Articles marqués avec ‘technologie’

L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE EST-ELLE COMPATIBLE AVEC LA PROTECTION DES DONNÉES DE L’UTILISATEUR ?

Written by Luana G.. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

L’Université de Genève propose au public un Mooc sur l’innovation, dont le module 5 traite de la transformation digitale  des médias. Dans cet article je vais me baser sur la séquence 1 du module 5 : “La première ère de la transformation digitale : technologie de l’information, e- commerce, longue traîne” et discuter plus particulièrement du paradoxe entre innovation numérique et protection des données. L’implication des usagers dans l’élaboration de produits est de plus en plus répandue (cf. “crowdfunding” des articles précédents), mais en parallèle, la question de la protection des données n’a jamais été autant présente dans le débat public. Alors innovation numérique peut-elle aller de pair avec la protection des données des utilisateurs ?

 

Innovation descendante ou ascendante ? 

Genève, 13 mai 2020 – Le modèle dit “technology push” a longtemps été dominant en matière d’innovation technologique. Ce modèle élaboré par Joseph Schumpeter met la science et les entreprises au coeur de l’innovation, et si cela a été vrai pendant de nombreuses années, cette vision de l’innovation est en train de changer. Récemment, les firmes ont compris l’importance des usagers dans l’élaboration d’un produit et tentent de plus en plus de les inclure : il s’agit d’un processus bottom-up. Cette vision de l’innovation technologique s’intéresse aux consommateurs directement en abordant une log

ique participative et donc, une innovation ascendante. Les entreprises ne vont plus se contenter d’imposer aux usagers leurs produits, au risque d’en décevoir une grande partie, mais vont plutôt écouter les avis afin de trouver une solution globale qui pourra satisfaire un maximum de consomm

ateurs. Cette tendance à replacer l’usager au centre de l’innovation a été suivie notamment par le géant “Nike” qui en 2018 à Paris avait lancé un concours permettant aux internautes de désigner la pair de leur rêve, les gagnants ont ainsi vu leur paire produite et distribuée par la marque. 

Et quid de la protection des données ?
Le hic de ce paradigme d’innovation ascendante s’inscrit dans la protection des données des usagers. Cette notion de sphère privée est plus que jamais un problème dans notre société actuelle, notamment suite aux divers scandales de Facebook ou plus récemment, de l’application “Zoom”. Cette notion est également floue et très complexe, la plupart des gens ne se rendent même pas compte que leurs données personnelles sont exploitées. Il n’existe par ailleurs pas de consensus sur la définition de la sphère privée, dont chacun a une perception différente et plus ou moins laxiste.
Cependant, à l’ère des smartphones et d’internet, le débat est plus que présent et demande une solution ou au moins, une clarification. Les données personnelles appartiennent légalement à la personne concernée, mais dans la pratique ce droit est difficile à faire valoir. Une des solutions avancée serait de procéder via une banque de données personnelles, dont l’individu aurait le contrôle et pourrait permettre ou non l’accès à un tiers. La faisabilité d’un tel projet reste à prouver, la seule certitude est la criticité de la situation actuelle et le besoin des usagers d’obtenir une solution pour protéger leur vie privée, seul l’avenir nous dira comment.

La protection des données en quelques minutes : https://www.youtube.com/watch?v=MXwKr5wGFwU

LG

Sources : 

  • BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. La ré-innovation numérique et les nouveaux usages. In: Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 146-157.
  • BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante. In: Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 20-34.

L’ère du Big Data : Le monde à la merci des données

Written by Jennifer N.. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

Le Big Data est apparu dans les années 90 grâce aux améliorations des systèmes de stockage de l’information. Il a pris une ampleur telle que selon de nombreux économistes le Big Data représente l’or noir du 21ème siècle. Pour mieux comprendre ce que cela signifie, nous allons détailler les enjeux de ce phénomène.

Le Big Data signifie en français « données massives » ou encore « mégadonnées ». Il est question ici de toutes les informations que l’on peut récolter grâce à des appareils électroniques connectés. Lorsque l’on fait une recherche sur Google ou que l’on « like » une photo sur Facebook, ceci génère une information qui est ensuite stockée sous forme de données. Cependant, telles quelles, les données ne peuvent pas réellement être utilisées. Il a donc fallu créer des algorithmes assez puissants pour traiter, organiser et exploiter ces données.

