Articles marqués avec ‘innovation’

L’UGC, trois lettres au service du marketing

Written by Amizero N.. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

Genève, 13 mai 2020. Avec le web 2.0, le monde du web a évolué vers l’interactivité et cela a notamment permis aux utilisateurs de prendre le pouvoir. Les entreprises peuvent profiter jouir de ce nouvel aspect en utilisant le contenu généré par les utilisateurs (UGC).   A sa prochaine rentrée, l’Université de Genève va proposer une formation MOOC « Innovation, Médias et Transformation digitale » qui répondra à vos questionnements sur le sujet.

Qu’est-ce que l’UGC ?

Créer du contenu fait partie intégrante de n’importe quelle stratégie marketing mais cela reste un défi permanent pour les entreprises n’ayant pas les ressources et/ou l’expertise nécessaires pour en créer à une large échelle. Comment donc créer du contenu en moins de temps et avec moins d’efforts ?

La réponse se trouve grâce au contenu généré par les utilisateurs (Badillo et al. , 2014) – user generated content en anglais – qui permet aux utilisateurs d’aider une entreprise en créant du contenu. Ce serait donc de la publicité gratuite et d’une certaine manière plus fiable et crédibles pour les consommateurs car la confiance envers les publicités faites par les marques baisse. Il se décline de plusieurs manières (articles de blog, des photos, des vidéos ou encore des commentaires) et s’oppose aux contenus traditionnels créés par des marques.

L’UGC, si bien utilisé, peut être un indispensable à intégrer dans la stratégie de votre entreprise. Il favorise l’implication et la fidélisation des clients. A travers ce contenu, les consommateurs ont le sentiment d’appartenir à une communauté et que leurs avis et commentaires sont appréciés et sont utiles : ils se considèrent comme des ambassadeurs de la marque.

Médias Sociaux, Aide, Prise En Charge

2 types d’outils pour augmenter son UGC

  1. Sites de partage et de conversion

L’UGC a une certaine valeur uniquement s’il est partagé. Il est donc nécessaire d’utiliser permettent de stimuler des ventes et d’augmenter les conversions si un bouton Call to action les encourage. Les sites Tint et Stackla recherchent pour vous le contenu généré par les utilisateurs et vous permettent de créer et de modérer des flux d’UGC sur votre site internet.

  1. Logiciels de concours

L’un des moyens les plus simples pour accroître son UGC est d’organiser un concours sur les réseaux sociaux afin de générer puis collecter du contenu. Pour ce faire, les concours de partage de photos et les concours d’hashtag sont deux excellents moyens pour obtenir de l’UGC de haute qualité.

Les logiciels de concours, tels que Shortstack et Wishpond, vous permettent de créer des landing pages et des widgets à placer sur son site afin d’agrandir la portée du concours sur plusieurs plateformes.

La thématique de l’UGC demande beaucoup d’attention. Avec son MOOC, l’Université de Genève permettra de s’y intéresser plus en profondeur dès la rentrée !

 

JNA – étudiante Medi@-Lab

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Sources :

BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante. In: Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 20-34.

https://www.youtube.com/watch?v=6Jv0wsAlFnU

https://www.digitalcorsaire.com/qu-est-ce-que-user-generated-content/

 

 

L’INNOVATION TECHNOLOGIQUE EST-ELLE COMPATIBLE AVEC LA PROTECTION DES DONNÉES DE L’UTILISATEUR ?

Written by Luana G.. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

L’Université de Genève propose au public un Mooc sur l’innovation, dont le module 5 traite de la transformation digitale  des médias. Dans cet article je vais me baser sur la séquence 1 du module 5 : “La première ère de la transformation digitale : technologie de l’information, e- commerce, longue traîne” et discuter plus particulièrement du paradoxe entre innovation numérique et protection des données. L’implication des usagers dans l’élaboration de produits est de plus en plus répandue (cf. “crowdfunding” des articles précédents), mais en parallèle, la question de la protection des données n’a jamais été autant présente dans le débat public. Alors innovation numérique peut-elle aller de pair avec la protection des données des utilisateurs ?

 

Innovation descendante ou ascendante ? 

Genève, 13 mai 2020 – Le modèle dit “technology push” a longtemps été dominant en matière d’innovation technologique. Ce modèle élaboré par Joseph Schumpeter met la science et les entreprises au coeur de l’innovation, et si cela a été vrai pendant de nombreuses années, cette vision de l’innovation est en train de changer. Récemment, les firmes ont compris l’importance des usagers dans l’élaboration d’un produit et tentent de plus en plus de les inclure : il s’agit d’un processus bottom-up. Cette vision de l’innovation technologique s’intéresse aux consommateurs directement en abordant une log

ique participative et donc, une innovation ascendante. Les entreprises ne vont plus se contenter d’imposer aux usagers leurs produits, au risque d’en décevoir une grande partie, mais vont plutôt écouter les avis afin de trouver une solution globale qui pourra satisfaire un maximum de consomm

ateurs. Cette tendance à replacer l’usager au centre de l’innovation a été suivie notamment par le géant “Nike” qui en 2018 à Paris avait lancé un concours permettant aux internautes de désigner la pair de leur rêve, les gagnants ont ainsi vu leur paire produite et distribuée par la marque. 

Et quid de la protection des données ?
Le hic de ce paradigme d’innovation ascendante s’inscrit dans la protection des données des usagers. Cette notion de sphère privée est plus que jamais un problème dans notre société actuelle, notamment suite aux divers scandales de Facebook ou plus récemment, de l’application “Zoom”. Cette notion est également floue et très complexe, la plupart des gens ne se rendent même pas compte que leurs données personnelles sont exploitées. Il n’existe par ailleurs pas de consensus sur la définition de la sphère privée, dont chacun a une perception différente et plus ou moins laxiste.
Cependant, à l’ère des smartphones et d’internet, le débat est plus que présent et demande une solution ou au moins, une clarification. Les données personnelles appartiennent légalement à la personne concernée, mais dans la pratique ce droit est difficile à faire valoir. Une des solutions avancée serait de procéder via une banque de données personnelles, dont l’individu aurait le contrôle et pourrait permettre ou non l’accès à un tiers. La faisabilité d’un tel projet reste à prouver, la seule certitude est la criticité de la situation actuelle et le besoin des usagers d’obtenir une solution pour protéger leur vie privée, seul l’avenir nous dira comment.

