Articles marqués avec ‘communication digitale’

Emmanuel Macron sur YouTube : communication de crise ou stratégie politique ?

Written by Olivia H.. Posted in Emmanuel Macron sur YouTube : communication de crise ou stratégie politique ?, Projets 2021

En 2021, Emmanuel Macron introduit une nouvelle stratégie de communication de crise liée au COVID-19. Pour sensibiliser les français-es aux gestes barrières, il défie deux youtubeurs. Une année avant les élections, cette communication soulève des questionnements quant aux stratégies de La République En Marche.

Source : YouTube

La stratégie française pour lutter contre le coronavirus

Virus apparu en Chine à la fin de l’année 2019, le Covid a engendré une pandémie mondiale. En France, les premiers cas officiellement déclarés sont recensés en janvier 2020. Le gouvernement du pays débute alors sa lutte contre le coronavirus. Le quotidien de la population française se voit profondément chamboulé.

Emmanuel Macron intervient publiquement à plusieurs reprises. Il fait appel à la solidarité des français-es. Conscient de la portée des médias sociaux, il sollicite régulièrement les influenceur-euse-s dans le but d’atteindre les jeunes.

Communication de crise…

Le président fait une proposition à Mcfly et Carlito, deux youtubeurs français. Il leur demande de créer un contenu qui rappelle les gestes barrières. En échange, il propose de participer au fameux concours d’anecdote des deux collègues. Ceci à condition que la vidéo atteigne 10M de vues.

Internet est un outil stratégique en temps de crise. Il permet d’informer le public à un coût très bas. Macron peut alors s’adresser facilement aux jeunes, qui sont les plus actif-ve-s sur la toile. Diffuser une information concernant les gestes barrières est primordial pour lutter contre la pandémie. Sur les réseaux sociaux, ce sont plus les influenceur-euse-s que les médias qui influencent les individus. Confier cette tâche à Mcfly et Carlito est malin. L’information est transmise directement par ces gatekeepers 2.0.

… Ou stratégie politique ?

Derrière la démarche du président, se cache un enjeu politique. Il gagne en sympathie et en visibilité. Un an avant les élections ! C’est une stratégie de communication politique bien pensée. Elle permet au mouvement La République En Marche de gagner des électeur-rice-s. La communication de crise sur les réseaux sociaux d’Emmanuel Macron s’est ainsi transformée en stratégie de communication politique du mouvement La République En Marche. Cela va-t-il fonctionner ? Nous l’apprendrons très prochainement.

 

Article rédigé par Malou C. et Olivia H.

« Le User Generated Content », Trendyword ou potentiel levier de succès pour les stratégies SEO ?

Written by Laura Puglisi. Posted in L'innovation ou la destruction créatrice des médias, Medi@studies, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Genève, le 13 Mai 2020

Durant le semestre de Printemps 2020, l’Université de Genève à travers Medialab propose ce cours aux étudiants et experts en communication. Le troisième volet de ce MOOC, L’innovation ou la destruction créatrice et les médias est consacré à la notion de « User Generated Content ». Cette leçon se propose de démystifier ce concept afin de le rendre accessible à tous. L’objectif est d’en avoir les connaissances fondamentales en évoquant son contexte d’émergence, sa pratique et son impact dans une stratégie de communication efficiente.

 

Une genèse impulsée par les usagers ?          

L’audience, composée d’internautes, est passé du stade passif à celui d’actif (Jenkins, 2006). Avec cette convergence, une participation active sur la création et la diffusion de contenus pousse l’usager au-devant de la scène. C’est là que le User Generated Content prend tout son sens en faisant participer l’usager/consommateur. Historiquement, les années 2000, avec l’avènement du web, marquent le début de ce nouveau paradigme. Dans le jargon communicationnel, ce concept « favorise l’intelligence collective par le biais des échanges entre utilisateurs et donne ainsi naissance à de nouveaux phénomènes, tel que le crowdsourcing » (Badillo, 2013). Il va s’en dire que ces contributions permettent de connaître et comprendre les consommateurs, leurs réactions, ce à quoi ils sont sensibles et leurs attentes. L’analyse de ces données grâce à des algorithmes peut s’avérer cruciale quand la marque réfléchit à de nouveaux produits ou services, ou comment renforcer ou infléchir sa stratégie.

