Articles marqués avec ‘Transformation digitale’

L’ère du Big Data : Le monde à la merci des données

Written by Jennifer N.. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

Le Big Data est apparu dans les années 90 grâce aux améliorations des systèmes de stockage de l’information. Il a pris une ampleur telle que selon de nombreux économistes le Big Data représente l’or noir du 21ème siècle. Pour mieux comprendre ce que cela signifie, nous allons détailler les enjeux de ce phénomène.

Le Big Data signifie en français « données massives » ou encore « mégadonnées ». Il est question ici de toutes les informations que l’on peut récolter grâce à des appareils électroniques connectés. Lorsque l’on fait une recherche sur Google ou que l’on « like » une photo sur Facebook, ceci génère une information qui est ensuite stockée sous forme de données. Cependant, telles quelles, les données ne peuvent pas réellement être utilisées. Il a donc fallu créer des algorithmes assez puissants pour traiter, organiser et exploiter ces données.

Comprendre le Big Data en 5 points 

Pour mieux concevoir ce qu’est le Big Data, il est possible de le définir et de le décortiquer selon 5 paramètres clés, les 5V :

Une innovation à double tranchant 

Vous l’aurez compris, ces données représentent une mine d’or pour toute personne ou groupe sachant les maîtriser. Mises bout à bout, elles peuvent déterminer les habitudes de consommation d’une personne ou d’une population entière ou encore prédire des événements divers tels que la météo, le taux de remplissage d’un hôtel ou l’apparition de maladies. Cependant, comme dans toute technologie, des avantages et des inconvénients existent.

Les avantages :

  • Optimiser les ventes : que ce soit pour les entreprises privées ou publiques, les données sont primordiales. Elles permettent d’optimiser l’offre en fonction des clients ou utilisateurs. Ainsi les CFF sont capables de prévoir le taux de remplissage de leurs trains pour offrir à l’usager la possibilité de choisir la course qui lui conviendra le mieux. Dans un autre domaine, Apple par exemple utilise les données pour améliorer ses produits et augmenter ses ventes.
  • Aider les patients : dans le secteur médical, les données sont d’une aide précieuse lorsqu’il s’agit de mettre en place ou d’ajuster le traitement d’un patient.

Les inconvénients :

  • La protection des données : c’est l’inconvénient majeur car il est difficile de garantir une protection complète de la vie privée sur internet. En effet, on se souvient tous des scandales liés à des vols de données ces dernières années.
  • Garantir la démocratie : comment garantir une démocratie totale lorsque des informations sur le comportement de vote et sur les intérêts d’un peuple sont utilisées pour promouvoir un camp plutôt qu’un autre ? Cette problématique est parfaitement illustrée par l’affaire Cambridge Analytica.

Cette technologie étant relativement jeune, tout l’enjeu sera de trouver un équilibre pour que ces données profitent au plus grand nombre, et ce, avec le minimum d’effets négatifs.

Le développement du Big Data a été possible, grâce aux avancées technologiques de ces dernières années que nous vous avons détaillées dans nos précédents articles. Pour en savoir plus, découvrez le MOOC « Innovation, médias et transformation digitale » de l’Université de Genève. Il vous permettra de suivre des cours en ligne pour approfondir, entre autres, vos connaissances sur les fondements technologiques et économiques de la transformation digitale.

60 secondes pour mieux comprendre le Big data:

JN/LF

Suivez Medi@lab-Genève sur les réseaux sociaux :

   

Références:

Les algorithmes : amis ou ennemis de notre société ?

Written by Lisa F.. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

MOOC en innovation, médias et transformation digitale – La semaine passée, nous vous présentions la numérisation et la convergence. De ces innovations se sont développées l’intelligence artificielle et le machine learning, des procédés qui permettent notamment l’usage d’algorithmes sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, nous vous présentons les divers domaines d’application de ces calculs et faisons le point sur leur portée et leurs effets pour notre société.

Avec l’arrivée de la numérisation, l’intelligence artificielle et le machine learning se sont aussi développés. Les réseaux sociaux en particulier, sont au cœur de cette évolution via l’usage des algorithmes : ceux-ci permettent de sélectionner des types de publications bien spécifiques à mettre en avant, grâce aux instructions contenues dans l’algorithme. Leur fonctionnement n’étant pas toujours rendu public par les sociétés qui les utilisent, comme Facebook ou Google, ils suscitent nombre d’interrogations chez les internautes et dans la société en général. Notamment car leurs effets concrets sur notre population sont encore flous.

Leur portée n’étant pas limitée aux influenceurs qui opèrent sur les réseaux sociaux, nous avons recensé leurs domaines d’activité en fonction de leur rôle dans la société (cliquez sur les images pour les agrandir!) :

Peut-on échapper aux algorithmes ?

L’utilisation d’algorithmes est donc en pleine croissance et s’étend au-delà des réseaux sociaux. Leurs effets négatifs ont notamment des impacts sur les médias qui dépendent de ces plateformes : ils doivent redéfinir leur stratégie de contenu afin de bénéficier des retombées publicitaires liées à leur usage. Et ce, parfois au détriment de leurs employés, comme VoxMedia qui a dû licencier une cinquantaine d’employés actifs dans le secteur vidéo. Alors s’il n’est pas possible d’échapper à cette innovation, ni d’en freiner son déploiement, il est en revanche envisageable d’apprendre à vivre avec les algorithmes. Selon un rapport du CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) publié en 2017, il faut former les citoyens et les utilisateurs d’algorithmes afin de rendre ces derniers plus compréhensibles et ainsi favoriser leur transparence. Ils doivent aussi être testés et contrôlés fréquemment afin d’éviter les dérives éthiques.

Nous vivons dans une ère qui ne cesse d’innover, souvent pour nous faciliter la vie et parfois au détriment de notre libre-arbitre. La solution pour en tirer tous les avantages, sans y laisser sa capacité de décision, réside dans la formation et l’apprivoisement de ces outils technologiques. Le MOOC en innovation, médias et transformation digitale de l’Université de Genève prodigue des enseignements-clés pour comprendre les transformations de notre société.

LF/JN

Suivez Medi@lab-Genève sur les réseaux sociaux :

   

Références:

  • Badillo, P.-Y. (8 mars 2019). Médias: le piège « algorithmique ». Consulté à partir de https://www.tdg.ch/reflexions/medias-piege-algorithmique/story/10332801
  • Delmi, D. (12 septembre 2019). Comment les réseaux sociaux nous enferment dans des bulles de filtres ! Consulté à partir de https://www.bilan.ch/opinions/david-delmi/comment-les-reseaux-sociaux-nous-enferment-dans-des-bulles-de-filtres
  • Gola, R. (20 février 2020). Publicité numérique et encadrement des algorithmes. Consulté à partir de https://theconversation.com/publicite-numerique-et-encadrement-des-algorithmes-89389
  • Höinghaus, C. (7 juillet 2016). Des algorithmes pour l’économie? Consulté à partir de https://www.ictjournal.ch/news/2016-07-08/des-algorithmes-pour-leconomiewww.ictjournal.ch
  • Khal, P. (10 octobre 2019). Les algorithmes des médias sociaux: des amis qui vous veulent du bien (ou pas?) Consulté à partir de https://swello.com/fr/blog/algorithmes-medias-sociaux/
  • Neuer, L. (30 janvier 2018). Algorithmes :  » Ce sont les individus qu’il faut responsabiliser « . Consulté à partir de https://www.lepoint.fr/editos-du-point/laurence-neuer/algorithmes-ce-sont-les-individus-qu-il-faut-responsabiliser-29-01-2018-2190382_56.php
  • Van Cutsem, N. (23 février 2020). Ils traquent le coronavirus sur les réseaux sociaux. (2020, February 23). Consulté à partir de https://www.rts.ch/info/monde/11102769-ils-traquent-le-coronavirus-sur-les-reseaux-sociaux.html

Ubérisation au centre de la disruption digitale

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”|Les théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation vous intéresse et vous souhaitez en savoir davantage ? Découvrez le cours proposé par l’Institut Medi@Lab qui s’intéresse aux innovations disruptives ainsi qu’au concept d’ubérisation.