La protection des données en quelques minutes : https://www.youtube.com/watch?v=MXwKr5wGFwU

LG

Sources : 

  • BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. La ré-innovation numérique et les nouveaux usages. In: Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 146-157.
  • BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante. In: Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 20-34.

Le nouveau modèle économique des médias de masse

Written by Sven G.. Posted in La Galaxie de Gutenberg, premier âge des "mass media", Les piliers des mass media : vers une modification des paradigmes, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale »

Il ne fait plus aucun doute, Internet et le numérique ont complètement bouleversé nos vies. Alors qu’aujourd’hui le monde entier surfe sur le web, les médias de masse se trouvent à un tournant de leur existence : leur modèle économique d’antan est chamboulé par les grands acteurs du numérique. Ce nouveau modèle ne met-il pas en péril le journalisme dans son ensemble ?

La création du World Wide Web a considérablement changé notre façon de vivre. Cette innovation a accéléré notre monde à une vitesse que personne n’aurait pu imaginer il y a une trentaine d’année. Petit à petit, Internet a touché tous les domaines possibles et aujourd’hui, il est au centre d’une problématique actuelle et récurrente : la crise des médias. En effet, la Googlization, ce phénomène d’expansion des technologies de recherche de l’entreprise homonyme dans divers marchés, semble radicalement changer le journalisme, quitte même à supprimer la profession telle qu’on la connaît aujourd’hui. Mais pourquoi ? Pour le comprendre, revenons d’abord sur le concept même de Googlization.

Le SEO, des entreprises aux médias

Toute entreprise de nos jours développe son positionnement sur Internet. Afin de donner plus de visibilité à un produit ou simplement à la marque, cette dernière a recours au procédé du Search Engine Optimization. Ce dernier consiste à augmenter le trafic sur la page web de l’entreprise en la référençant sur les moteurs de recherche. Mieux cette dernière est référencée, plus elle gagne en visibilité. Récemment, cette pratique s’est transposée aux médias. En effet, une étude menée en 2016 par Giomelakis and Veglis (Badillo, 2020) a démontré que les sites Internet des médias grecs ayant le plus de trafic étaient aussi ceux qui avaient le meilleur référencement. Il y a donc un effet direct entre les moteurs de recherche et le trafic sur les sites web des médias et de ce fait, sur la production médiatique en elle-même. En effet, cette recherche de trafic a donné lieu à ce que l’on considère comme le nouveau modèle économique des médias.

La Googlization, nouvel acteur économique

Il y a peu, le modèle managérial de base des médias était considéré « à deux versants »: il reposait d’une part sur les abonnements des consommateurs et d’autre part sur les annonces publicitaires. Avec l’avènement d’Internet, les annonceurs ont petit-à-petit délaissé les médias de masse classiques pour se tourner vers Internet, dont le coût est radicalement moins cher. En pleine crise, les médias ont donc dû trouver d’autres moyens de se financer et, c’est là toute l’innovation de ceux-ci ces dernières années, ils ont suivi le mouvement pour voir leur activité fleurir sur le web. L’utilisation du Search Engine Optimization par les médias leur est bénéfique car elle leur permet d’augmenter le trafic et ainsi récolter des données sur les internautes qui visitent leur site Internet. On parle ainsi d’un nouveau modèle économique car ce ne sont plus uniquement les abonnements et la publicité qui constituent le revenu principal des médias, mais bien la recherche de données (Badillo, 2020). De ce fait une question se pose : ce nouveau modèle a-t-il toujours pour objectif de produire de l’information ?

Le nouveau modèle économique tend à privilégier la recherche de données plus que la création de contenu de qualité. (Badillo, 2020)

Cette recherche constante de données afin de cibler le contenu à proposer aux consommateurs est à la base d’une destruction créatrice des médias (Badillo, 2020). En effet la recherche constante de données a détruit le modèle économique de base pour créer un nouveau système dans l’industrie, qui semble détruire le journalisme tel qu’il est connu aujourd’hui. Cette course aux données pousse les médias à proposer un contenu ciblé qui parfois n’est pas en accord avec leur ligne éditoriale et cela uniquement afin de créer du trafic. Une pratique qui tend vers une limitation de la créativité. Les plateformes de réseaux sociaux et les moteurs de recherche valorisant désormais l’information, ces derniers incitent les organismes de presse à produire un certain type de contenu, comme les vidéos, ou en dictant les activités éditoriales au travers des normes de conception. Les plateformes et les moteurs de recherche sont donc devenu explicitement éditoriaux de contenu (Badillo, 2020).

Ainsi, le numérique, et en particulier le concept de Googlization, bouleverse le journalisme et les trois piliers des médias de masse que sont la production, la conception et la diffusion de l’information. Une notion que ma collègue Eva MacNeill a approfondi dans son article « Les piliers des médias traditionnels ou la pression des changements de réseaux » que nous vous invitons à lire pour approfondir le sujet.

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Références

Article en cours de publication chez Ringier Axel Springer : Badillo, P.-Y. (2020), Innovation and Media: Googlization and Limited Creativity.

Badillo, P.-Y. « Module 1 : Innovation et médias » [notes prises dans le cadre du cours Innovation, médias et transformation digitale], Université de Genève.

Ville de Genève (12 juin 2019). ActMédia – 14 septembre 2018 | Googlization et concentration des médias. Consulté à partir de https://www.youtube.com/watch?v=9wKK9hteXpE 

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Sven Grossenbacher 

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« Le User Generated Content », Trendyword ou potentiel levier de succès pour les stratégies SEO ?

Written by Mariama M.. Posted in L'innovation ou la destruction créatrice des médias, Medi@studies, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Genève, le 13 Mai 2020

Durant le semestre de Printemps 2020, l’Université de Genève à travers Medialab propose ce cours aux étudiants et experts en communication. Le troisième volet de ce MOOC, L’innovation ou la destruction créatrice et les médias est consacré à la notion de « User Generated Content ». Cette leçon se propose de démystifier ce concept afin de le rendre accessible à tous. L’objectif est d’en avoir les connaissances fondamentales en évoquant son contexte d’émergence, sa pratique et son impact dans une stratégie de communication efficiente.

 

Une genèse impulsée par les usagers ?          