L’engagement des cibles marquée par l’usage des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux permettent l’émergence d’une stratégie marketing conversationnelle, où l’échange avec les utilisateurs est valorisé. En ce sens, comment peut-on définir cette notion ? elle désigne « un groupe d’applications basées sur Internet qui s’appuient sur les fondements idéologiques et technologiques du Web 2.0 et qui permettent la création et l’échange de contenu généré par l’utilisateur » (Kaplan et Haenlein, 2010). A partir de là, l’UGC devient une aubaine pour les entreprises grâce à ce contenu généré par la contribution des internautes. L’avantage de cette technologie sociale résulte en la facilité d’utilisation et de partage des photos/vidéos sur ces réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, etc. Quand la marque est mise en valeur par son public, l’impact est conséquent avec un taux d’engagement efficient.

LEGO ou la nouvelle voie de conception des jeux !

Sur internet, les contenus se retrouvent sous différentes formes : les tweets et post, le partage de vidéos/ photos. Ceux-là sont ensuite massivement utilisés car constituant une mine d’or pour les entreprises et grandes marques. C’est le cas de Lego. Lego est une marque danoise qui fabrique des jeux basés sur des briques élémentaires à assembler. Afin de maintenir son statut de leader, la marque profite de la sortie du film LEGO Movie 2 (2018) pour lancer le Projet Kronkiwongi. La marque, à travers ce dit projet veut rappeler aux parents que ce jeu LEGO est une question de créativité et de sensibilisation, tout en capturant les apprentissages pour stimuler l’innovation marketing. Le concept du projet est aisé ! Les enfants doivent construire un « Kronkiwongi », puis présenter leur création sur les réseaux sociaux. Aussi simplet soit-il, il en découle des résultats mondiaux impressionnants. Le taux d’engagement sur leurs réseaux sociaux augmente affectant positivement leur chiffre d’affaires.

Mariama Faye MANE

Concepts clés : User Generated Content, Usager, Réseaux sociaux, Marque

Références

  • BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. « La ré-innovation numérique et les nouveaux usages ». In : Le futur est-il e-media ? Paris : Economica, 2014. p. 146-157.
  • BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. « Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante ». In : Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ? Paris : Economica, 2014. p. 20-34.
  • Kaplan, A. M., Haenlein, M., « Users of the world, unite! The challenges and opportunities of Social Media », Business Horizons, n° 53, 2010, p. 61

Du Web 1.0 au Web 4.0 : une évolution fulgurante

Written by Laura Puglisi. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Du monde scientifique à la vie quotidienne, le Web se développe à une vitesse impressionnante. En voulant nous simplifier la vie, il se pourrait bien qu’il en fasse trop. L’évolution du web : montée au paradis ou descente aux enfers ?

Source: cours Innovation, médias et transformation digitale (Badillo, UNIGE, 2019)

De l’invention à l’innovation

Badillo (2019) explique qu’Internet atteint 50% des ménages en moins de 5 ans (Cours Innovation, médias et transformation digitale, UNIGE, 2019). A titre comparatif, il aura fallu environ 70 ans au téléphone, 50 ans à la radio et 15 ans à la télévision pour s’imposer. Pour les réseaux sociaux qui s’ensuivent, c’est moins de 2 ans avant d’atteindre la moitié des ménages. Ces chiffres soulignent la rapidité avec laquelle cette invention « Web » pénètre la société, la changeant à jamais. En se propageant, l’invention se transforme en innovation.

Evolution du Web 

Alors que le web 1.0 se développe dans le monde scientifique du CERN, il prend quelques années seulement à atteindre le commun des mortels. Il commence par changer les mondes économiques et commerciaux. Avec les réseaux sociaux, le web 2.0 transforme le monde social : correspondre avec des individus à l’autre bout du monde n’a jamais été si simple et rapide. Les relations amicales, amoureuses et même sexuelles prennent un nouveau tournant. Le web 3.0 se met à détecter « nos » goûts : ses algorithmes orientent nos recherches et formatent nos sources d’intérêts. Émerge alors le web 4.0 qui va jusqu’à modifier la structure même des foyers : les objets connectés sont intelligents et ils vivent à nos côtés. Les robots nous accompagnent, chaque jour, sous toutes les formes.

Rien ne s’est passé comme prévu ?