 

Les mutations digitales

De par la révolution digitale, le champ des possibles s’est élargi en créant une place aux nouvelles formes de consommation, de pratiques et d’usages. Les modes de vie actuels, où chacun peut se connecter sur différents supports technologiques, ont amené certaines entreprises à orienter leurs activités en fonction de ces mutations digitales. De cette manière, elles se sont positionnées au-devant de la scène en répondant aux besoins des consommateurs avec des offres innovantes.

 

 

La disruption digitale avec Uber

Uber, soit l’entreprise qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport, a bousculé le marché du transport privé.

« C’est un tournant pour le marché économique marqué par Uber. » Maurice Levy 

En élaborant un service permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact directement, Uber a en quelque sorte, redéfinit les contours de cette industrie, grâce à ses prix compétitifs. Si le marché traditionnel des taxis doit faire face à ce nouveau concurrent, il en est de même pour d’autres domaines qui se sont vus également uberiser tels que celui l’hôtellerie, de la location de voiture ou encore du secteur bancaire.

 

La désintermédiation

Ce qui différencie ces nouvelles entreprises telles que Uber, c’est la relation directe entre le client et le prestataire. En supprimant les intermédiaires qui liaient le client et le prestataire, cela a transformé leurs rapports, permettant ainsi à ces derniers de se mettre en contact en quelques clics.

À cela s’est ajouté le système de notation où le chauffeur comme le client peut attribuer des points l’un à l’autre. Ainsi, cela a permis de noter les chauffeurs de par leur service et les clients de par leurs attitudes et comportements. En ce sens, ce système d’auto-contrôle s’est révélé être un bon moyen de suivi du bon déroulement des prestations ainsi que du personnel indépendant.

https://mbamci.com/uberisation-se-faire-uberiser

 

 

L’arrivée de Uber Eats 

Depuis peu, le leader des transports privés a étendu son offre en proposant le transport de marchandises alimentaires, Uber Eats. La création de ce dernier, arrivé sur le marché en 2016, a également fait concurrence aux livreurs déjà présents, tels que Smood et Just-Eat.

Cette nouvelle place dans le marché a permis à certains restaurateurs de proposer des plats livrables à domicile par l’intermédiaire de Uber Eats. Bien que cela facilite le quotidien des consommateurs à domicile, ce n’est pas le cas des serveurs qui se doivent de travailler dans les restaurants où une partie de la clientèle n’est que rarement présente et où les pourboires sont désormais octroyés aux livreurs.

 

Vers l’innovation sociale ?

En somme, les mutations digitales ont créé des opportunités pour certains mais ont également soulevé des craintes chez d’autres, notamment en matière de destruction de l’emploi. En effet, si la transformation digitale a modifié plusieurs secteurs d’activité, ne faudrait-il pas repenser à cadrer les modalités de la disruption digitale? Selon le Professeur Badillo, il n’est pas nécessaire de les cadrer mais plutôt de réfléchir à l’innovation sociale en définissant les conditions d’orientation des innovations vers les besoins sociétaux fondamentaux afin d’y répondre (Badillo, 2016). 

Actuellement, quelques entreprises se sont intéressées à développer des technologies adaptées aux besoins des personnes âgées. Si la transformation digitale qui s’opère dans ce cadre vous interpelle, n’hésitez pas à lire cet article. 

 

LFO / bma

Suivez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

 page2image2648533008 page2image2648533312 page2image2648533616 page2image2648533984

Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Réfléchir à l’innovation sociale. In: Carrefour Media : magazine de l’union suisse des attachés de presse , 2016, vol. 41, p. 24-25.

Delphine Cuny, « Tout le monde a peur de se faire Uberiser » : Maurice Lévy », La Tribune (en ligne),‎ 17 décembre 2014. consulté le 5 mai 2020.

 

GAFAM et NATU : la nouvelle économie digitale

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”| Vous voulez en savoir davantage sur les géants du web que l’on nomme communément les GAFAM et les NATU? Suivez sans plus attendre le cours dédié aux des théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation de l’Institut Medi@Lab.  

 

Les Géants du Web

Google, Apple, Facebook, Amazon représentent les pionniers dans le marché numérique. Ces Géants du Web que l’on surnomme les GAFA ou GAFAM si l’on inclut Microsoft, se sont imposés en redéfinissant les frontières de l’informatique grâce à leur capacité d’innovation. Cependant, depuis ces dernières années, leur position sur le marché tend à être concurrencée par les NATU; Netflix, Airbnb, Tesla, Uber. Dès lors, il s’agit de se demander si ces derniers sont de réels concurrents ou simplement des entités qui viennent compléter les lacunes numériques préexistantes.

 

 

Les GAFAM produisent un chiffre d’affaires équivalant à plus de 800 milliards de dollars et possèdent la plupart des agents économiques disponibles en ligne. Leurs principales caractéristiques sont leur envergure internationale en termes d’utilisateurs et de stockages de données.

À l’instar des Big Five, l’on retrouve les NATU, qui valent plus de 58 milliards de dollars. Ces nouveaux acteurs se sont créés un public, une audience et des consommateurs prêts à utiliser leur service et ce en peu de temps. Tout comme les GAFAM, ils ont su user de la transformation digitale pour développer une offre en corrélation avec les nouvelles pratiques émergentes de cette décennie. Bien que leur croissance soit exponentielle, les NATU n’ont pas encore le poids économique des GAFAM, à l’heure actuelle.

Retrouverez un graphique représentant les chiffres d’affaire des GAFAM et NATU.

Complémentarité et concurrence : le cas des plateformes de VoD? 

Amazon a lancé Amazon Prime Video, soit un service VoD, en 2007. À son tour, Netflix développe une plateforme similaire, la même année, soit un service de vidéos en streaming sur abonnement. La facilité d’accès aux contenus, ajoutée à la richesse de l’offre et aux forfaits attractifs ont permis à tous deux d’obtenir le succès désiré, amenant ainsi à une concurrence certaine. Netflix totalise 183 millions d’abonnés payants en mars 2020 contre 150 millions en janvier 2020 pour Amazon Prime Video. Bien que Netflix soit le n°1, il semblerait que le challenge soit de taille. Face à ce géant américain, les offres de plateformes VoD se sont multipliées. L’on retrouve parmi les plus connues :

  • Canal + Series
  • OCS Go
  • Apple TV
  • Disney Chanel

Chaque service offre des catalogues, des fonctionnalités et des prix différents, il conviendra de choisir celui qui vous convient le mieux en fonction des atouts et des inconvénients.

Et vous, est-ce que vous utilisez les plateformes VoD ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous communiquer vos préférences en laissant un commentaire ?

LFO / bma

Suivez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

 page2image2648533008 page2image2648533312 page2image2648533616 page2image2648533984

Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Réfléchir à l’innovation sociale. In: Carrefour Media : magazine de l’union suisse des attachés de presse , 2016, vol. 41, p. 24-25.

BUSINESS, BFM. « Airbnb: un chiffre d’affaires trimestriel record ». BFM BUSINESS. https://bfmbusiness.bfmtv.com/airbnb-un-chiffre-d-affaires-trimestriel-record-1568739.html (11 mai 2020).