L’audience, composée d’internautes, est passé du stade passif à celui d’actif (Jenkins, 2006). Avec cette convergence, une participation active sur la création et la diffusion de contenus pousse l’usager au-devant de la scène. C’est là que le User Generated Content prend tout son sens en faisant participer l’usager/consommateur. Historiquement, les années 2000, avec l’avènement du web, marquent le début de ce nouveau paradigme. Dans le jargon communicationnel, ce concept « favorise l’intelligence collective par le biais des échanges entre utilisateurs et donne ainsi naissance à de nouveaux phénomènes, tel que le crowdsourcing » (Badillo, 2013). Il va s’en dire que ces contributions permettent de connaître et comprendre les consommateurs, leurs réactions, ce à quoi ils sont sensibles et leurs attentes. L’analyse de ces données grâce à des algorithmes peut s’avérer cruciale quand la marque réfléchit à de nouveaux produits ou services, ou comment renforcer ou infléchir sa stratégie.

L’engagement des cibles marquée par l’usage des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux permettent l’émergence d’une stratégie marketing conversationnelle, où l’échange avec les utilisateurs est valorisé. En ce sens, comment peut-on définir cette notion ? elle désigne « un groupe d’applications basées sur Internet qui s’appuient sur les fondements idéologiques et technologiques du Web 2.0 et qui permettent la création et l’échange de contenu généré par l’utilisateur » (Kaplan et Haenlein, 2010). A partir de là, l’UGC devient une aubaine pour les entreprises grâce à ce contenu généré par la contribution des internautes. L’avantage de cette technologie sociale résulte en la facilité d’utilisation et de partage des photos/vidéos sur ces réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, etc. Quand la marque est mise en valeur par son public, l’impact est conséquent avec un taux d’engagement efficient.

LEGO ou la nouvelle voie de conception des jeux !

Sur internet, les contenus se retrouvent sous différentes formes : les tweets et post, le partage de vidéos/ photos. Ceux-là sont ensuite massivement utilisés car constituant une mine d’or pour les entreprises et grandes marques. C’est le cas de Lego. Lego est une marque danoise qui fabrique des jeux basés sur des briques élémentaires à assembler. Afin de maintenir son statut de leader, la marque profite de la sortie du film LEGO Movie 2 (2018) pour lancer le Projet Kronkiwongi. La marque, à travers ce dit projet veut rappeler aux parents que ce jeu LEGO est une question de créativité et de sensibilisation, tout en capturant les apprentissages pour stimuler l’innovation marketing. Le concept du projet est aisé ! Les enfants doivent construire un « Kronkiwongi », puis présenter leur création sur les réseaux sociaux. Aussi simplet soit-il, il en découle des résultats mondiaux impressionnants. Le taux d’engagement sur leurs réseaux sociaux augmente affectant positivement leur chiffre d’affaires.

Mariama Faye MANE

Concepts clés : User Generated Content, Usager, Réseaux sociaux, Marque

Références

  • BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. « La ré-innovation numérique et les nouveaux usages ». In : Le futur est-il e-media ? Paris : Economica, 2014. p. 146-157.
  • BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. « Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante ». In : Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ? Paris : Economica, 2014. p. 20-34.
  • Kaplan, A. M., Haenlein, M., « Users of the world, unite! The challenges and opportunities of Social Media », Business Horizons, n° 53, 2010, p. 61

L’ère du Big Data : Le monde à la merci des données

Written by Jennifer N.. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

Le Big Data est apparu dans les années 90 grâce aux améliorations des systèmes de stockage de l’information. Il a pris une ampleur telle que selon de nombreux économistes le Big Data représente l’or noir du 21ème siècle. Pour mieux comprendre ce que cela signifie, nous allons détailler les enjeux de ce phénomène.

Le Big Data signifie en français « données massives » ou encore « mégadonnées ». Il est question ici de toutes les informations que l’on peut récolter grâce à des appareils électroniques connectés. Lorsque l’on fait une recherche sur Google ou que l’on « like » une photo sur Facebook, ceci génère une information qui est ensuite stockée sous forme de données. Cependant, telles quelles, les données ne peuvent pas réellement être utilisées. Il a donc fallu créer des algorithmes assez puissants pour traiter, organiser et exploiter ces données.

Comprendre le Big Data en 5 points 

Pour mieux concevoir ce qu’est le Big Data, il est possible de le définir et de le décortiquer selon 5 paramètres clés, les 5V :

Une innovation à double tranchant 

Vous l’aurez compris, ces données représentent une mine d’or pour toute personne ou groupe sachant les maîtriser. Mises bout à bout, elles peuvent déterminer les habitudes de consommation d’une personne ou d’une population entière ou encore prédire des événements divers tels que la météo, le taux de remplissage d’un hôtel ou l’apparition de maladies. Cependant, comme dans toute technologie, des avantages et des inconvénients existent.

Les avantages :

  • Optimiser les ventes : que ce soit pour les entreprises privées ou publiques, les données sont primordiales. Elles permettent d’optimiser l’offre en fonction des clients ou utilisateurs. Ainsi les CFF sont capables de prévoir le taux de remplissage de leurs trains pour offrir à l’usager la possibilité de choisir la course qui lui conviendra le mieux. Dans un autre domaine, Apple par exemple utilise les données pour améliorer ses produits et augmenter ses ventes.
  • Aider les patients : dans le secteur médical, les données sont d’une aide précieuse lorsqu’il s’agit de mettre en place ou d’ajuster le traitement d’un patient.

Les inconvénients :

  • La protection des données : c’est l’inconvénient majeur car il est difficile de garantir une protection complète de la vie privée sur internet. En effet, on se souvient tous des scandales liés à des vols de données ces dernières années.
  • Garantir la démocratie : comment garantir une démocratie totale lorsque des informations sur le comportement de vote et sur les intérêts d’un peuple sont utilisées pour promouvoir un camp plutôt qu’un autre ? Cette problématique est parfaitement illustrée par l’affaire Cambridge Analytica.

Cette technologie étant relativement jeune, tout l’enjeu sera de trouver un équilibre pour que ces données profitent au plus grand nombre, et ce, avec le minimum d’effets négatifs.

Le développement du Big Data a été possible, grâce aux avancées technologiques de ces dernières années que nous vous avons détaillées dans nos précédents articles. Pour en savoir plus, découvrez le MOOC « Innovation, médias et transformation digitale » de l’Université de Genève. Il vous permettra de suivre des cours en ligne pour approfondir, entre autres, vos connaissances sur les fondements technologiques et économiques de la transformation digitale.