Même si tout n’était pas prévu, Berners-Lee – l’inventeur du World Wide Web – a toujours rêvé d’un grand avenir pour son invention. Mais que nous réserve la suite ? Car s’il permet un accès illimité à de grandes quantités d’informations, le Web met de plus en plus en péril des valeurs fondamentales, comme le droit à la vie privée. Traquées au quotidien, dans toutes les activités, nos données personnelles sont stockées par les géants du Web qui possèdent un pouvoir gigantesque. Quelle sera la suite ? Un renforcement de ce système inégal entre traqueurs et traqués ? Ou un changement de voie pour garder le meilleur du Web… en supprimant ses mauvais côtés ?

Un avenir prometteur

Dans une interview accordée à Bosch, Berners-Lee souligne ce grand problème du Web : « Les gens se rendent compte que leurs données personnelles sont utilisées dans un système et que ce système est utilisé pour manipuler les gens. » [traduction personnelle] Pour résoudre ce problème, il travaille sur une plateforme nommée Solid. L’objectif ? « Que les données ne soient plus stockées par des entreprises individuelles telles que Google, Amazon ou les fournisseurs de médias sociaux, même si leurs logiciels sont utilisés. Elles devraient plutôt être stockées là où l’utilisateur le souhaite. De cette façon, chacun pourrait mieux contrôler ses propres données, qui seraient stockées dans des pods. Les paramètres de chaque pod permettraient aux utilisateurs de décider eux-mêmes quels fournisseurs, tels que les applications de santé, sont autorisés à accéder aux données qu’il contient. » [traduction personnelle]

Cette nouvelle invention permettra certainement au Web de continuer son chemin impressionnant, au-delà des nuages qui se dressent sur sa route.

 

Vous souhaitez approfondir vos connaissances sur les différents « Web » ? Retrouvez nos articles sur les Web 1.0, 2.0, 3.0 et 4.0. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

© Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Berners-Lee, T. (2019). The future of the Internet. Bosch. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://www.bosch.com/stories/future-of-the-internet/

Bosch Global (2019). Experts@IoT: Tim Berners-Lee, Inventor of the World Wide Web. Youtube. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://www.youtube.com/watch?v=aEL_iVLBjrY&feature=emb_logo

Solid. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://solid.mit.edu/

Zapater, J. J. S. (2014, April). From web 1.0 to web 4.0: The evolution of the web. In Proceedings of the 7th Euro American Conference on Telematics and Information Systems (pp. 1-1).

 

Article rédigé par Sophie Duperrex

Le crowdsourcing: un travail d’équipe

Written by Laura Puglisi. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

Genève, 25 avril 2020.  Pour la prochaine rentrée, l’Université de Genève propose un MOOC sur le thème de l’innovation qui s’intitule “La première ère de la transformation digitale : technologie de l’information, e- commerce, longue traîne”. Cette leçon apporte  notamment une réflexion sur le crowdsourcing présent et utilisé dans plusieurs secteurs. Qu’en est-il réellement ?

Le crowdsourcing, quésaco ?

Avant tout : le crowdsourcing, c’est quoi ? Cette notion  est présente dans plusieurs références, Badillo et al. ont en notamment parlé différents articles. Ce concept permet simplement de redéfinir la place du consommateur. En effet, le consommateur devient utile et entre dans l’élaboration et l’élaboration d’un produit ou d’un service qu’il utilisera. Il se transforme en consom’acteur. Pour une entreprise ou une organisation, l’idée du crowdsourcing est d’externaliser un problème en passant un appel ouvert à la grande fourmilière qu’est Internet.  En Suisse, la chaîne de distribution Migros  en a déjà bénéficié: Nouvo de la RTS en a d’ailleurs fait un intéressant reportage. De nouveaux produits sont sur les étagères des magasins grâce aux idées de la foule. En soit, cette initiative fait écho à l’expression : par nous et pour nous.

 

Femme scannant des articles avec son smartphone pour en connaître le contenu

© Pixabay

Le crowdsourcing présent dans nos assiettes

 

Collaborer pour trouver une solution ou produire un savoir, ensemble,  c’est ça le crowdsourcing. C’est dans cette optique que florissent des applications en tout genre comme Yuka, une plateforme mobile qui permet de scanner le code-barres de produits afin d’en connaître les valeurs et qualités nutritionnels et les classe de mauvais à excellent. Cette application est basée sur une plateforme riche en données: Open Food Facts.  Avec aujourd’hui près de 700’000 produits dans sa base de données française (contre 50’000 sur la version Suisse), le site collaboratif Open Food Facts est en quelque sorte le Wikipédia de l’alimentaire. Le projet vit grâce aux données que les utilisateurs recensent et chaque contribution est importante. Un consommateur peut se rendre dans un magasin ou faire le tri dans son armoire et scanner un produit pour s’assurer qu’il ne contienne pas un ingrédient en particulier. Cependant, si le produit n’est pas présent dans leur catalogue, il est possible de le scanner afin de l’envoyer à la plateforme afin qu’il soit analysé et que la base de données soit enrichie.