« Infographie: L’ascension des GAFAM ». Statista Infographies. https://fr.statista.com/infographie/12778/evolution-du-chiffre-affaires-des-gafam/ (11 mai 2020).

« Résultats entreprise NETFLIX, chiffre d’affaires (CA) et bilan NETFLIX NFLX NASDAQ – Boursorama ». https://www.boursorama.com/cours/societe/chiffres-cles/NFLX/ (11 mai 2020).

« Résultats entreprise TESLA, chiffre d’affaires (CA) et bilan TESLA TSLA NASDAQ – Boursorama ». https://www.boursorama.com/cours/societe/chiffres-cles/TSLA/ (11 mai 2020).

« Uber a perdu 8,5 milliards de dollars en 2019 ». 2020. Siècle Digital. https://siecledigital.fr/2020/02/10/uber-a-perdu-85-milliards-de-dollars-en-2019/ (11 mai 2020).

 

« Le coronavirus illustre les limites du numérique »

Written by Timon S.. Posted in Les 3 horloges de la société numérique

¦MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale » ¦ Comment faire en sorte que l’humanité profite plus du progrès technologique ? Professeur Patrick-Yves-Badillo, Directeur du Medi@Lab Genève, nous explique tout dans cet interview. C’est notre dernier article sur les trois horloges de la société numérique.

Vos recherches le démontrent : Les horloges technologique, économique et sociale tournent à des rythmes désynchronisés. Est-ce qu’on a encore une chance de les harmoniser ?

Les trois horloges contribuent à comprendre la société numérique. Nous présentons ce concept en six articles. Le 1er article introduit d’ailleurs, le sujet !

Patrick-Yves Badillo : Nous sommes en direction de la dystopie car l’horloge technologique semble sans pilote. La pandémie du coronavirus illustre cette thématique : la solution a semblé hors de portée. Certes le numérique est utile, mais il ne constitue pas l’alpha et l’omega d’une société. Le virtuel a cédé la place au réel. En quelques clics vous avez de nouveaux amis sur Facebook, vous accédez à la twittosphère. Mais le monde réel, par exemple les masques, les médicaments de base, demande toute une logistique qui prend du temps. J’ajouterai aux trois horloges l’horloge du réel, l’horloge de la production. Pour cette horloge le temps est incompressible. Produire, organiser, transporter ne se fait pas à la vitesse de la lumière, comme à travers les réseaux en fibre optique. Il faut réfléchir à notre organisation et tenir compte de cette « incompressibilité » physique du réel. Une partie de notre modèle économique devra être étudiée à nouveau pour retrouver progressivement le chemin de l’harmonie. Cela va prendre beaucoup de temps pour effectuer une révolution copernicienne !

 

Nous sommes habitués d’accéder à nos désirs en quelques clics. Le coronavirus nous rappelle l’incompressibilité du monde réel. La production des masques par exemple prend un certain temps.

Prenons un exemple concret. Les médias traditionnels sont en difficulté. Qu’est-ce qui peut se faire pour qu’ils puissent assurer l’information de qualité dans le futur ?

Les médias sont effectivement dans une situation difficile, notamment la presse écrite. Elle perd les recettes de publicité au profit de Google et Facebook. Ce problème s’accentue encore avec la crise du coronavirus. Les recettes s’effondrent. La presse cherche en ce moment des manières de s’adapter. Par exemple, en rendant payant leur contenu en ligne avec des paywalls. Le journal en ligne suisse alémanique « Die Republik » a réussi à se financer grâce au crowdfunding. Il existe donc des exemples des médias qui profitent des possibilités et retrouvent une certaine rentabilité grâce au digital. Notons que le Conseil Fédéral, conscient de ces difficultés, vient d’accorder (fin avril 2020) une aide aux médias suisses. Une initiative positive pour préserver la qualité de l’information !

Il existe donc des exemples des médias qui profitent des possibilités et retrouvent une certaine rentabilité grâce au digital.

Regardons maintenant l’horloge sociale. Comment faire en sorte que tout le monde profite du progrès technologique ? Dans un article scientifique (Badillo et Bourgeois 2016) vous avancez l’exemple du paiement des impôts en ligne pour expliquer la problématique.

Patrick-Yves Badillo est directeur de Medi@LAB Genève et organise le MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale ». Source : patrickbadillo.com

Les utopistes de la technologie vous diraient que payer les impôts en ligne, c’est facile et rapide à faire pour tout le monde. Mais comment les personnes âgé

es, ou pauvres, déconnectées, feront-elles ? Cet exemple met en lumière que les utopistes réfléchissent dans le temps court. Ils supposent que les personnes peuvent s’adapter rapidement aux nouvelles technologies. Or, ce n’est pas vrai pour tout le monde. Le social ne peut bénéficier des progrès techniques que s’il est inclus dans une problématique de long terme. Dans le cas des impôts en ligne, cela impliquerait de se demander comment on peut assurer qu’aussi les personnes âgées et les pauvres peuvent utiliser Internet. Cela nécessite non seulement une connexion, mais aussi des compétences.

 

Pour finir une question qui intéresse sans doute celles et ceux qui réfléchissent à s’inscrire au MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale ». Comment la science de la communication contribue-t-elle à harmoniser les horloges ?

Pour résoudre un problème, il faut d’abord comprendre les mécanismes sous-jacents. C’est le rôle essentiel des sciences. Il s’agit donc d’étudier les technologies sous l’angle d’une réalité humaine et sociale difficile. Aux personnes qui s’intéressent au MOOC : vous y apprenez notamment comment les horloges technologique, économique et sociale interagissent. Mon espoir est qu’ainsi un jour les participants au MOOC pourront contribuer eux-mêmes à « harmoniser » les horloges. En tant que scientifique, journaliste, politicien, fonctionnaire, entrepreneur… ou autre.

Timon Stuber

Retrouvez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

Was ist Twitter? Einfach erklärt - CHIP

 

 

Sources:

  • Badillo P.-Y., « Les « trois horloges » de la « société de l’information ». De la disharmonie à la rupture ? ». Chapitre 7 in Mathien M. (Dir.), Le sommet mondial sur la société de l’information, et « après » ? Perspectives sur la cité globale, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN : 978-2-8027- 2475-9, pp. 139-161
  • BADILLO, Patrick-Yves, BOURGEOIS, Dominique. Les trois horloges des sociétés « numériques » : le temps et les approches socio-techno-économiques de l’information-communication. In: XXème Congrès 2016 de la SFSIC, Metz, 8-9 et 10 juin, 2016

Web 4.0: l’intelligence artificielle hors écrans

Written by Camille D.. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Le web migre hors des écrans grâce à une intelligence artificiellement injectée dans des objets. L’équation est simple: GAFAM et IA vous facilitent la vie! Prêts à entrer dans le monde “phygital”? 

 

Réalité connectée

Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (alias les GAFAM) sont les pionniers des intelligences artificielles. Au delà des frontières de nos écrans… Le digital envahit notre environnement physique. Nul besoin d’être face à un écran pour utiliser le web 4.0. Il suffit de s’être doté de capteurs en tout genre.

Des objets connectés. Montres connectées, écouteurs sans-fil, enceintes connectées, lampes wireless, etc. Tous créés pour nous faciliter la vie. Comment ? Grâce au contrôle à distance. Reliés à nos smartphones, il nous suffit d’activer un bouton ou d’utiliser la fonction vocale. Allumer la lumière en un claquement de doigt est désormais possible!