60 secondes pour mieux comprendre le Big data:

JN/LF

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Références:

Télévision, symbole de la galaxie Marconi: trois générations pour trois usages différents

Written by Isabelle A.. Posted in La galaxie Marconi, l'ère des réseaux de diffusion

[MOOC: Innovations, Médias et Transformation digitale] La télévision, grand média de la Marconi, voit le jour en 1926. Son évolution va passer par trois générations. Avant d’être la télévision telle que nous la connaissons aujourd’hui, elle était diffusée par voie hertzienne dès 1929, puis apparaissent le câble ainsi que le satellite dans les années 70. L’arrivée d’internet donne naissance à la télévision 3.0. Ces différentes étapes ont radicalement changé les manières de consommer l’information. Si les théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation vous parlent, cet article dans le cadre d’une thématique du MOOC est fait pour vous.

 

Télévision de salon vers 1960. Source: Musée de la communication de Berne

La télévision hertzienne: le temps d’une télévision unificatrice

La première génération représente la télévision hertzienne qui comporte peu de chaînes et ne permet que peu d’heures de visionnage par jour. C’est la BBC qui a commencé à émettre la première chaîne en 1929, mais la qualité de l’image n’attirait pas encore un grand public (Badillo et Roux, 2009). C’est à partir de la fin de la seconde guerre mondiale, grâce à la technologie de télévision à balayage électronique, que la télévision va connaître un grand succès. (Bertho-Lavenir, 2009). A cette époque, elle est très familiale et rassembleuse puisque tous regardent la même émission au même moment, ce qui permet d’imaginer la population en tant que communauté et tendre vers un « nous » rapproché. La télévision est comme imposée aux téléspectateurs et ce qui était diffusé à l’écran était considéré comme acquis. La télévision était pensée comme une contribution à la construction de l’identité nationale. Elle avait un projet de service public qui consistait à élever le téléspectateur et lui permettait de mieux comprendre les communautés et son entourage. S’adressant à un public de masse, elle représentait un médium de flux qui permettait une certaine synchronisation de la population.

 

L’apparition de la télévision par câble et satellite

La seconde génération débute dans les années 1970 et correspond à la télévision « multi-channels ». La transmission est toujours majoritairement hertzienne, mais le câble fait son apparition. Alors que la télévision par câble naît aux Etats-Unis à la fin des années 40 grâce à John Watson, ce n’est que dans les années 70 qu’elle connaît une progression. Le câble permet une meilleure réception des signaux hertziens de télévision dans les régions montagneuses ou excentrées (Badillo et Roux, 2009). A la fin des années 70, aux États-Unis, ce sont près de 16 millions de ménages qui sont abonnés. En parallèle, en 1975, Gérald Levin introduit, avec HBO (Home Box Office), le principe de la télévision payante en s’appuyant sur des satellites. C’est la première fois dans l’histoire de la télévision qu’une chaîne utilise la voie des câbles et des satellites qui était auparavant réservées à la radio (Balle, 1995).

L’émission de Temps présent de la RTS s’est rendue en décembre 1980 au Québec pour un reportage présentant « la télévision de demain », selon le journaliste. Celui-ci a visité le siège de Videotron, une entreprise pionnière de la télévision par câble qui comptait à cette époque 100’000 abonnés et qui proposait 35 programmes. Regardez le reportage:

Ces innovations permettent une diversité au niveau des chaînes, ce qui créé une segmentation de l’offre. « Avant, c’est la télévision qui donnait rendez-vous au téléspectateur, aujourd’hui, de plus en plus souvent, c’est le téléspectateur qui donne rendez-vous à la télévision » (Balle, 1995). Cela tend vers une « asynchronisation » de la population. Alors qu’avant la télévision construisait un agenda, un menu de discussion, la télévision d’aujourd’hui ne créé plus cet esprit rassembleur.

 

Vers la TV 3.0

Cette troisième génération se caractérise par l’ajout d’internet aux autres moyens (hertz, câble et satellite). Si la phrase de Balle citée plus haut, faisait déjà sens en 1996 avec la révolution numérique, elle prend encore plus d’importance aujourd’hui. Avec l’avènement d’internet, les programmes sont à la demande et le visionnement d’émissions est possible en tout temps. Le support a également changé : alors qu’avant la télévision se regardait à travers un téléviseur, aujourd’hui, les contenus télévisés voyagent sur de multiples plateformes. De plus, les plateformes de streaming viennent faire de l’ombre à la télévision et semblent créer un clivage générationnel. La question qui reste en suspens est alors: comment rendre la télévision attrayante pour les milléniaux ?

Pour en savoir plus sur l’usage d’internet à travers le satellite, lisez l’article qui suit: « Empreinte satellite: du sol lausannois à l’espace ». ⬇️

 


 

Voici les différentes références sur lesquelles nous nous sommes basées pour rédiger cet article :

Badillo, Patrick-Yves, et Dominique Roux. « Les 100 mots des télécommunications »Presses Universitaires de France, 2009, pp. 29-63.

Balle, Francis. « Chapitre III. Les médias en question », Francis Balle éd., Les médias. Presses Universitaires de France, 2020, pp. 80-114.

Balle, Francis. « L’école, la télévision et les technologies nouvelles », Réseaux, vol. 71, no. 3, 1995, pp. 117-127.

Bertho-Lavenir, Catherine. « La main sur le signal : changement technique et identité collective dans la télévision française (1935-1995) », Le Temps des médias, vol. 13, no. 2, 2009, pp. 122-140.

Les archives de la RTS, Temps présent « Bienvenue chez Videotron » (1980, 11 décembre): https://www.rts.ch/archives/tv/information/temps-present/11205578-bienvenue-chez-videotron.html.

 

 

Isabelle Aeschlimann, étudiante de Medi@LAB.

Ubérisation au centre de la disruption digitale

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”|Les théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation vous intéresse et vous souhaitez en savoir davantage ? Découvrez le cours proposé par l’Institut Medi@Lab qui s’intéresse aux innovations disruptives ainsi qu’au concept d’ubérisation.

 

Les mutations digitales

De par la révolution digitale, le champ des possibles s’est élargi en créant une place aux nouvelles formes de consommation, de pratiques et d’usages. Les modes de vie actuels, où chacun peut se connecter sur différents supports technologiques, ont amené certaines entreprises à orienter leurs activités en fonction de ces mutations digitales. De cette manière, elles se sont positionnées au-devant de la scène en répondant aux besoins des consommateurs avec des offres innovantes.

