le premier TinEye vous consentira de trouver la source des photos employées hors contexte à des fins d’intox. Le deuxième CitizenEvidence est un outil crée par Amnesty International. Le principe est le même, mais cette fois pour les vidéos chargées sur Youtube. Enfin, un outil plus technique, mais diablement efficace pour voir si une photo a été modifiée est Fotoforensics. 

Voilà, maintenant vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas!  

Pour en savoir plus! 

Episode de la série “Yadebat” du 7 avril dernier (“Tataki”) !

Giacomo Annicchiarico

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Références:

Konbini. (2019, janvier 2). 5 conseils pour débusquer les fake news [Fichier vidéo]. Consulté à l’adresse https://www.youtube.com/watch?v=-5BoejLNc9A
La chronique numérique – Les fake news sur le coronavirus se démultiplient – Radio. (2020, avril 28). Consulté à l’adresse https://www.rts.ch/play/radio/la-chronique-numerique/audio/la-chronique-numerique-les-fake-news-sur-le-coronavirus-se-demultiplient?id=11143594
Perrier, F. (2018, octobre 26). Fake news : 6 outils pour les traquer. Consulté à l’adresse https://www.frenchweb.fr/fake-news-6-outils-pour-les-traquer/339248
Seydtaghia, A. (2019, septembre 27). Roger McNamee: «Facebook crée une poupée vaudoue de nous». Le Temps. Consulté à l’adresse https://www.letemps.ch
Seydtaghia, A. (2020, mars 17). Coronavirus: Facebook, Amazon et Google sont des pompiers pyromanes. Le Temps. Consulté à l’adresse https://www.letemps.ch

Fake News : La maladie numérique du 21ème siècle

Written by Laura Puglisi. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Fake News: La maladie numérique du 21ème siècle

La disparition progressive d’une information de qualité au détriment de l’intox s’insère directement dans le contexte de la «Googlization des médias» et plus largement de la transformation digitale. Devenez des défenseurs avertis de l’information en seulement 5 minutes de lecture ! L’institut Medi@LAB de l’Université de Genève, autour du MOOC «Innovation, Médias et Transformation digitale», vous donne des réponses.

Fake News: Un terme à la mode aujourd’hui, mais d’où provient-il ?

Source Buzzsumo

Le 10 décembre 2016, environ un mois après son élection, Donald Trump utilise pour la première fois l’expression «fake news» dans un tweet. Au départ, le Président américain pointait du doigt les médias véhiculant des informations néfastes à son propos. Mais le phénomène a pris de l’ampleur… et s’étend en 2020 à l’échelle mondiale.

Bien que ce concept soit largement utilisé de nos jours, une fake news désigne avant tout de faux articles, des informations erronées et partagées en masse sur les réseaux sociaux. Qu’il s’agisse de l’intention de l’émetteur (désinformation) ou d’une erreur (misinformation), les fake news sont en croissance exponentielle. Les réseaux sociaux ouvrent ainsi un nouveau chapitre de l’information, parfois appelé «ère de la post-vérité».

Le numérique: Acteur et coupable ?

Internet est considéré comme le 6ème média de masse, avec pour particularité la personnalisation des contenus et l’interactivité des internautes sur la Toile.

Cliquez pour agrandir! Source Statista

ATAWAD: Any Time, Any Where, Any Device. Cet acronyme résume parfaitement le monde numérique actuel, basé sur une indispensable mobilité. Les utilisateurs sont poussés implicitement à une consommation de masse de l’information, disponible en tout temps, en tout lieu et sur n’importe quel support. Les mobinautes sont actuellement plus nombreux que les internautes à l’échelle mondiale! Considérez que près de 70% de la population sur Terre navigue sur son smartphone, c’est-à-dire plus de 5 milliards d’individus!

De nombreuses expressions et néologismes ont vu le jour, décrivant alors cette surabondance de l’information en ligne.

  • «Infobésité» : contraction d’information et d’obésité
  • «Digital tsunami» (BADILLO & BOURGEOIS, 2015)
  • «Désordre informationnel» (WARDLE & DERAKHSHAN, 2017)

Finalement, elles signifient toutes la même chose: une avalanche d’informations.

La presse s’effondre dangereusement: Quels enjeux ?

Comme nous l’avons vu dans notre premier article, les piliers de la presse traditionnelle s’écroulent. Les réseaux sociaux numériques, tels que Facebook, occupent donc le terrain de l’information et s’apparentent à des acteurs indétrônables, dans la logique de «the winner takes all». Puissants et impitoyable, ils s’imposent dans le paysage médiatique de notre siècle.

D’un point de vue économique, la course au trafic et la monétisation des données amènent une défaillance de marché pour produire de l’information de qualité.

En conséquence, la crise de confiance dans les médias traditionnels grandit, car ceux-ci n’inspirent plus confiance aux lecteurs, qui perdent petit à petit goût à l’actualité…

On aperçoit également se dessiner un risque pour la démocratie. Une des solutions serait alors d’éduquer les nouvelles générations à ce paradigme digital et leur apprendre comment échanger et interagir dans l’espace public qu’est aujourd’hui Internet.

Pourquoi les Fake News sont si visibles et relayées sur Internet ?

Les fake news sont véhiculées par un mécanisme très particulier. Les réseaux sociaux, leur domaine de prédilection, contribuent fortement à leur diffusion planétaire. En effet, elles sont partagées et retweetées sur Twitter en majorité par des bots, des robots informatiques algorithmiquement construits. S’ajoute à cela la viralité de l’information: diffusion très rapide et souvent imprévisible d’un contenu. L’immédiateté du simple clic peut rapidement propulser une information à la tête de l’agenda médiatique.

Enfin, on note que les internautes 2.0 sont friands d’informations fraîches et privilégient les scoops à sensations, parfois aux dépens de leur fiabilité.

Les réseaux sociaux, par leur fonctionnement intrinsèque, sont donc les principaux acteurs du phénomène de fakes news. Soucieux de remédier à leur image et de participer à la lutte contre ces informations fallacieuses, Facebook et Twitter mettent en place une politique de signalement des contenus «partiellement faux».

Récemment, la célèbre plateforme de microblogging dénonce une vidéo, dont l’émetteur n’est autre que Donald Trump! Info ou Intox… à vous de juger!

Pour aller plus loin!

Émission Géopolitis, RTS Info – 18/01/2019

Charlotte Goffin

Vous souhaitez appliquer cette théorie à un cas d’actualité ? Allez lire «Coronavirus, l’épidémie 2.0: conseils et outils pour déceler les fake news »

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Références :

  • Salerno, S. (2019). Séance 5 : Démocratie. Sociologie des médias, Université de Genève.
  • Badillo, P-Y. (2020). Module 4 : Transformation Digitale & Googlization des médias. Innovation, Médias et Société Numérique, Université de Genève.
  • Vanbremeersch, N. (2018). De quoi les fake news sont-elles le nom ?. Le Débat (n°200),15 – 22.
  • Daignes, G. (2019). Pour en finir avec les fake news. Le Débat (n° 204), 110 – 116.
  • Wardle, C. & Derakhshan, H. (2017). Information Disorder : Toward an interdisciplinary framework for research and policy making. Council of Europe Report (27).