 

Data et IA

En plus de récolter des données tout en étant nos serviteurs, ces appareils sont intelligents! Ils savent relier les data. Ils établissent des corrélations. Ils raisonnent. Ils déduisent. Ils calculent. Ils évaluent. Ils quantifient.

Algorithmes et machine learning les ont dotés d’une capacité à anticiper nos besoins. Ils apprennent seuls à nous satisfaire. Quels génies!

Phygital”. Ou la fusion du physique avec le digital. Web 4.0. Web des intelligences et de la réalité augmentée. Les GAFAM et l’IA auraient-ils rendus notre monde meilleur? Contre nos données personnelles, notre vie privée, et notre temps… oui, peut-être.

 

Vous souhaitez en savoir plus ? Dans notre ultime article, vous retrouvez une synthèse de la métamorphose du web ainsi que des perspectives futures. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

©Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Faillet, C. (2017).  “Le web 4.0 : quand le numérique franchit la frontière du physique” Technologie. Forbes. Consulté le 5 mai 2020 à l’adresse: https://www.forbes.fr/technologie/le-web-4-0-quand-le-numerique-franchit-la-frontiere-du-physique/?cn-reloaded=1

 

Article rédigé par Camille Dupertuis

« Data is King, Big Data is Emperor »

Written by Charlotte G.. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Le Web 4.0 et les objets connectés constituent une révolution numérique déjà en marche, dont la croissance est exponentielle. L’information numérique n’est plus véhiculée seulement par votre smartphone, mais possiblement par votre voiture, votre maison et même votre montre! Quelles sont les conséquences sur nos sociétés? Est-il nécessaire d’être vigilant? Retour sur cette transformation digitale. L’institut Medi@lab de l’Université de Genève, dans le MOOC « Innovation, Médias et Transformation digitale », vous éclaire sur cette thématique d’actualité.

Êtes-vous un mobinaute 4.0?

Après le Web 1.0 et le Web 2.0, nous vivons aujourd’hui dans l’ère du Web 3.0. Ce Web Sémantique dans lequel les technologies gagnent en puissance est fondé sur l’innovation majeure qu’est la mobilité. Caractérisé par les recherches vocales, il fonctionne sur la base du langage naturel. Par exemple, Apple a instauré depuis 2010 la fonctionnalité « Siri » sur ses Iphone. Il s’agit d’une voix personnalisable, à laquelle il est possible de déléguer certaines recherches d’informations et de tâches diverses. Quel temps fait-il? Quelle est la recette de la tarte aux pommes? Dis à Maman que j’arrive… Il est encore étrange pour vous de parler à votre smartphone? Alors vous serez surpris des possibles du Web 4.0!

Web 4.0 et Big Data, un cocktail d’innovations

Le Web 4.0 est le Web Intelligent. Il est également appelé l’Internet des Objets ou « Internet of Things » (IOT).

L’Internet des Objets est une « infrastructure mondiale pour la société de l’information, qui permet de disposer de services évolués en interconnectant des objets grâce aux technologies de l’information et de la communication ». UIT

Bill Gates, fondateur de Microsoft, souligne l’importance du contenu, à travers la formule « Content is King », en 1996. Cependant, la puissance des données renverse ce principe et nous parlons à présent de Big Data.

Qu’est-ce? L’essor du Big Data est caractérisé par son traitement de l’information à une échelle jamais connue auparavant! Les technologies en cours permettent des innovations majeures, prenant la forme d’objets connectés ou « smart ». Ces objets intelligents communiquent et interagissent entre eux en temps réel et récupèrent les informations sur leurs usages et usagers. Ainsi, ces nouvelles technologies renouvellent complètement la dynamique d’innovation.

Les 4V du Big Data

Le caractère pervasif du Web 4.0 dans nos vies quotidiennes

Les changements engendrés par le Web 4.0 sont nombreux et expliqués dans cette vidéo. Certains individus pensent que l’Internet des Objets possède la capacité de changer le monde par sa force de pénétration et la puissance qu’il a d’imprégner rapidement plusieurs domaines de notre quotidien.

Effectivement, les objets connectés nous dispensent de certaines tâches. Leur visée est utilitaire et veut faciliter la vie des usagers.

Dans le domaine de la santé, les objets connectés jouent sur la sécurité et l’aide à la personne, par le biais de la géolocalisation.

Par ailleurs, le concept de maison intelligente, ou « Smarthome » prend de l’ampleur via un système de domotique de plus en plus complet (portes, chauffage, lampes, réfrigérateurs, machines à laver…). Tout ce qu’il est possible de connecter devient une réalité!

Parallèlement, le phénomène de « Smart City » se développe progressivement. Les objets sont connectés cette fois à l’échelle d’une ville (voitures autonomes et partagées, drones, réalité augmentée…).

Enfin, dans le domaine de l’industrie, on voit apparaître le concept de « Industrie 4.0 ». Il s’agirait d’une nouvelle révolution industrielle, impulsée par le Web. Ce bouleversement impacte aussi bien la production que la distribution (nourriture délivrée par des robots autonomes, par exemple).

Drone connecté au smartphone

Un monde digital né sous l’impulsion de la 5G?

En télécommunications, l’appellation 5G désigne la 5ème génération des standards de téléphonie mobile. En termes de débits, ceux-ci sont encore plus rapides que la 4G! Il s’agit de la technologie clé du Web 4.0, car elle permettrait de répondre à l’innovation des objets connectés et du « tout internet » ou « Internet of Everything ».

Une innovation destructrice? Cliquez pour en apprendre plus

Charlotte Goffin

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à liker et partager sur

 

Références :

  • Badillo, P-Y. (2020). Module 4 : Transformation Digitale & Googlization des médias. Innovation, Médias et Société Numérique, Université de Genève.
  • Badillo, P-Y. (2020). Séquence 7 : Communication Digitale. Pratique de la Communication, Université de Genève.

La convergence numérique : quel intérêt pour l’éducation ?

Written by Lisa F.. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

A la rentrée 2020, l’Université de Genève lancera un MOOC en innovation, médias et transformation digitale. Dans ce cadre, nous vous proposons six articles traitant des fondamentaux de la transformation digitale afin de donner aux futurs apprenants un avant-goût des sujets abordés dans la formation. Cette semaine, la convergence et la numérisation sont à l’honneur : ici, quid des effets de la convergence numérique dans l’éducation ?

Convergence numérique (source: pixabay)

La convergence numérique ou technologique amenée par l’arrivée d’Internet et des smartphones, fait aujourd’hui partie de notre quotidien : nous effectuons différentes tâches comme regarder la télévision ou écouter de la musique sur un même appareil, alors qu’avant ces deux activités auraient nécessité respectivement un poste de télévision et une radio. Les fonctionnalités qu’offraient auparavant différents appareils convergent (c.-à-d. se dirigent vers un point commun), de sorte à pouvoir disposer d’un maximum de ressources sur un seul et même support. Si certains évoquent l’aspect pratique de cette innovation dans la vie quotidienne, d’autres s’interrogent sur son impact dans le domaine de l’éducation.