Comprendre le Big Data en 5 points 

Pour mieux concevoir ce qu’est le Big Data, il est possible de le définir et de le décortiquer selon 5 paramètres clés, les 5V :

Une innovation à double tranchant 

Vous l’aurez compris, ces données représentent une mine d’or pour toute personne ou groupe sachant les maîtriser. Mises bout à bout, elles peuvent déterminer les habitudes de consommation d’une personne ou d’une population entière ou encore prédire des événements divers tels que la météo, le taux de remplissage d’un hôtel ou l’apparition de maladies. Cependant, comme dans toute technologie, des avantages et des inconvénients existent.

Les avantages :

  • Optimiser les ventes : que ce soit pour les entreprises privées ou publiques, les données sont primordiales. Elles permettent d’optimiser l’offre en fonction des clients ou utilisateurs. Ainsi les CFF sont capables de prévoir le taux de remplissage de leurs trains pour offrir à l’usager la possibilité de choisir la course qui lui conviendra le mieux. Dans un autre domaine, Apple par exemple utilise les données pour améliorer ses produits et augmenter ses ventes.
  • Aider les patients : dans le secteur médical, les données sont d’une aide précieuse lorsqu’il s’agit de mettre en place ou d’ajuster le traitement d’un patient.

Les inconvénients :

  • La protection des données : c’est l’inconvénient majeur car il est difficile de garantir une protection complète de la vie privée sur internet. En effet, on se souvient tous des scandales liés à des vols de données ces dernières années.
  • Garantir la démocratie : comment garantir une démocratie totale lorsque des informations sur le comportement de vote et sur les intérêts d’un peuple sont utilisées pour promouvoir un camp plutôt qu’un autre ? Cette problématique est parfaitement illustrée par l’affaire Cambridge Analytica.

Cette technologie étant relativement jeune, tout l’enjeu sera de trouver un équilibre pour que ces données profitent au plus grand nombre, et ce, avec le minimum d’effets négatifs.

Le développement du Big Data a été possible, grâce aux avancées technologiques de ces dernières années que nous vous avons détaillées dans nos précédents articles. Pour en savoir plus, découvrez le MOOC « Innovation, médias et transformation digitale » de l’Université de Genève. Il vous permettra de suivre des cours en ligne pour approfondir, entre autres, vos connaissances sur les fondements technologiques et économiques de la transformation digitale.

60 secondes pour mieux comprendre le Big data:

JN/LF

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Références:

« Le coronavirus illustre les limites du numérique »

Written by Timon S.. Posted in Les 3 horloges de la société numérique

¦MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale » ¦ Comment faire en sorte que l’humanité profite plus du progrès technologique ? Professeur Patrick-Yves-Badillo, Directeur du Medi@Lab Genève, nous explique tout dans cet interview. C’est notre dernier article sur les trois horloges de la société numérique.

Vos recherches le démontrent : Les horloges technologique, économique et sociale tournent à des rythmes désynchronisés. Est-ce qu’on a encore une chance de les harmoniser ?

Les trois horloges contribuent à comprendre la société numérique. Nous présentons ce concept en six articles. Le 1er article introduit d’ailleurs, le sujet !

Patrick-Yves Badillo : Nous sommes en direction de la dystopie car l’horloge technologique semble sans pilote. La pandémie du coronavirus illustre cette thématique : la solution a semblé hors de portée. Certes le numérique est utile, mais il ne constitue pas l’alpha et l’omega d’une société. Le virtuel a cédé la place au réel. En quelques clics vous avez de nouveaux amis sur Facebook, vous accédez à la twittosphère. Mais le monde réel, par exemple les masques, les médicaments de base, demande toute une logistique qui prend du temps. J’ajouterai aux trois horloges l’horloge du réel, l’horloge de la production. Pour cette horloge le temps est incompressible. Produire, organiser, transporter ne se fait pas à la vitesse de la lumière, comme à travers les réseaux en fibre optique. Il faut réfléchir à notre organisation et tenir compte de cette « incompressibilité » physique du réel. Une partie de notre modèle économique devra être étudiée à nouveau pour retrouver progressivement le chemin de l’harmonie. Cela va prendre beaucoup de temps pour effectuer une révolution copernicienne !

 

Nous sommes habitués d’accéder à nos désirs en quelques clics. Le coronavirus nous rappelle l’incompressibilité du monde réel. La production des masques par exemple prend un certain temps.