 

 

La disruption digitale avec Uber

Uber, soit l’entreprise qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport, a bousculé le marché du transport privé.

« C’est un tournant pour le marché économique marqué par Uber. » Maurice Levy 

En élaborant un service permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact directement, Uber a en quelque sorte, redéfinit les contours de cette industrie, grâce à ses prix compétitifs. Si le marché traditionnel des taxis doit faire face à ce nouveau concurrent, il en est de même pour d’autres domaines qui se sont vus également uberiser tels que celui l’hôtellerie, de la location de voiture ou encore du secteur bancaire.

 

La désintermédiation

Ce qui différencie ces nouvelles entreprises telles que Uber, c’est la relation directe entre le client et le prestataire. En supprimant les intermédiaires qui liaient le client et le prestataire, cela a transformé leurs rapports, permettant ainsi à ces derniers de se mettre en contact en quelques clics.

À cela s’est ajouté le système de notation où le chauffeur comme le client peut attribuer des points l’un à l’autre. Ainsi, cela a permis de noter les chauffeurs de par leur service et les clients de par leurs attitudes et comportements. En ce sens, ce système d’auto-contrôle s’est révélé être un bon moyen de suivi du bon déroulement des prestations ainsi que du personnel indépendant.

https://mbamci.com/uberisation-se-faire-uberiser

 

 

L’arrivée de Uber Eats 

Depuis peu, le leader des transports privés a étendu son offre en proposant le transport de marchandises alimentaires, Uber Eats. La création de ce dernier, arrivé sur le marché en 2016, a également fait concurrence aux livreurs déjà présents, tels que Smood et Just-Eat.

Cette nouvelle place dans le marché a permis à certains restaurateurs de proposer des plats livrables à domicile par l’intermédiaire de Uber Eats. Bien que cela facilite le quotidien des consommateurs à domicile, ce n’est pas le cas des serveurs qui se doivent de travailler dans les restaurants où une partie de la clientèle n’est que rarement présente et où les pourboires sont désormais octroyés aux livreurs.

 

Vers l’innovation sociale ?

En somme, les mutations digitales ont créé des opportunités pour certains mais ont également soulevé des craintes chez d’autres, notamment en matière de destruction de l’emploi. En effet, si la transformation digitale a modifié plusieurs secteurs d’activité, ne faudrait-il pas repenser à cadrer les modalités de la disruption digitale? Selon le Professeur Badillo, il n’est pas nécessaire de les cadrer mais plutôt de réfléchir à l’innovation sociale en définissant les conditions d’orientation des innovations vers les besoins sociétaux fondamentaux afin d’y répondre (Badillo, 2016). 

Actuellement, quelques entreprises se sont intéressées à développer des technologies adaptées aux besoins des personnes âgées. Si la transformation digitale qui s’opère dans ce cadre vous interpelle, n’hésitez pas à lire cet article. 

 

LFO / bma

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Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Réfléchir à l’innovation sociale. In: Carrefour Media : magazine de l’union suisse des attachés de presse , 2016, vol. 41, p. 24-25.

Delphine Cuny, « Tout le monde a peur de se faire Uberiser » : Maurice Lévy », La Tribune (en ligne),‎ 17 décembre 2014. consulté le 5 mai 2020.

 

GAFAM et NATU : la nouvelle économie digitale

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”| Vous voulez en savoir davantage sur les géants du web que l’on nomme communément les GAFAM et les NATU? Suivez sans plus attendre le cours dédié aux des théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation de l’Institut Medi@Lab.  

 

Les Géants du Web

Google, Apple, Facebook, Amazon représentent les pionniers dans le marché numérique. Ces Géants du Web que l’on surnomme les GAFA ou GAFAM si l’on inclut Microsoft, se sont imposés en redéfinissant les frontières de l’informatique grâce à leur capacité d’innovation. Cependant, depuis ces dernières années, leur position sur le marché tend à être concurrencée par les NATU; Netflix, Airbnb, Tesla, Uber. Dès lors, il s’agit de se demander si ces derniers sont de réels concurrents ou simplement des entités qui viennent compléter les lacunes numériques préexistantes.

 

 

Les GAFAM produisent un chiffre d’affaires équivalant à plus de 800 milliards de dollars et possèdent la plupart des agents économiques disponibles en ligne. Leurs principales caractéristiques sont leur envergure internationale en termes d’utilisateurs et de stockages de données.

À l’instar des Big Five, l’on retrouve les NATU, qui valent plus de 58 milliards de dollars. Ces nouveaux acteurs se sont créés un public, une audience et des consommateurs prêts à utiliser leur service et ce en peu de temps. Tout comme les GAFAM, ils ont su user de la transformation digitale pour développer une offre en corrélation avec les nouvelles pratiques émergentes de cette décennie. Bien que leur croissance soit exponentielle, les NATU n’ont pas encore le poids économique des GAFAM, à l’heure actuelle.

Retrouverez un graphique représentant les chiffres d’affaire des GAFAM et NATU.

Complémentarité et concurrence : le cas des plateformes de VoD? 

Amazon a lancé Amazon Prime Video, soit un service VoD, en 2007. À son tour, Netflix développe une plateforme similaire, la même année, soit un service de vidéos en streaming sur abonnement. La facilité d’accès aux contenus, ajoutée à la richesse de l’offre et aux forfaits attractifs ont permis à tous deux d’obtenir le succès désiré, amenant ainsi à une concurrence certaine. Netflix totalise 183 millions d’abonnés payants en mars 2020 contre 150 millions en janvier 2020 pour Amazon Prime Video. Bien que Netflix soit le n°1, il semblerait que le challenge soit de taille. Face à ce géant américain, les offres de plateformes VoD se sont multipliées. L’on retrouve parmi les plus connues :

  • Canal + Series
  • OCS Go
  • Apple TV
  • Disney Chanel

Chaque service offre des catalogues, des fonctionnalités et des prix différents, il conviendra de choisir celui qui vous convient le mieux en fonction des atouts et des inconvénients.

Et vous, est-ce que vous utilisez les plateformes VoD ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous communiquer vos préférences en laissant un commentaire ?

LFO / bma

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Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Réfléchir à l’innovation sociale. In: Carrefour Media : magazine de l’union suisse des attachés de presse , 2016, vol. 41, p. 24-25.

BUSINESS, BFM. « Airbnb: un chiffre d’affaires trimestriel record ». BFM BUSINESS. https://bfmbusiness.bfmtv.com/airbnb-un-chiffre-d-affaires-trimestriel-record-1568739.html (11 mai 2020).