Vers une nouvelle pédagogie… 

Cliquez dessus pour agrandir Numérisation et convergence (source: canva)

Grâce à la convergence numérique et à la numérisation croissante des données, de plus en plus de formations, tels que les MOOC, sont dispensées en ligne, en particulier durant cette période pandémique. Ceci propulse les technologies de l’information et de la communication (TIC) au centre de l’apprentissage : les enseignants scolaires utilisent des applications comme Quizlet pour enseigner les langues, les professeurs d’Université se filment pour diffuser leurs cours via Zoom et les plateformes de cours en ligne comme Moodle sont prises d’assaut. Cette « culture de la convergence », décrite par Jenkins (2006) donne lieu à de nouvelles pratiques d’apprentissage voulues par les utilisateurs : aller à la recherche de l’information afin de « faire pour apprendre » (Kerneis et al. 2012) et mettre en commun les multiples données trouvées, par des interactions sociales. Ceci implique un travail analytique supplémentaire pour l’apprenant, qui ne peut pas se reposer sur des informations vérifiées transmises directement par un expert. L’élève doit alors acquérir de nouvelles compétences afin de bénéficier de la méthode d’apprentissage désirée, ce qui peut avoir un impact positif sur sa motivation.

… et de nouvelles matières d’apprentissage

Pour les enseignants de primaire et les professeurs d’Université et de Hautes Ecoles, la convergence numérique implique également de nouveaux sujets d’apprentissage. Si les apprenants ou élèves sont maintenant familiarisés avec les outils numériques, il est nécessaire qu’ils en comprennent le fonctionnement afin de les appliquer de manière adéquate à leurs études. En effet, il apparaît d’une part que les utilisateurs de médias sociaux et numériques ne prêtent guère attention aux données sensibles pouvant être diffusées sur ces plateformes et, d’autre part, que les techniques de recherches effectuées sont limitées. De fait, elles ne sont pas applicables à des fins éducationnelles. Il est donc du ressort des professionnels qui souhaiteraient utiliser les TICs dans leurs formations, de sensibiliser et de former les apprenants à l’usage de ces outils (ibid.). Dans cette optique, le MOOC de l’Université de Genève propose un module consacré aux définitions et aux enjeux des médias, notamment numériques.

La vision présentée dans cet article est empreinte d’optimisme face à la convergence numérique dans l’éducation et à la numérisation des formations, mais un lecteur plus pessimiste pourrait se demander si la formation à distance ne finira pas par avoir un impact néfaste sur les connaissances intellectuelles, décomplexifiées par les contacts superficiels qu’offre le numérique.

LF/JN

Suivez Medi@lab-Genève sur les réseaux sociaux :

   

Références:

  • Kerneis, J., Coutant, A., Assogba, H. et Stenger, T. (2012). Les natifs numériques profitent-ils de la convergence ? Constats nuancés et pistes de réflexion pour les éducateurs. Études de communication : langages, information, médiations, (38), 53–68. doi: 10.4000/edc.3386
  • Jenkins H. (2006). La Culture de la convergence. Des médias au transmédia, trad. de l’anglais par C. Jaquet, Paris, A. Colin/Ina Éd., coll. Médiacultures, 2013 [2006], 336 pages.
  • www.villesnumeriques.org : le concept de la convergence numérique – réalité et enjeux
  • www.lebigdata.fr: convergence technologique

Le crowdsourcing: un travail d’équipe

Written by Amizero N.. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

Genève, 25 avril 2020.  Pour la prochaine rentrée, l’Université de Genève propose un MOOC sur le thème de l’innovation qui s’intitule “La première ère de la transformation digitale : technologie de l’information, e- commerce, longue traîne”. Cette leçon apporte  notamment une réflexion sur le crowdsourcing présent et utilisé dans plusieurs secteurs. Qu’en est-il réellement ?

Le crowdsourcing, quésaco ?

Avant tout : le crowdsourcing, c’est quoi ? Cette notion  est présente dans plusieurs références, Badillo et al. ont en notamment parlé différents articles. Ce concept permet simplement de redéfinir la place du consommateur. En effet, le consommateur devient utile et entre dans l’élaboration et l’élaboration d’un produit ou d’un service qu’il utilisera. Il se transforme en consom’acteur. Pour une entreprise ou une organisation, l’idée du crowdsourcing est d’externaliser un problème en passant un appel ouvert à la grande fourmilière qu’est Internet.  En Suisse, la chaîne de distribution Migros  en a déjà bénéficié: Nouvo de la RTS en a d’ailleurs fait un intéressant reportage. De nouveaux produits sont sur les étagères des magasins grâce aux idées de la foule. En soit, cette initiative fait écho à l’expression : par nous et pour nous.

 

Femme scannant des articles avec son smartphone pour en connaître le contenu

© Pixabay

Le crowdsourcing présent dans nos assiettes

 

Collaborer pour trouver une solution ou produire un savoir, ensemble,  c’est ça le crowdsourcing. C’est dans cette optique que florissent des applications en tout genre comme Yuka, une plateforme mobile qui permet de scanner le code-barres de produits afin d’en connaître les valeurs et qualités nutritionnels et les classe de mauvais à excellent. Cette application est basée sur une plateforme riche en données: Open Food Facts.  Avec aujourd’hui près de 700’000 produits dans sa base de données française (contre 50’000 sur la version Suisse), le site collaboratif Open Food Facts est en quelque sorte le Wikipédia de l’alimentaire. Le projet vit grâce aux données que les utilisateurs recensent et chaque contribution est importante. Un consommateur peut se rendre dans un magasin ou faire le tri dans son armoire et scanner un produit pour s’assurer qu’il ne contienne pas un ingrédient en particulier. Cependant, si le produit n’est pas présent dans leur catalogue, il est possible de le scanner afin de l’envoyer à la plateforme afin qu’il soit analysé et que la base de données soit enrichie.

Le MOOC offert par l’UNIGE permet donc de s’intéresser plus profondément à cette thématique du crowdsourcing tout en intégrant plusieurs autres éléments de la transformation digitale. 

JNA

 

Suivez l’équipe Medi@-Lab sur ces réseaux sociaux !

 

 

Sources : 

BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. La ré-innovation numérique et les nouveaux usages. In: Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 146-157.

 

BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante. In: Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 20-34.

Youtube : Le crowdsourcing: les bonnes idées sont dans la foule

 

Le crowdsourcing : une nouvelle forme de collaboration

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

 

(Pixabay, 2018)

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”| Vous vous intéressez à la transformation digitale et à son impact ? Le cours dédié aux nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation pourrait vous aider à mieux comprendre l’enjeu autour des technologies sociales et la manière dont ces dernières transforment les modes de fonctionnement des entreprises.

 

Les médias sociaux ont offert un large éventail de champs d’action et la plupart des entreprises ont intégré ces technologies sociales à leur mode d’organisation. D’une part, elles offrent aux entreprises la possibilité de connaître davantage leur public ainsi que leurs besoins. D’autre part, elles permettent un rapprochement et une interactivité avec ce dernier, susceptible de générer de nouveaux produits via le crowdsourcing et donc d’accroitre considérablement le chiffre d’affaires (Badillo & Roux, 2014).

Faire appel à l’intelligence collective avec le crowdsourcing

En effet, les technologies sociales se révèlent utiles du fait que le contenu généré par les usagers représente une source potentielle d’idées et de créativité. C’est pourquoi de grandes entreprises font appel à leur public pour apporter une solution à un problème et/ou de nouvelles idées créatives. Pour ce faire, ils organisent des concours à travers lesquels ils font appel à l’intelligence collective des internautes pour réaliser afin de répondre aux demandes pouvant concerner aussi bien la campagne publicitaire que l’amélioration de produits, par exemple.

Peut-être que vous avez déjà entendu parler du phénomène de crowdsourcing ? C’est de cela qu’il s’agit. C’est une nouvelle forme de collaboration horizontale axée sur l’open innovation. Découvrez sans plus attendre les entreprises qui se sont inspirées de la créativité du public.

 

#Coca-Cola et le Sweet Story Challenge

(Coca-Cola Co.)