Prenons un exemple concret. Les médias traditionnels sont en difficulté. Qu’est-ce qui peut se faire pour qu’ils puissent assurer l’information de qualité dans le futur ?

Les médias sont effectivement dans une situation difficile, notamment la presse écrite. Elle perd les recettes de publicité au profit de Google et Facebook. Ce problème s’accentue encore avec la crise du coronavirus. Les recettes s’effondrent. La presse cherche en ce moment des manières de s’adapter. Par exemple, en rendant payant leur contenu en ligne avec des paywalls. Le journal en ligne suisse alémanique « Die Republik » a réussi à se financer grâce au crowdfunding. Il existe donc des exemples des médias qui profitent des possibilités et retrouvent une certaine rentabilité grâce au digital. Notons que le Conseil Fédéral, conscient de ces difficultés, vient d’accorder (fin avril 2020) une aide aux médias suisses. Une initiative positive pour préserver la qualité de l’information !

Il existe donc des exemples des médias qui profitent des possibilités et retrouvent une certaine rentabilité grâce au digital.

Regardons maintenant l’horloge sociale. Comment faire en sorte que tout le monde profite du progrès technologique ? Dans un article scientifique (Badillo et Bourgeois 2016) vous avancez l’exemple du paiement des impôts en ligne pour expliquer la problématique.

Patrick-Yves Badillo est directeur de Medi@LAB Genève et organise le MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale ». Source : patrickbadillo.com

Les utopistes de la technologie vous diraient que payer les impôts en ligne, c’est facile et rapide à faire pour tout le monde. Mais comment les personnes âgé

es, ou pauvres, déconnectées, feront-elles ? Cet exemple met en lumière que les utopistes réfléchissent dans le temps court. Ils supposent que les personnes peuvent s’adapter rapidement aux nouvelles technologies. Or, ce n’est pas vrai pour tout le monde. Le social ne peut bénéficier des progrès techniques que s’il est inclus dans une problématique de long terme. Dans le cas des impôts en ligne, cela impliquerait de se demander comment on peut assurer qu’aussi les personnes âgées et les pauvres peuvent utiliser Internet. Cela nécessite non seulement une connexion, mais aussi des compétences.

 

Pour finir une question qui intéresse sans doute celles et ceux qui réfléchissent à s’inscrire au MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale ». Comment la science de la communication contribue-t-elle à harmoniser les horloges ?

Pour résoudre un problème, il faut d’abord comprendre les mécanismes sous-jacents. C’est le rôle essentiel des sciences. Il s’agit donc d’étudier les technologies sous l’angle d’une réalité humaine et sociale difficile. Aux personnes qui s’intéressent au MOOC : vous y apprenez notamment comment les horloges technologique, économique et sociale interagissent. Mon espoir est qu’ainsi un jour les participants au MOOC pourront contribuer eux-mêmes à « harmoniser » les horloges. En tant que scientifique, journaliste, politicien, fonctionnaire, entrepreneur… ou autre.

Timon Stuber

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Was ist Twitter? Einfach erklärt - CHIP

 

 

Sources:

  • Badillo P.-Y., « Les « trois horloges » de la « société de l’information ». De la disharmonie à la rupture ? ». Chapitre 7 in Mathien M. (Dir.), Le sommet mondial sur la société de l’information, et « après » ? Perspectives sur la cité globale, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN : 978-2-8027- 2475-9, pp. 139-161
  • BADILLO, Patrick-Yves, BOURGEOIS, Dominique. Les trois horloges des sociétés « numériques » : le temps et les approches socio-techno-économiques de l’information-communication. In: XXème Congrès 2016 de la SFSIC, Metz, 8-9 et 10 juin, 2016

Le crowdsourcing : une nouvelle forme de collaboration

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

 

(Pixabay, 2018)

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”| Vous vous intéressez à la transformation digitale et à son impact ? Le cours dédié aux nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation pourrait vous aider à mieux comprendre l’enjeu autour des technologies sociales et la manière dont ces dernières transforment les modes de fonctionnement des entreprises.

 

Les médias sociaux ont offert un large éventail de champs d’action et la plupart des entreprises ont intégré ces technologies sociales à leur mode d’organisation. D’une part, elles offrent aux entreprises la possibilité de connaître davantage leur public ainsi que leurs besoins. D’autre part, elles permettent un rapprochement et une interactivité avec ce dernier, susceptible de générer de nouveaux produits via le crowdsourcing et donc d’accroitre considérablement le chiffre d’affaires (Badillo & Roux, 2014).