« Infographie: L’ascension des GAFAM ». Statista Infographies. https://fr.statista.com/infographie/12778/evolution-du-chiffre-affaires-des-gafam/ (11 mai 2020).

« Résultats entreprise NETFLIX, chiffre d’affaires (CA) et bilan NETFLIX NFLX NASDAQ – Boursorama ». https://www.boursorama.com/cours/societe/chiffres-cles/NFLX/ (11 mai 2020).

« Résultats entreprise TESLA, chiffre d’affaires (CA) et bilan TESLA TSLA NASDAQ – Boursorama ». https://www.boursorama.com/cours/societe/chiffres-cles/TSLA/ (11 mai 2020).

« Uber a perdu 8,5 milliards de dollars en 2019 ». 2020. Siècle Digital. https://siecledigital.fr/2020/02/10/uber-a-perdu-85-milliards-de-dollars-en-2019/ (11 mai 2020).

 

Du Web 1.0 au Web 4.0 : une évolution fulgurante

Written by Sophie D.. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Du monde scientifique à la vie quotidienne, le Web se développe à une vitesse impressionnante. En voulant nous simplifier la vie, il se pourrait bien qu’il en fasse trop. L’évolution du web : montée au paradis ou descente aux enfers ?

Source: cours Innovation, médias et transformation digitale (Badillo, UNIGE, 2019)

De l’invention à l’innovation

Badillo (2019) explique qu’Internet atteint 50% des ménages en moins de 5 ans (Cours Innovation, médias et transformation digitale, UNIGE, 2019). A titre comparatif, il aura fallu environ 70 ans au téléphone, 50 ans à la radio et 15 ans à la télévision pour s’imposer. Pour les réseaux sociaux qui s’ensuivent, c’est moins de 2 ans avant d’atteindre la moitié des ménages. Ces chiffres soulignent la rapidité avec laquelle cette invention « Web » pénètre la société, la changeant à jamais. En se propageant, l’invention se transforme en innovation.

Evolution du Web 

Alors que le web 1.0 se développe dans le monde scientifique du CERN, il prend quelques années seulement à atteindre le commun des mortels. Il commence par changer les mondes économiques et commerciaux. Avec les réseaux sociaux, le web 2.0 transforme le monde social : correspondre avec des individus à l’autre bout du monde n’a jamais été si simple et rapide. Les relations amicales, amoureuses et même sexuelles prennent un nouveau tournant. Le web 3.0 se met à détecter « nos » goûts : ses algorithmes orientent nos recherches et formatent nos sources d’intérêts. Émerge alors le web 4.0 qui va jusqu’à modifier la structure même des foyers : les objets connectés sont intelligents et ils vivent à nos côtés. Les robots nous accompagnent, chaque jour, sous toutes les formes.

Rien ne s’est passé comme prévu ?

Même si tout n’était pas prévu, Berners-Lee – l’inventeur du World Wide Web – a toujours rêvé d’un grand avenir pour son invention. Mais que nous réserve la suite ? Car s’il permet un accès illimité à de grandes quantités d’informations, le Web met de plus en plus en péril des valeurs fondamentales, comme le droit à la vie privée. Traquées au quotidien, dans toutes les activités, nos données personnelles sont stockées par les géants du Web qui possèdent un pouvoir gigantesque. Quelle sera la suite ? Un renforcement de ce système inégal entre traqueurs et traqués ? Ou un changement de voie pour garder le meilleur du Web… en supprimant ses mauvais côtés ?

Un avenir prometteur

Dans une interview accordée à Bosch, Berners-Lee souligne ce grand problème du Web : « Les gens se rendent compte que leurs données personnelles sont utilisées dans un système et que ce système est utilisé pour manipuler les gens. » [traduction personnelle] Pour résoudre ce problème, il travaille sur une plateforme nommée Solid. L’objectif ? « Que les données ne soient plus stockées par des entreprises individuelles telles que Google, Amazon ou les fournisseurs de médias sociaux, même si leurs logiciels sont utilisés. Elles devraient plutôt être stockées là où l’utilisateur le souhaite. De cette façon, chacun pourrait mieux contrôler ses propres données, qui seraient stockées dans des pods. Les paramètres de chaque pod permettraient aux utilisateurs de décider eux-mêmes quels fournisseurs, tels que les applications de santé, sont autorisés à accéder aux données qu’il contient. » [traduction personnelle]

Cette nouvelle invention permettra certainement au Web de continuer son chemin impressionnant, au-delà des nuages qui se dressent sur sa route.

 

Vous souhaitez approfondir vos connaissances sur les différents « Web » ? Retrouvez nos articles sur les Web 1.0, 2.0, 3.0 et 4.0. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

© Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Berners-Lee, T. (2019). The future of the Internet. Bosch. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://www.bosch.com/stories/future-of-the-internet/

Bosch Global (2019). Experts@IoT: Tim Berners-Lee, Inventor of the World Wide Web. Youtube. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://www.youtube.com/watch?v=aEL_iVLBjrY&feature=emb_logo

Solid. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://solid.mit.edu/

Zapater, J. J. S. (2014, April). From web 1.0 to web 4.0: The evolution of the web. In Proceedings of the 7th Euro American Conference on Telematics and Information Systems (pp. 1-1).

 

Article rédigé par Sophie Duperrex

Web 4.0: l’intelligence artificielle hors écrans

Written by Camille D.. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Le web migre hors des écrans grâce à une intelligence artificiellement injectée dans des objets. L’équation est simple: GAFAM et IA vous facilitent la vie! Prêts à entrer dans le monde “phygital”? 

 

Réalité connectée

Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (alias les GAFAM) sont les pionniers des intelligences artificielles. Au delà des frontières de nos écrans… Le digital envahit notre environnement physique. Nul besoin d’être face à un écran pour utiliser le web 4.0. Il suffit de s’être doté de capteurs en tout genre.

Des objets connectés. Montres connectées, écouteurs sans-fil, enceintes connectées, lampes wireless, etc. Tous créés pour nous faciliter la vie. Comment ? Grâce au contrôle à distance. Reliés à nos smartphones, il nous suffit d’activer un bouton ou d’utiliser la fonction vocale. Allumer la lumière en un claquement de doigt est désormais possible!