En 2017, dans le but de ne plus utiliser des produits dérivés de la Stévia, du fruit du moine ou d’autres produits protégés, l’entreprise Coca-cola s’est mise à la recherche d’un édulcorant naturel à inclure dans ses produits.

« We’re always searching for newer, better ingredients, and we know that amazing ideas can come from anywhere. » Robert Long, vice-president senior et chef de l’innovation chez Coca-Cola

Pour ce faire, Coca-Cola a mis sur pied un concours du nom de “ Sweet Story Challenge”, pour lequel il invitait le grand public à partager des histoires sous forme d’écrit ou de vidéo présentant leurs pratiques d’utilisation d’édulcorant d’origine végétale ou celles utilisées par une culture ou une communauté. Les gagnants se sont vus remporter 20’000$.

 

 #Starbucks et la plateforme “My Starbucks idea”

Toujours dans une perspective tournée vers l’open innovation, le fondateur de Starbucks a lancé la plateforme “ My Starbucks idea”, en 2008. Cette plateforme a été conçue pour encourager les clients à soumettre leurs propositions d’amélioration sur les produits et les établissements et voir lesquelles avaient été implémentées.

Au-delà de ces aspects, elle offrait également possibilité aux usagers de voter pour des propositions émises par d’autres utilisateurs se trouvant sur la toile. Les nouvelles idées étaient évaluées en fonction de la faisabilité, du branding et de l’intérêt des utilisateurs indiqué par les votes.

Ainsi, au cours des cinq premières années d’exploitation, la plateforme a reçu plus de 150’000 idées et l’entreprise en a mis des centaines en place.

La co-création, une valeur ajoutée pour les entreprises

Ce savant mélange d’open innovation, de co-création avec les clients s’est avéré extrêmement populaire. En plus d’avoir permis à Starbucks d’innover en matière de produits, il a également contribué à accroître la fidélité de la clientèle. En donnant le pouvoir aux clients et en les incitant à participer en valorisant leurs idées, Starbucks a réussi à orienter la créativité du public.

Et vous, avez-vous déjà orienté votre créativité au service d’une entreprise, dans le cadre d’un programme d’innovation collaborative ? Si c’est le cas, racontez-nous votre expérience en laissant un commentaire !

Voici ce que vous pouvez 4 points à retenir sur le crowdsourcing  

(Canva, 2020)

 

BMA / lfo

Suivez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

 page2image2648533008 page2image2648533312 page2image2648533616 page2image2648533984

Références :

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 20‑34). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Burger-Helmchen, T., & Pénin, J. (2011). Crowdsourcing : Définition, enjeux, typologie. Management Avenir, n° 41(1), 254‑269. https://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2011-1-page-254.htm

The Coca-Cola Co. (2018, février 23). The Sweet Story Challenge. https://www.youtube.com/watch?v=XFyh-lq_oB0

BBC News. (2008, av

L’open innovation : une démarche prometteuse

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC « Innovation, Médias et transformation digitale » | Vous souhaitez comprendre la transformation qui s’opère dans le cadre du digital ? Un cours en ligne de l’Université́ de Genève et de l’Institut Medi@LAB pourrait vous apporter la réponse à vos questions. Il porte notamment sur les nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation et vous permettra de saisir le rôle des usagers dans l’open innovation.

 

L’open innovation à travers les médias sociaux

(Pixabay, 2016)

Le web 2.0 aussi appelé web participatif, a créé de nouveaux lieux et espaces sociaux où les usagers sont invités à produire, échanger et diffuser toutes types d’informations, d’opinions et de connaissances. Cette possibilité d’avoir des interactions sociales de tous types entre les internautes a favorisé ce que l’on nomme l’intelligence collective et a donné naissance à de nouveaux phénomènes telles que le crowdcourcing (Badillo & Roux, 2014), soit une forme de collaboration impliquant des tierces-parties externes à l’organisation.

En ce sens, le développement des médias sociaux a eu un impact majeur.  Théoriquement, les chercheurs s’accordent à penser que ces technologies sociales, de par leur capacité de concentration de ressources, d’informations et d’idées, peuvent favoriser l’innovation et cela notamment dans les entreprises. Actuellement, il semblerait que les recherches menées à ce sujet soient toujours en cours.

Cependant, il est intéressant que constater que dans une logique d’open innovation, les technologies sociales et l’intelligence collective peuvent également être au service du bien commun avec le cas du SARS-Cov-2.

 

L’intelligence collective contre le coronavirus

Récemment, un hackathon « #VersusVirus Suisse » a été lancé en vue de trouver des solutions innovantes pour lutter contre le COVID-19. L’objectif consistait à concevoir, développer et tester des solutions numériques et analogiques pour lutter contre la pandémie (Moeckli, 2020).  Au cours de cet évènement, de nombreux thèmes ont été abordés notamment :

  • La protection des groupes à risque
  • L’impact économique
  • L’après la crise
  • La réduction des fake news

Ce marathon virtuel s’est tenu du 3 au 5 avril 2020, sous le patronage du Département fédéral de l’intérieur (DFI) et du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

(Pixabay, 2020)

 

Par ailleurs, si le sujet vous intéresse, n’hésitez à découvrir, sans plus attendre, notre article qui s’intéresse aux entreprises qui ont opté pour l’open innovation en s’inspirant de la créativité du public, dans les phases de lancement et d’amélioration de produits. C’est par ici.

 

BMA / lfo

Suivez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

 page2image2648533008 page2image2648533312 page2image2648533616 page2image2648533984
Référence :

Bacchetta Von Beckh, A. A., Beck, M., & Badillo, P.-Y. (2019). Leveraging open innovation through social media : A study on Geneva based SMEs. In Managing digital open innovation. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:116484

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 2034). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Borloz, E. (2020, février 4). L’intelligence collective contre le coronavirus. 24Heures. https://www.24heures.ch/vaud-regions/intelligence-collective-coronavirus/story/10804815

Moeckli, A. (s. d.). Versus Virus ou comment l’intelligence collective peut sauver la Suisse ? Bilan. Consulté 28 avril 2020, à l’adresse https://www.bilan.ch/opinions/alexis-moeckli/versusvirus-ou-comment-lintelligence-collective-peut-sauver-la-suisse

Normand, J. (2020, avril 2). L’intelligence collective suisse pour trouver des solutions face au COVID-19. Croissance et économie inclusive. https://blogs.letemps.ch/jonathan-normand/2020/04/02/lintelligence-collective-suisse-pour-trouver-des-solutions-face-au-covid-19/

L’influence de l’Usager dans le processus d’« Open Innovation » dans les Entreprises

Written by Mariama M.. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

Une image illustrant les principes et encrages de l’Innovation

Genève, le 29 Avril 2020

Pour le semestre de Printemps 2020, l’Université de Genève met en avant la Transformation digitale. Le MOOC porte sur la première ère de la transformation digitale : Technologie de l’information, e-commerce, longue traîne. Cette première leçon se propose de faire découvrir le concept d’« Open Innovation ». De permettre aux étudiants d’en avoir les connaissances fondamentales. En passant par son historique, le rôle des usagers dans son ascension et sa pratique.

Un concept récent théorisé dans les années 2000
Les entreprises ont tendance à se fier à un modèle descendant, fermé. De l’entreprise vers les clients, le marché. Or, c’est une pratique qui ne tient pas en compte l’avis du client. L’open Innovation, un concept plutôt récent, est la solution à ce dilemme. Ce terme, de 2003 est créé par le professeur américain Henry Chesbrough. Il tire son inspiration de la vision de Joseph Schumpeter sur le « Technology push ». Une technologie qui prône la science comme étant la base de l’innovation. Selon Chesbrough, l’open innovation désigne le fait que « les idées nouvelles peuvent venir de l’extérieur et impliquer des acteurs qui n’étaient pas prévus au départ ». Autrement dit, c’est un processus orienté vers l’extérieur et marqué par le partage. Son but est généralement la création d’un produit/service.