Le MOOC offert par l’UNIGE permet donc de s’intéresser plus profondément à cette thématique du crowdsourcing tout en intégrant plusieurs autres éléments de la transformation digitale. 

JNA

 

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Sources : 

BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. La ré-innovation numérique et les nouveaux usages. In: Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 146-157.

 

BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante. In: Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 20-34.

Youtube : Le crowdsourcing: les bonnes idées sont dans la foule

 

Déontologie dans la communication : entre loyauté et transparence

Written by Laura Puglisi. Posted in Journalisme et communication

Dans le cadre du projet Mooc « Innovation, médias et transformations digitales » les étudiants du master de Journalisme et communication de Genève vous invite à une réflexion sur les médias à l’ère du numérique. Les articles qui suivent passeront en revue les codes éthiques et déontologiques de deux professions liées dans la rivalité : journaliste et communicant.

Depuis l’essor du capitalisme, le métier de communicant a pris de l’importance, tout comme les mouvements sociaux qui font évoluer les moeurs. Ainsi, Nos sociétés voient naître des codes de déontologie dans toutes les professions, y compris celles relatives aux médias : la déontologie journalistique est souvent mise en lumière, mais que dire de celle des communicants ?

Dans Morale, éthique et déontologie dans la communication (1996), Pierre Bonfils explique que : « Dans le domaine de la communication (…), nous avons assisté au cours des dernières années à l’émergence, (…) d’un très fort courant moral, éthique et déontologique ». Si ces propos datent de 1996, le respect des valeurs professionnelles est de nos jours une nécessité absolue. Si certains métiers profitent d’une “ligne de conduite“ claire, il semble, selon l’auteur, que ce n’a pas toujours été le cas pour la profession de communicant. Cependant, après une prise en main fastidieuse de la part de l’association des directeurs de la communication (Entreprises & Médias) en 1992, un fil rouge se dessine. Ainsi, quatre principes éthiques font surface :

Un code de conduite des années 90 à l’ère numérique : une contradiction ?  

À l’ère numérique, les communicants font, plus que jamais, face à une forme de contrôle social. Sur les réseaux sociaux, chacun peut interférer très rapidement avec les informations sortantes. Ainsi, les communicants doivent toujours être honnêtes, et donc appliquer en permanence la transparence. Cependant, lorsque l’on observe les principes cités par Bonfils, il est possible de se demander si solidarité et transparence font toujours bon ménage.

Cette question reste ouverte, mais une réponse peut se trouver dans un autre principe : la responsabilité. Pour que transparence et loyauté fonctionnent, il suffirait, pour les communicants (comme pour toutes les professions), de prendre la responsabilité personnelle de choisir de travailler pour une entreprise éthique. Ce principe se retrouve également dans la déontologie journalistique, aujourd’hui mise à mal. L’article qui suit vous propose une réflexion sur un dilemme moral bouillant qui lie plus que jamais les journalistes à leurs opposés : les communicants http://medialab-geneve.ch/garder-ses-princ…e-du-journalisme/

Cet article a été rédigé grâce aux références suivantes:
-Yves Agnès, Manuel de journalisme, l’écrit et le numérique, La Découverte, Paris, 2002.
-Pierre Bonfils, Morale, éthique et déontologie dans la communication, Victoires éditions « Legicom », 1996.

Kelly Chapman

Web 3.0: un web intelligent

Written by Laura Puglisi. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Dans les années 2010, le web interactif va encore plus loin: on parle de web sémantique. En plus de connecter les gens, il connecte désormais les savoirs. Le metaweb fait son apparition, pour le meilleur et pour le pire. Et il n’est pas près de s’arrêter.