Faire appel à l’intelligence collective avec le crowdsourcing

En effet, les technologies sociales se révèlent utiles du fait que le contenu généré par les usagers représente une source potentielle d’idées et de créativité. C’est pourquoi de grandes entreprises font appel à leur public pour apporter une solution à un problème et/ou de nouvelles idées créatives. Pour ce faire, ils organisent des concours à travers lesquels ils font appel à l’intelligence collective des internautes pour réaliser afin de répondre aux demandes pouvant concerner aussi bien la campagne publicitaire que l’amélioration de produits, par exemple.

Peut-être que vous avez déjà entendu parler du phénomène de crowdsourcing ? C’est de cela qu’il s’agit. C’est une nouvelle forme de collaboration horizontale axée sur l’open innovation. Découvrez sans plus attendre les entreprises qui se sont inspirées de la créativité du public.

 

#Coca-Cola et le Sweet Story Challenge

(Coca-Cola Co.)

En 2017, dans le but de ne plus utiliser des produits dérivés de la Stévia, du fruit du moine ou d’autres produits protégés, l’entreprise Coca-cola s’est mise à la recherche d’un édulcorant naturel à inclure dans ses produits.

« We’re always searching for newer, better ingredients, and we know that amazing ideas can come from anywhere. » Robert Long, vice-president senior et chef de l’innovation chez Coca-Cola

Pour ce faire, Coca-Cola a mis sur pied un concours du nom de “ Sweet Story Challenge”, pour lequel il invitait le grand public à partager des histoires sous forme d’écrit ou de vidéo présentant leurs pratiques d’utilisation d’édulcorant d’origine végétale ou celles utilisées par une culture ou une communauté. Les gagnants se sont vus remporter 20’000$.

 

 #Starbucks et la plateforme “My Starbucks idea”

Toujours dans une perspective tournée vers l’open innovation, le fondateur de Starbucks a lancé la plateforme “ My Starbucks idea”, en 2008. Cette plateforme a été conçue pour encourager les clients à soumettre leurs propositions d’amélioration sur les produits et les établissements et voir lesquelles avaient été implémentées.

Au-delà de ces aspects, elle offrait également possibilité aux usagers de voter pour des propositions émises par d’autres utilisateurs se trouvant sur la toile. Les nouvelles idées étaient évaluées en fonction de la faisabilité, du branding et de l’intérêt des utilisateurs indiqué par les votes.

Ainsi, au cours des cinq premières années d’exploitation, la plateforme a reçu plus de 150’000 idées et l’entreprise en a mis des centaines en place.

La co-création, une valeur ajoutée pour les entreprises

Ce savant mélange d’open innovation, de co-création avec les clients s’est avéré extrêmement populaire. En plus d’avoir permis à Starbucks d’innover en matière de produits, il a également contribué à accroître la fidélité de la clientèle. En donnant le pouvoir aux clients et en les incitant à participer en valorisant leurs idées, Starbucks a réussi à orienter la créativité du public.

Et vous, avez-vous déjà orienté votre créativité au service d’une entreprise, dans le cadre d’un programme d’innovation collaborative ? Si c’est le cas, racontez-nous votre expérience en laissant un commentaire !

Voici ce que vous pouvez 4 points à retenir sur le crowdsourcing  

(Canva, 2020)

 

BMA / lfo

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Références :

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 20‑34). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Burger-Helmchen, T., & Pénin, J. (2011). Crowdsourcing : Définition, enjeux, typologie. Management Avenir, n° 41(1), 254‑269. https://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2011-1-page-254.htm

The Coca-Cola Co. (2018, février 23). The Sweet Story Challenge. https://www.youtube.com/watch?v=XFyh-lq_oB0

BBC News. (2008, av

L’open innovation : une démarche prometteuse

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC « Innovation, Médias et transformation digitale » | Vous souhaitez comprendre la transformation qui s’opère dans le cadre du digital ? Un cours en ligne de l’Université́ de Genève et de l’Institut Medi@LAB pourrait vous apporter la réponse à vos questions. Il porte notamment sur les nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation et vous permettra de saisir le rôle des usagers dans l’open innovation.