 

Data et IA

En plus de récolter des données tout en étant nos serviteurs, ces appareils sont intelligents! Ils savent relier les data. Ils établissent des corrélations. Ils raisonnent. Ils déduisent. Ils calculent. Ils évaluent. Ils quantifient.

Algorithmes et machine learning les ont dotés d’une capacité à anticiper nos besoins. Ils apprennent seuls à nous satisfaire. Quels génies!

Phygital”. Ou la fusion du physique avec le digital. Web 4.0. Web des intelligences et de la réalité augmentée. Les GAFAM et l’IA auraient-ils rendus notre monde meilleur? Contre nos données personnelles, notre vie privée, et notre temps… oui, peut-être.

 

Vous souhaitez en savoir plus ? Dans notre ultime article, vous retrouvez une synthèse de la métamorphose du web ainsi que des perspectives futures. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

©Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Faillet, C. (2017).  “Le web 4.0 : quand le numérique franchit la frontière du physique” Technologie. Forbes. Consulté le 5 mai 2020 à l’adresse: https://www.forbes.fr/technologie/le-web-4-0-quand-le-numerique-franchit-la-frontiere-du-physique/?cn-reloaded=1

 

Article rédigé par Camille Dupertuis

« Data is King, Big Data is Emperor »

Written by Charlotte G.. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Le Web 4.0 et les objets connectés constituent une révolution numérique déjà en marche, dont la croissance est exponentielle. L’information numérique n’est plus véhiculée seulement par votre smartphone, mais possiblement par votre voiture, votre maison et même votre montre! Quelles sont les conséquences sur nos sociétés? Est-il nécessaire d’être vigilant? Retour sur cette transformation digitale. L’institut Medi@lab de l’Université de Genève, dans le MOOC « Innovation, Médias et Transformation digitale », vous éclaire sur cette thématique d’actualité.

Êtes-vous un mobinaute 4.0?

Après le Web 1.0 et le Web 2.0, nous vivons aujourd’hui dans l’ère du Web 3.0. Ce Web Sémantique dans lequel les technologies gagnent en puissance est fondé sur l’innovation majeure qu’est la mobilité. Caractérisé par les recherches vocales, il fonctionne sur la base du langage naturel. Par exemple, Apple a instauré depuis 2010 la fonctionnalité « Siri » sur ses Iphone. Il s’agit d’une voix personnalisable, à laquelle il est possible de déléguer certaines recherches d’informations et de tâches diverses. Quel temps fait-il? Quelle est la recette de la tarte aux pommes? Dis à Maman que j’arrive… Il est encore étrange pour vous de parler à votre smartphone? Alors vous serez surpris des possibles du Web 4.0!

Web 4.0 et Big Data, un cocktail d’innovations

Le Web 4.0 est le Web Intelligent. Il est également appelé l’Internet des Objets ou « Internet of Things » (IOT).

L’Internet des Objets est une « infrastructure mondiale pour la société de l’information, qui permet de disposer de services évolués en interconnectant des objets grâce aux technologies de l’information et de la communication ». UIT

Bill Gates, fondateur de Microsoft, souligne l’importance du contenu, à travers la formule « Content is King », en 1996. Cependant, la puissance des données renverse ce principe et nous parlons à présent de Big Data.

Qu’est-ce? L’essor du Big Data est caractérisé par son traitement de l’information à une échelle jamais connue auparavant! Les technologies en cours permettent des innovations majeures, prenant la forme d’objets connectés ou « smart ». Ces objets intelligents communiquent et interagissent entre eux en temps réel et récupèrent les informations sur leurs usages et usagers. Ainsi, ces nouvelles technologies renouvellent complètement la dynamique d’innovation.

Les 4V du Big Data

Le caractère pervasif du Web 4.0 dans nos vies quotidiennes

Les changements engendrés par le Web 4.0 sont nombreux et expliqués dans cette vidéo. Certains individus pensent que l’Internet des Objets possède la capacité de changer le monde par sa force de pénétration et la puissance qu’il a d’imprégner rapidement plusieurs domaines de notre quotidien.

Effectivement, les objets connectés nous dispensent de certaines tâches. Leur visée est utilitaire et veut faciliter la vie des usagers.

Dans le domaine de la santé, les objets connectés jouent sur la sécurité et l’aide à la personne, par le biais de la géolocalisation.

Par ailleurs, le concept de maison intelligente, ou « Smarthome » prend de l’ampleur via un système de domotique de plus en plus complet (portes, chauffage, lampes, réfrigérateurs, machines à laver…). Tout ce qu’il est possible de connecter devient une réalité!

Parallèlement, le phénomène de « Smart City » se développe progressivement. Les objets sont connectés cette fois à l’échelle d’une ville (voitures autonomes et partagées, drones, réalité augmentée…).

Enfin, dans le domaine de l’industrie, on voit apparaître le concept de « Industrie 4.0 ». Il s’agirait d’une nouvelle révolution industrielle, impulsée par le Web. Ce bouleversement impacte aussi bien la production que la distribution (nourriture délivrée par des robots autonomes, par exemple).

Drone connecté au smartphone

Un monde digital né sous l’impulsion de la 5G?

En télécommunications, l’appellation 5G désigne la 5ème génération des standards de téléphonie mobile. En termes de débits, ceux-ci sont encore plus rapides que la 4G! Il s’agit de la technologie clé du Web 4.0, car elle permettrait de répondre à l’innovation des objets connectés et du « tout internet » ou « Internet of Everything ».

Une innovation destructrice? Cliquez pour en apprendre plus

Charlotte Goffin

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Références :

  • Badillo, P-Y. (2020). Module 4 : Transformation Digitale & Googlization des médias. Innovation, Médias et Société Numérique, Université de Genève.
  • Badillo, P-Y. (2020). Séquence 7 : Communication Digitale. Pratique de la Communication, Université de Genève.

Les piliers des médias traditionnels sous la pression des changements de réseaux

Written by Eva Pauline M.. Posted in La Galaxie de Gutenberg, premier âge des "mass media", Les piliers des mass media : vers une modification des paradigmes, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale »

Le constat à l’heure du Web 2.0 est sans appel : les médias de l’ère Gutenberg sont remis en cause. Mais alors quels sont les piliers de ces médias traditionnels dits de masse, et par quel phénomène se voient-ils mis en danger de la sorte ?
Une réponse sous l’angle des changements d’utilisation des réseaux.

Les 3 piliers des médias de masse

Les médias imprimés sont caractéristiques du 19ème siècle : machinerie gigantesque, industrie lourde, bref, un capital investi colossal. Mais à l’heure du numérique, les piliers clés de ces médias traditionnels se voient remis en cause.