Web sémantique

La multiplicité des supports et des applications augmente encore davantage la quantité de données. Image: © geralt / Pixabay

Le web 3.0 est un web « smart ».  Son but est simple. La quantité de données stockées sur internet est énorme: il faut les exploiter! Les ordinateurs doivent pouvoir comprendre ces données afin d’apporter à l’utilisateur ce qu’il cherche réellement. Le tagging – hashtags et étiquettes – permet notamment au web de se structurer et de faciliter la connexion des savoirs des individus.

Le but final de ce web intelligent? «Transformer la masse ingérable des pages Web en un gigantesque index hiérarchisé.» (futura-sciences)

Ce web sémantique se développe dans une société marquée par le metadata: des données accessibles partout, en tout temps… et sur tout support. Avec la multiplication de smartphones, tablettes et ordinateurs en tout genre, l’individu est toujours connecté. Il génère alors continuellement des données sur ces différents supports, dans différents contextes. Le big data commence à poindre à l’horizon.

Entre algorithmes et recommandations

Le web 3.0 utilise ces données pour les intégrer et les réutiliser à travers diverses applications. C’est le début de l’automatisation des requêtes des individus. Qui n’a jamais entendu parler des algorithmes, même si leur fonctionnement exact peut parfois nous paraître flou? Qui n’a jamais reçu de recommandations, de Netflix, Spotify, Youtube et tant d’autres? Avec le web 3.0, les algorithmes se font de plus en plus puissants et les recommandations de plus en plus précises.

Ce web semble pertinent et presque louable: les intérêts et les goûts de chacun sont au centre de ses priorités. Mais ne marquerait-il pas le début d’un web trop présent?

 

Vous souhaitez en savoir plus? Lisez notre article sur le passage au web 4.0. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

© Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Getting, B. (2007). Basic Definitions: Web 1.0, Web. 2.0, Web 3.0, sur le site PracticalEcommerce. Consulté le 22 avril 2020 à l’adresse: http:// www.practicalecommerce.com/articles/464/Basic-Definitions-Web-10-Web-20-Web-30/

La rédaction JDN (2019). Qu’est-ce que le Web 3.0 ?, sur le site Journal du net. Consulté le 23 avril 2020 à l’adresse: https://www.journaldunet.fr/web-tech/dictionnaire-du-webmastering/1203249-web-3-0-definition/

L’Évolution d’Internet – Le Web 3.0 Expliqué, sur le site Binance Academy. Consulté le 24 avril 2020 à l’adresse: https://www.binance.vision/fr/blockchain/the-evolution-of-the-internet-web-3-0-explained

Web sémantique, sur le site futura-sciences, section tech. Consulté le 24 avril 2020 à l’adresse: https://www.futura-sciences.com/tech/definitions/internet-web-semantique-3993/

Web sémantique, sur le site Wikipédia L’encyclopédie libre. Consulté le 22 avril 2020 à l’adresse: https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_s%C3%A9mantique

 

Article rédigé par Sophie Duperrex

Fausses promesses du web

Written by Laura Puglisi. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Les promesses initiales du web se sont profondément transformées au fil de son évolution. Du partage à la marchandisation de la connaissance, quels sont les ressorts de cette métamorphose? 

Entre innovation et développement technologique, la société de l’information n’a cessé de progresser. Les réseaux de connaissances se sont étendus et interreliés jusqu’à former une toile. On la nomme le web.

Société de l’information et de la connaissance

Économie du partage (web 1.0)  ©Gerd Altmann / Pixabay

Le point d’ancrage de cette société de l’information est la connaissance. Une connaissance accessible à tous et co-construite par les utilisateurs du web.

Concept clé de cet Internet: l’économie du partage! L’interconnexion entre les cerveaux des individus assure la production d’une connaissance de qualité.

Information, diffusion et collaboration font régner une certaine euphorie autour de la digitalisation de la société. La démultiplication des possibilités offertes par ces technologies semble irréelle. C’est un vent nouveau et libertaire qui souffle sur cette société de la fin du 20ème siècle.

La promesse du web: «L’égalité totale associée à la liberté absolue pour atteindre la sagesse universelle.» (Bruno Patino, La civilisation du poisson rouge) Un beau projet!

Désillusion

Course aux likes sur Facebook ©GraphicsSC / Pixabay

L’utopie est souvent bien différente de la réalité… Dans ce nouveau modèle économique, information et connaissance deviennent marchandise. La promesse d’une intelligence collective basée sur la collaboration et l’interactivité est supplantée par une course aux likes, aux shares et aux views. La compétition a détrôné la collaboration.