 

L’open innovation à travers les médias sociaux

(Pixabay, 2016)

Le web 2.0 aussi appelé web participatif, a créé de nouveaux lieux et espaces sociaux où les usagers sont invités à produire, échanger et diffuser toutes types d’informations, d’opinions et de connaissances. Cette possibilité d’avoir des interactions sociales de tous types entre les internautes a favorisé ce que l’on nomme l’intelligence collective et a donné naissance à de nouveaux phénomènes telles que le crowdcourcing (Badillo & Roux, 2014), soit une forme de collaboration impliquant des tierces-parties externes à l’organisation.

En ce sens, le développement des médias sociaux a eu un impact majeur.  Théoriquement, les chercheurs s’accordent à penser que ces technologies sociales, de par leur capacité de concentration de ressources, d’informations et d’idées, peuvent favoriser l’innovation et cela notamment dans les entreprises. Actuellement, il semblerait que les recherches menées à ce sujet soient toujours en cours.

Cependant, il est intéressant que constater que dans une logique d’open innovation, les technologies sociales et l’intelligence collective peuvent également être au service du bien commun avec le cas du SARS-Cov-2.

 

L’intelligence collective contre le coronavirus

Récemment, un hackathon « #VersusVirus Suisse » a été lancé en vue de trouver des solutions innovantes pour lutter contre le COVID-19. L’objectif consistait à concevoir, développer et tester des solutions numériques et analogiques pour lutter contre la pandémie (Moeckli, 2020).  Au cours de cet évènement, de nombreux thèmes ont été abordés notamment :

  • La protection des groupes à risque
  • L’impact économique
  • L’après la crise
  • La réduction des fake news

Ce marathon virtuel s’est tenu du 3 au 5 avril 2020, sous le patronage du Département fédéral de l’intérieur (DFI) et du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

(Pixabay, 2020)

 

Par ailleurs, si le sujet vous intéresse, n’hésitez à découvrir, sans plus attendre, notre article qui s’intéresse aux entreprises qui ont opté pour l’open innovation en s’inspirant de la créativité du public, dans les phases de lancement et d’amélioration de produits. C’est par ici.

 

BMA / lfo

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Référence :

Bacchetta Von Beckh, A. A., Beck, M., & Badillo, P.-Y. (2019). Leveraging open innovation through social media : A study on Geneva based SMEs. In Managing digital open innovation. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:116484

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 2034). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Borloz, E. (2020, février 4). L’intelligence collective contre le coronavirus. 24Heures. https://www.24heures.ch/vaud-regions/intelligence-collective-coronavirus/story/10804815

Moeckli, A. (s. d.). Versus Virus ou comment l’intelligence collective peut sauver la Suisse ? Bilan. Consulté 28 avril 2020, à l’adresse https://www.bilan.ch/opinions/alexis-moeckli/versusvirus-ou-comment-lintelligence-collective-peut-sauver-la-suisse

Normand, J. (2020, avril 2). L’intelligence collective suisse pour trouver des solutions face au COVID-19. Croissance et économie inclusive. https://blogs.letemps.ch/jonathan-normand/2020/04/02/lintelligence-collective-suisse-pour-trouver-des-solutions-face-au-covid-19/

Web 1.0 : Tim Berners-Lee et la création du World Wide Web

Written by Sophie D.. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. En 1989, l’informaticien britannique Tim Berners-Lee invente les prémices d’internet: le World Wide Web (WWW). Ses collègues et lui sont remplis de rêves et d’espoirs sur l’avenir de cette invention. Ils n’ont aucune idée des proportions que prendra le net, trente ans plus tard.

Tim Berners-Lee crée internet dans les années 90. Il lui prête déjà un grand avenir. Image: © Paul Clarke / ICT Journal

Quand Berners-Lee pose les jalons du Web 1.0, il travaille pour le CERN. Il a alors deux objectifs:

1. Partager toutes les informations du CERN sur un seul réseau pour faciliter la communication,

2. Connecter les membres internationaux du laboratoire.

A partir de 1990, Berners-Lee et quelques membres du CERN développent les trois principales technologies du Web. Chacun connaît leurs noms, mais peu connaissent leur origine. URL, HTTP et HTML débarquent dans la société. L’inventeur appelle ce premier programme World Wide Web (WWW).