Une évolution centrée sur l’utilisateur ?
Avec internet et les big data, une pléthore d’informations sur les usagers est accessible en ligne. Ces idées de toutes origines peuvent être facilement utilisées. Il incombe aux entreprises de choisir la bonne approche d’innovation. Cette innovation est une collaboration entre les acteurs et est marquée par l’entrée/ la sortie d’idées. Le principe est d’importer la connaissance, le savoir-faire et le vécu des acteurs externes. De les interpréter pour répondre au mieux aux attentes des usagers. Des méthodes comme le crowdsourcing, les communautés de marque sont utilisées pour la collecte de données. Avec les lois sur la protection des données, il est primordial de « trouver un équilibre entre un monde où l’information circulerait librement, (…) et un monde fermé où l’information ferait l’objet d’une protection particulièrement développée ». L’usager est passé du stade de passif à celui d’actif. Il a cette volonté de participer, d’être pris en compte. Sans cela, le processus d’open innovation est faussé.

Dell et sa communauté d’Open innovation
Communauté de Marque Dell
Dans une communauté, les membres échangent et proposent de nouvelles idées. L’usager a le choix de partager ou non ses données. Dell Technologies, une entreprise américaine dans la construction d’ordinateurs s’en est inspiré. C’est leur principale source de collecte de données. Sur leur plateforme (IdeaStorm), les usagers publient leurs idées. L’entreprise les note et y répond. Ce système permet à Dell d’appliquer de nombreuses idées et de comprendre les besoins spécifiques de ses usagers. Par exemple, l’installation de gadgets en découle. En termes de cout, l’open innovation est peu onéreux. Et ainsi bénéficier les parties prenantes.

Mariama Faye Mané

Concepts clés : Open innovation, Usager, Numérique, Communauté de Marque

Références
• Patrick-Yves Badillo, Sami Coll et Virginie Zimmerli, « La ré-innovation numérique et les nouveaux usages »
• Patrick-Yves Badillo, Chloé Rosselet et Sandra Zanelli, « Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante »
• Henry Chesbrough, Wim Vanhaverbeke and Joel West, eds., “Open Innovation: researching a new paradigm”, 2005

La numérisation : quels enjeux dans notre société ?

Written by Jennifer N.. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

Dans le cadre du MOOC proposé par Medi@LAB et l’Université de Genève, nous expliciterons les grandes phases de l’innovation et la transformation digitale, au travers de 6 articles. Cette semaine le principe de convergence et la numérisation sont à l’honneur. Cet article a pour but d’exposer brièvement les différents aspects de la numérisation.

La numérisation (source : rts.ch)

Le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC), comme les sites internet ou les forums, a favorisé et facilité les échanges d’informations. C’est de ce contexte que la numérisation a fortement progressé, donnant accès à d’innombrables contenus de par le monde. La numérisation est le fait transformer des fichiers, quels que soient leur format (texte, audio, vidéo, photo) en données numériques afin d’être lues et traitées par un ordinateur. Elle permet de stocker et de diffuser ces documents, alors devenus électroniques. Si le phénomène de numérisation est actuellement en pleine explosion, c’est en partie dû aux progrès technologiques. Les ordinateurs étant devenus plus puissants, il est maintenant possible de stocker de plus grandes quantités d’informations. Tout ceci est expliqué dans notre précédent article sur la Loi de Moore.

Les avantages de la numérisation

Cliquez dessus pour agrandir Numérisation et convergence (source: Canva)

Comme nous pouvons l’imaginer, la numérisation de fichiers présente de nombreux avantages. Le premier étant qu’elle offre la possibilité de lire plusieurs types de fichiers sur un seul et même appareil : c’est ce que l’on appelle la convergence. Deuxièmement, elle est tout autant utile aux professionnels qu’aux étudiants. Qui n’a pas été soulagé de trouver en ligne l’article de référence tant espéré, sans avoir besoin de se rendre dans une bibliothèque ? Cette facilité d’accès à l’information est plus que nécessaire en cette période de pandémie qui force une majorité de citoyens à rester à la maison. Grâce à la numérisation, un grand nombre de documents si précieux pour l’avancée des travaux des étudiants sont rendus disponibles.

Dans les milieux professionnels, elle est aussi importante car elle permet de stocker et de rendre visible aux employés différents documents (comptables, courriers, emails, contrats etc…) essentiels au travail quotidien des collaborateurs. La crise liée au coronavirus a rappelé l’importance du partage et de la diffusion d’informations. Difficile donc d’imaginer un monde connecté sans numérisation !

Le revers de la médaille

Comme dans bien des domaines, le nerf de la guerre est l’argent. Le financement de la digitalisation des documents conservés dans les bibliothèques se chiffre en millions. C’est ainsi que Google s’est lancé dans la numérisation de livres en 2004. Ils prévoyaient de scanner 15 millions de livres en 10 ans pour un coût de 200 millions de dollars1. Au fil des années, le géant du numérique a conclu de multiples partenariats avec des bibliothèques et compte désormais plus de 40 millions de livres numérisés. Craignant un monopole de l’entreprise américaine, l’Union Européenne s’est elle aussi organisée pour créer une bibliothèque numérique : Europeana.

Même si la numérisation permet un échange de savoirs au niveau mondial et une circulation des idées sans précédent, elle reste coûteuse. Cependant, elle pourrait rapporter gros. Beaucoup de documents en ligne sont libres d’accès mais la question de la gratuité se pose déjà. Certains fichiers sont payants alors que d’autres proposent un avant-goût gratuit avant de devoir payer pour bénéficier de la totalité du contenu. La question est à présent de savoir qui sera le ou les grands gagnants de la numérisation.

Pour aller plus loin vous pouvez consulter l’article du blog traitant de l’avenir du livre.

JN/LF

Suivez Medi@lab-Genève sur les réseaux sociaux :

     

Références :

Fake News : La maladie numérique du 21ème siècle

Written by Charlotte G.. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Fake News: La maladie numérique du 21ème siècle

La disparition progressive d’une information de qualité au détriment de l’intox s’insère directement dans le contexte de la «Googlization des médias» et plus largement de la transformation digitale. Devenez des défenseurs avertis de l’information en seulement 5 minutes de lecture ! L’institut Medi@LAB de l’Université de Genève, autour du MOOC «Innovation, Médias et Transformation digitale», vous donne des réponses.

Fake News: Un terme à la mode aujourd’hui, mais d’où provient-il ?

Source Buzzsumo

Le 10 décembre 2016, environ un mois après son élection, Donald Trump utilise pour la première fois l’expression «fake news» dans un tweet. Au départ, le Président américain pointait du doigt les médias véhiculant des informations néfastes à son propos. Mais le phénomène a pris de l’ampleur… et s’étend en 2020 à l’échelle mondiale.

Bien que ce concept soit largement utilisé de nos jours, une fake news désigne avant tout de faux articles, des informations erronées et partagées en masse sur les réseaux sociaux. Qu’il s’agisse de l’intention de l’émetteur (désinformation) ou d’une erreur (misinformation), les fake news sont en croissance exponentielle. Les réseaux sociaux ouvrent ainsi un nouveau chapitre de l’information, parfois appelé «ère de la post-vérité».

Le numérique: Acteur et coupable ?

Internet est considéré comme le 6ème média de masse, avec pour particularité la personnalisation des contenus et l’interactivité des internautes sur la Toile.