Les fake news s’immiscent pour contrebalancer l’euphorie initiale. Les algorithmes comptabilisent pour restreindre la liberté individuelle. Les réseaux sociaux rassemblent pour mieux isoler. Sans parler de l’intelligence artificielle… D’un web 1.0 vers un web 4.0 en seulement quelques années, c’est une profonde transformation digitale qui s’opère.

L’évolution du web en un mot: métamorphose économique.

 

Vous souhaitez en savoir plus? Dans nos prochains articles, vous retrouverez un panorama des différents stades du web (1.0, 2.0, 3.0 et 4.0). Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

©Gerd Altmann / Pixabay

 

Références:

Badillo P.-Y., Bourgeois D. (2014) « Information and knowledge society and network economy: from euphoria to reality », communication pour “Economics for the future”, major international conference organised by the Cambridge Journal of Economics in Celebration of the Centenary of Cambridge Economics, Cambridge UK, 17-19 Septembre 2003. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77630

Article rédigé par Camille Dupertuis

Une nouvelle ère des réseaux: les lois de Moore et Metcalfe

Written by Laura Puglisi. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

Evolution de la loi de Moore

 

Source: wikipedia.org

 

En 1965, Gordon Moore annonce qu’à coût constant le nombre de transistors présents dans les ordinateurs doublerait tous les deux ans. Provoquant ainsi une augmentation constante de la puissance des ordinateurs à des prix toujours décroissants.

Lorsqu’on évoque la transformation digitale, l’une des premières choses qui nous vient à l’esprit est probablement l’ordinateur. Bien que cet objet fasse désormais partie de notre quotidien et semble être un élément indispensable au fonctionnement de notre société moderne, il n’a pas toujours été si performant et facile à transporter. La loi de Moore explique en partie le progrès fulgurant de cette technologie. Pour mieux comprendre les enjeux de cette fameuse loi, un brin de contexte s’impose.

Histoire

En 1965, le premier mini-ordinateur apparaît. Un progrès majeur compte tenu de la taille des ordinateurs jusque-là. C’est l’association de deux technologies, les transistors et les circuits intégrés, qui a permis une telle innovation. Inventé en 1947, le transistor est, pour résumer, un composant d’un système électronique permettant de contrôler un courant. Plus tard, en 1958, arrive le circuit intégré, plus communément appelé puce électronique. Ces puces regroupent sur une petite surface, les composants électroniques nécessaires au bon fonctionnement des ordinateurs, dont les transistors. C’est l’alliance de ces deux technologies qui a permis d’abandonner les circuits externes utilisés jusqu’alors, réduisant ainsi l’espace nécessaire au développement des ordinateurs et ouvrant de nouvelles perspectives d’amélioration.

 

Source: thedayintech.wordpress.com & pixabay

Loi de Moore

C’est en observant les avancées réalisées à cette époque que Gordon Earle Moore – un des trois fondateurs de l’entreprise Intel – propose, en 1965, la théorie suivante : à coût égal, la complexité des circuits intégrés double tous les deux ans. Dix ans plus tard, il reformule sa proposition en précisant que ce ne sont pas les circuits qui deviennent plus complexes mais que c’est le nombre de transistors présents dans ceux-ci qui double tous les deux ans.

Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ? Simplement que les transistors présents dans les circuits intégrés vont diminuer en taille tout en augmentant en nombre, et ce, de manière exponentielle. Ceci entraîne, chaque 24 mois, une réduction de la taille et des coûts des ordinateurs tout en augmentant leur puissance. 

Mort de la loi de Moore ?

Même si les dernières décennies ont donné raison à Gordon Moore, cette loi se trouve à la fois au cœur de la transformation digitale mais aussi aux limites de celle-ci. Avec un nombre de transistors doublant tous les deux ans, un ordinateur devient obsolète au moment de sa première utilisation. Cependant, on assiste actuellement à un ralentissement de croissance des puces électroniques qui ne se fait plus chaque deux ans. La loi de Moore serait-elle morte ? Pas vraiment. Moore lui-même avait prédit qu’à partir de 2017 cette croissance se heurterait à une limite physique : la taille des atomes. Arrivera donc un moment où il ne sera plus possible de réduire la taille des circuits. D’ici là, un autre dispositif permettra peut-être aux ordinateurs d’augmenter leur performance.

Pour en savoir plus

LFR/JNA