Deux rêves 

Ce premier web est un web statique, sans interactions possibles entre les différents usagers. Avec le web 1.0, Berners-Lee a de grands rêves. Le premier consiste en «un espace commun d’information dans lequel nous communiquons en partageant des informations». Le deuxième consiste en un «Web (qui) soit utilisé de manière si générale qu’il devienne un miroir réaliste de la manière dont nous travaillons, jouons, socialisons».

Un système compatible avec tous les ordinateurs est rapidement créé. Image: © Sergei Tokmakov / Pixabay

Son premier rêve se réalise rapidement. Le World Wide Web est proposé dans le domaine public. Mais il reste limité: utilisable sur un seul type d’ordinateur et très cher. Un système compatible avec tous les ordinateurs est bientôt créé: internet peut s’exporter dans le monde! De plus en plus d’individus s’aperçoivent de son potentiel et permettent le développement de cette technologie. Des entités internationales rejoignent la course, parmi lesquelles IBM, Nokia et Microsoft. 

Son deuxième rêve n’est pas encore réalisé dans les années 90, mais des signes et des projets rendent confiant. Des langages informatiques sont conçus pour être traités par des machines plutôt que par des humains. En 1998, l’inventeur soulignait déjà: «Le potentiel de ce mélange d’humains et de machines travaillant ensemble et communiquant par le biais du web pourrait être immense.»

Internet passe donc du domaine scientifique du CERN au domaine commercial et public. Mais ce n’est que le début: avec le web 2.0, défini comme le web social, internet atteindra de nouveaux sommets. 

 

Vous souhaitez en savoir plus? Lisez notre article sur le passage au web 2.0Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

©Gerd Altmann / Pixabay

 

Références:

Shivalingaiah, D., & Naik, U. (2008). Comparative Study of web 1.0, web 2.0 and web 3.0. Disponible à l’adresse: https://ir.inflibnet.ac.in/bitstream/1944/1285/1/54.pdf

The World Wide Web: A very short personal history. Tim Berners-Lee on World Wide Web Consortium (W3C) (1998). Consulté le 22 mars 2020 à l’adresse: https://www.w3.org/People/Berners-Lee/ShortHistory.html

Photographie de Berners-Lee: ICT JournalChavanne, Yannick. Tim Berners-Lee reçoit le «prix Nobel d’informatique» (2017). Consulté le 22 mars 2020 à l’adresse: https://www.ictjournal.ch/news/2017-04-06/tim-berners-lee-recoit-le-prix-nobel-dinformatique

Article rédigé par Sophie Duperrex

L’innovation technologique peut-elle aussi être au service des aînés ?

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

L’ère digitale a rendu le quotidien plus facile pour certains. En revanche, cela n’a que très peu séduit les personnes âgées. Dès lors, plusieurs entreprises se sont intéressées aux besoins de cette population en conjuguant confort, sécurité et santé afin de leur permettre d’améliorer leur quotidien tout en jouissant de la bienfaisance des technologies.

 

Congerdesign, 2019. Pixabay

L’accélération digital a permis de développer d’innombrables technologies. Ces dernières soulagent les activités du quotidien tout en insufflant un rythme de vie plus rapide.En quelques clics, il est possible de se faire livrer à domicile des mets tout chauds, de regarder une émission à l’heure désirée tout en faisant du shopping en ligne.

Téléphone mobile, tablette, Laptop, TV ; voilà plusieurs supports sur lesquels l’innovation se mue. En quelques mots, l’impensable est devenu réalité. Cependant, alors que le développement des technologies allège le quotidien de certains, cela n’est peut-être pas le cas pour les personnes du troisième âge, qui par ailleurs représente une population en croissance. 

 

Les séniors au cœur de l’innovation 

La Suisse, tout comme de nombreux pays, se trouve confrontée au défi que représente le vieillissement de la population. En 2018, le pourcentage des personnes âgées de 65+ ans se situait à 19%. En 2030, L’Office fédérale de la statistique s’attend à ce que la Suisse atteigne les 23 %, soit une augmentation de 0,6 millions. 

Dès lors, il serait intéressant de réfléchir au développement de technologies en faveur des aînés afin de répondre aussi à leurs besoins. En d’autres termes, c’est l’innovation sociale qui doit aussi être développée. Ainsi les séniors pourront s’approprier cet univers technologique.