Cliquez pour agrandir! Source Statista

ATAWAD: Any Time, Any Where, Any Device. Cet acronyme résume parfaitement le monde numérique actuel, basé sur une indispensable mobilité. Les utilisateurs sont poussés implicitement à une consommation de masse de l’information, disponible en tout temps, en tout lieu et sur n’importe quel support. Les mobinautes sont actuellement plus nombreux que les internautes à l’échelle mondiale! Considérez que près de 70% de la population sur Terre navigue sur son smartphone, c’est-à-dire plus de 5 milliards d’individus!

De nombreuses expressions et néologismes ont vu le jour, décrivant alors cette surabondance de l’information en ligne.

  • «Infobésité» : contraction d’information et d’obésité
  • «Digital tsunami» (BADILLO & BOURGEOIS, 2015)
  • «Désordre informationnel» (WARDLE & DERAKHSHAN, 2017)

Finalement, elles signifient toutes la même chose: une avalanche d’informations.

La presse s’effondre dangereusement: Quels enjeux ?

Comme nous l’avons vu dans notre premier article, les piliers de la presse traditionnelle s’écroulent. Les réseaux sociaux numériques, tels que Facebook, occupent donc le terrain de l’information et s’apparentent à des acteurs indétrônables, dans la logique de «the winner takes all». Puissants et impitoyable, ils s’imposent dans le paysage médiatique de notre siècle.

D’un point de vue économique, la course au trafic et la monétisation des données amènent une défaillance de marché pour produire de l’information de qualité.

En conséquence, la crise de confiance dans les médias traditionnels grandit, car ceux-ci n’inspirent plus confiance aux lecteurs, qui perdent petit à petit goût à l’actualité…

On aperçoit également se dessiner un risque pour la démocratie. Une des solutions serait alors d’éduquer les nouvelles générations à ce paradigme digital et leur apprendre comment échanger et interagir dans l’espace public qu’est aujourd’hui Internet.

Pourquoi les Fake News sont si visibles et relayées sur Internet ?

Les fake news sont véhiculées par un mécanisme très particulier. Les réseaux sociaux, leur domaine de prédilection, contribuent fortement à leur diffusion planétaire. En effet, elles sont partagées et retweetées sur Twitter en majorité par des bots, des robots informatiques algorithmiquement construits. S’ajoute à cela la viralité de l’information: diffusion très rapide et souvent imprévisible d’un contenu. L’immédiateté du simple clic peut rapidement propulser une information à la tête de l’agenda médiatique.

Enfin, on note que les internautes 2.0 sont friands d’informations fraîches et privilégient les scoops à sensations, parfois aux dépens de leur fiabilité.

Les réseaux sociaux, par leur fonctionnement intrinsèque, sont donc les principaux acteurs du phénomène de fakes news. Soucieux de remédier à leur image et de participer à la lutte contre ces informations fallacieuses, Facebook et Twitter mettent en place une politique de signalement des contenus «partiellement faux».

Récemment, la célèbre plateforme de microblogging dénonce une vidéo, dont l’émetteur n’est autre que Donald Trump! Info ou Intox… à vous de juger!

Pour aller plus loin!

Émission Géopolitis, RTS Info – 18/01/2019

Charlotte Goffin

Vous souhaitez appliquer cette théorie à un cas d’actualité ? Allez lire «Coronavirus, l’épidémie 2.0: conseils et outils pour déceler les fake news »

Participez activement à la lutte contre les fakes news en allant liker et partager cet article sur les réseaux de Medi@LAB-Genève

 

Références :

  • Salerno, S. (2019). Séance 5 : Démocratie. Sociologie des médias, Université de Genève.
  • Badillo, P-Y. (2020). Module 4 : Transformation Digitale & Googlization des médias. Innovation, Médias et Société Numérique, Université de Genève.
  • Vanbremeersch, N. (2018). De quoi les fake news sont-elles le nom ?. Le Débat (n°200),15 – 22.
  • Daignes, G. (2019). Pour en finir avec les fake news. Le Débat (n° 204), 110 – 116.
  • Wardle, C. & Derakhshan, H. (2017). Information Disorder : Toward an interdisciplinary framework for research and policy making. Council of Europe Report (27).

L’innovation technologique peut-elle aussi être au service des aînés ?

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

L’ère digitale a rendu le quotidien plus facile pour certains. En revanche, cela n’a que très peu séduit les personnes âgées. Dès lors, plusieurs entreprises se sont intéressées aux besoins de cette population en conjuguant confort, sécurité et santé afin de leur permettre d’améliorer leur quotidien tout en jouissant de la bienfaisance des technologies.

 

Congerdesign, 2019. Pixabay

L’accélération digital a permis de développer d’innombrables technologies. Ces dernières soulagent les activités du quotidien tout en insufflant un rythme de vie plus rapide.En quelques clics, il est possible de se faire livrer à domicile des mets tout chauds, de regarder une émission à l’heure désirée tout en faisant du shopping en ligne.

Téléphone mobile, tablette, Laptop, TV ; voilà plusieurs supports sur lesquels l’innovation se mue. En quelques mots, l’impensable est devenu réalité. Cependant, alors que le développement des technologies allège le quotidien de certains, cela n’est peut-être pas le cas pour les personnes du troisième âge, qui par ailleurs représente une population en croissance. 

 

Les séniors au cœur de l’innovation 

La Suisse, tout comme de nombreux pays, se trouve confrontée au défi que représente le vieillissement de la population. En 2018, le pourcentage des personnes âgées de 65+ ans se situait à 19%. En 2030, L’Office fédérale de la statistique s’attend à ce que la Suisse atteigne les 23 %, soit une augmentation de 0,6 millions. 

Dès lors, il serait intéressant de réfléchir au développement de technologies en faveur des aînés afin de répondre aussi à leurs besoins. En d’autres termes, c’est l’innovation sociale qui doit aussi être développée. Ainsi les séniors pourront s’approprier cet univers technologique.

 
L’environnement de la maison entre confort, santé et sécurité

Actuellement, plusieurs entreprises dont des start-up ont élaboré des dispositifs technologiques pour l’environnement de la maison en conjuguant confort, santé et sécurité. Parmi ces derniers l’on retrouve :

  • WALK : un dispositif qui vient en aide aux personnes ayant des troubles de la marche.
  • eSMART : le premier tableau de bord interactif et connecté de l’habitat.
  • E-vone : la chaussure connectée qui détecte les chutes et est capable de localiser son porteur à l’intérieur comme à l’extérieur.
  • ETOLYA : Un chemin lumineux qui ne s’allume que lorsque la personne se lève, avant que ses pieds ne touchent le sol.
  • Cutii : Le robot équipé d’un système de reconnaissance vocale qui se déplace à volonté et peut appeler les proches grâce à la visioconférence. D’ailleurs ces derniers ont été mis à la disposition de maison de retraite dans le Nord de la France pendant le confinement, relate France3.
  • Auxivia : Un verre connecté et doté d’une partie lumineuse qui s’active lorsqu’il faut boire.

 

Le robot Cutii, le nouveau compagnon des seniors. © Cutii, 2020

Voici quelques-unes des idées innovantes du moment. Et vous, est-ce que vous y avez pensé ? Voilà de quoi vous occuper durant cette période de ralentissement général.

BMA / lfo

Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Paradoxe et défis de « l’accélération digitale ». La Tribune de Genève, 2017.

Office fédéral de la statistique—OFS. (s. d.). Consulté 7 avril 2020, à l’adresse https://www.media-stat.admin.ch/animated/chart/01pyramid/ga-q-01.03.02-dashboard.html.