 
L’environnement de la maison entre confort, santé et sécurité

Actuellement, plusieurs entreprises dont des start-up ont élaboré des dispositifs technologiques pour l’environnement de la maison en conjuguant confort, santé et sécurité. Parmi ces derniers l’on retrouve :

  • WALK : un dispositif qui vient en aide aux personnes ayant des troubles de la marche.
  • eSMART : le premier tableau de bord interactif et connecté de l’habitat.
  • E-vone : la chaussure connectée qui détecte les chutes et est capable de localiser son porteur à l’intérieur comme à l’extérieur.
  • ETOLYA : Un chemin lumineux qui ne s’allume que lorsque la personne se lève, avant que ses pieds ne touchent le sol.
  • Cutii : Le robot équipé d’un système de reconnaissance vocale qui se déplace à volonté et peut appeler les proches grâce à la visioconférence. D’ailleurs ces derniers ont été mis à la disposition de maison de retraite dans le Nord de la France pendant le confinement, relate France3.
  • Auxivia : Un verre connecté et doté d’une partie lumineuse qui s’active lorsqu’il faut boire.

 

Le robot Cutii, le nouveau compagnon des seniors. © Cutii, 2020

Voici quelques-unes des idées innovantes du moment. Et vous, est-ce que vous y avez pensé ? Voilà de quoi vous occuper durant cette période de ralentissement général.

BMA / lfo

Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Paradoxe et défis de « l’accélération digitale ». La Tribune de Genève, 2017.

Office fédéral de la statistique—OFS. (s. d.). Consulté 7 avril 2020, à l’adresse https://www.media-stat.admin.ch/animated/chart/01pyramid/ga-q-01.03.02-dashboard.html.

 

 

Le système technique des médias

Written by Cecilia L.. Posted in L'ère des médias

| L’ère des médias | Fonctions des médias | Le système technique des médias | Mars 2020 |

Durant le semestre de printemps 2020, dans le cadre du MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale », les étudiants de l’Université de Genève en journalisme et communication vont définir ce qu’est l’ère des médias et ses différentes composantes. Cet article passera en revue la technique et l’évolution des médias afin de comprendre l’écosystème sur lequel il repose.


© Infographie – Système Techniques

A l’heure où certaines rotatives sont à l’arrêt, le retour de la télévision au coeurs des foyers résonne comme une victoire pour ce média traditionnel. Avant de prendre place dans nos salons, il lui a fallu quelques innovations et évolutions techniques. Découvrons ensemble le parcours de la TV au fil du temps !

Les réseaux de diffusion

Contrairement au chemin de fer, les réseaux transportent désormais de l’information et des messages. L’intérêt d’une approche historique est de montrer que des formes préexistantes préfigurent dans les modèles de communication. Le système technique des médias transforme ces modèles en les informatisant.

Concernant les réseaux de diffusion, la hiérarchie est descendante et unilatérale. Un point émetteur central diffuse les messages vers les points récepteurs. Les points récepteurs sont passifs. Ils ne renvoient pas l’information. Les modalités de transport se font par les airs ou bien par les câbles. 

Trois générations de réseaux

  • Le réseau Hertzien : En 1926, la télévision se développe progressivement. Il s’agit d’une télévision hertzienne qui fonctionne par les airs. Les usagers ont des antennes de réception et reçoivent le signal qui correspond. Le poste de télévision de 1950 propose très peu de chaînes et il ne diffuse qu’à certaines heures. La télévision agit comme un unificateur des familles. 
  • Le réseau câblé : En 1970-80, de nouvelles technologies apparaissent pour diffuser les chaînes : le câble et le satellite. Les progrès techniques permettent la diffusion de nombreuses images. Elles restent unilatérales puisqu’elles sont contrôlées par les stations de diffusion. La logique unificatrice cède sa place à une segmentation forte des usages. La multiplication des chaînes s’accompagne de la diversité des points de vue. 
  • La réseau satellite : Les systèmes techniques s’amplifient de génération en génération. Cela implique également des sauts technologiques successifs. De nos jours, les télécoms permettent de regarder la télévision par le biais d’un opérateur câblé ou via le smartphone. Toutefois, les télécoms sont en déclin depuis une décennie à cause de phénomènes nouveaux, comme par exemple la nouvelle télévision autour d’Internet. TV 3.0

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Un média qui organise les sociétés

La télévision se révèle être une réelle innovation car elle contribue à un ancrage fortement technologique des médias. Le système technique découle de l’héritage des courants théoriques. Il est aussi lié à la fonction des médias. Les médias ont pour but d’informer, mais ils interviennent également dans l’organisation des sociétés.

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