Mais alors, quels sont ces piliers ?
Selon le professeur Badillo, il existe « 3 piliers des médias de masse » (P.-Y. Badillo), ainsi définis :

  1. Contenu
  2. Distribution
  3. Supports

Par rapport à la Galaxie Gutenberg, le premier pilier, soit la production de contenu, ne se voit pas vraiment ébranlé à l’ère digitale. Par contre, le changement majeur se situe au niveau du second pilier, autrement dit, autour de tout ce qui concerne la distribution. Concrètement, avec la poussée du numérique, nous n’avons plus besoin de rotatives ni de moyens de transports pour assurer la distribution, comme cela était le cas avec les journaux traditionnels. Désormais, les médias sont consultables en 1 clic, via le numérique et l’univers de ces médias de masse se voit donc considérablement révolutionné du fait d’un recul des contraintes techniques.

La distribution et les changements d’utilisation des réseaux 

« Dès le xixe siècle, les réseaux – chemin de fer, eau, gaz et électricité – exercent de puissants effets structurants sur l’économie. C’est aussi le cas des réseaux de télécommunications qui, aujourd’hui, constituent le cœur de nos économies » (Patrick-Yves Badillo et Dominique Roux, 2009). En effet, en quelques années, les réseaux ont eux aussi subi une véritable révolution. Nous sommes ainsi passés des réseaux de diffusion « classiques » hiérarchisés (descendants de masse) aux réseaux maillés point à point (personnalisés et ciblés). Les réseaux hiérarchisés (également appelés « en arbre ») permettent aux utilisateurs d’être connectés les uns aux autres, via un appareil central qui contrôle les différentes connexions et le trafic sur le réseau. Alors que les réseaux maillés point à point possèdent un mode de transfert différent. Dans un réseau maillé, n’importe quel appareil du réseau peut servir de plateforme ou de point central, et, dans certains cas, le réseau peut même ne pas avoir de point central du tout. Il n’y a donc pas cette notion de hiérarchie centrale, mais une topologie « en filet ».

Ci-dessous, un exemple des deux types de réseaux mentionnés.

Un réseau hiérarchisé (Source : Wikipedia)

Un réseau maillé (Source : Wikipedia)

 

 

 

 

 

 

 

Avec ce changement d’utilisation des réseaux, nous sommes donc entrés dans une communication de masse personnalisée, qui entraîne à son tour une consommation de masse personnalisée. On dépasse la simple consommation d’un produit médiatique, et on entre dans une logique de distribution et de relation « ultra-ciblées ». Il devient désormais possible de combiner « action de masse » avec une diffusion plus sélective en fonction de la cible visée. On dépasse donc le stade d’une interactivité qui était très limitée jusque-là et on passe d’une logique pull, à une logique push où l’information est poussée vers les consommateurs. Pour les médias, cela a pour conséquence une modification de leurs modèles économiques, que nous vous invitons à découvrir dans notre second article « Le nouveau modèle économique des médias de masse » écrit par mon collègue Sven Grossenbacher.

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Références 

Badillo, P.-Y. « Module 1 : Innovation et médias » [notes prises dans le cadre du cours Innovation, médias et transformation digitale], Université de Genève.

Badillo, P.-Y. & Roux, D. (2009). Les 100 mots des télécommunications. Paris cedex 14, France: Presses Universitaires de France.

Introduction aux réseaux maillés. Consulté à partir de https://commotionwireless.net/fr/docs/cck/networking/intro-to-mesh/

Les médias de masse et les limites de leur efficacité. Consulté à partir de http://tpe-influencedesmedias.e-monsite.com/pages/ii-les-medias-de-masse-et-les-limites-de-leur-efficacite.html#page1

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Eva MacNeill

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La convergence numérique : quel intérêt pour l’éducation ?

Written by Lisa F.. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

A la rentrée 2020, l’Université de Genève lancera un MOOC en innovation, médias et transformation digitale. Dans ce cadre, nous vous proposons six articles traitant des fondamentaux de la transformation digitale afin de donner aux futurs apprenants un avant-goût des sujets abordés dans la formation. Cette semaine, la convergence et la numérisation sont à l’honneur : ici, quid des effets de la convergence numérique dans l’éducation ?

Convergence numérique (source: pixabay)

La convergence numérique ou technologique amenée par l’arrivée d’Internet et des smartphones, fait aujourd’hui partie de notre quotidien : nous effectuons différentes tâches comme regarder la télévision ou écouter de la musique sur un même appareil, alors qu’avant ces deux activités auraient nécessité respectivement un poste de télévision et une radio. Les fonctionnalités qu’offraient auparavant différents appareils convergent (c.-à-d. se dirigent vers un point commun), de sorte à pouvoir disposer d’un maximum de ressources sur un seul et même support. Si certains évoquent l’aspect pratique de cette innovation dans la vie quotidienne, d’autres s’interrogent sur son impact dans le domaine de l’éducation.

Vers une nouvelle pédagogie… 

Cliquez dessus pour agrandir Numérisation et convergence (source: canva)

Grâce à la convergence numérique et à la numérisation croissante des données, de plus en plus de formations, tels que les MOOC, sont dispensées en ligne, en particulier durant cette période pandémique. Ceci propulse les technologies de l’information et de la communication (TIC) au centre de l’apprentissage : les enseignants scolaires utilisent des applications comme Quizlet pour enseigner les langues, les professeurs d’Université se filment pour diffuser leurs cours via Zoom et les plateformes de cours en ligne comme Moodle sont prises d’assaut. Cette « culture de la convergence », décrite par Jenkins (2006) donne lieu à de nouvelles pratiques d’apprentissage voulues par les utilisateurs : aller à la recherche de l’information afin de « faire pour apprendre » (Kerneis et al. 2012) et mettre en commun les multiples données trouvées, par des interactions sociales. Ceci implique un travail analytique supplémentaire pour l’apprenant, qui ne peut pas se reposer sur des informations vérifiées transmises directement par un expert. L’élève doit alors acquérir de nouvelles compétences afin de bénéficier de la méthode d’apprentissage désirée, ce qui peut avoir un impact positif sur sa motivation.

… et de nouvelles matières d’apprentissage

Pour les enseignants de primaire et les professeurs d’Université et de Hautes Ecoles, la convergence numérique implique également de nouveaux sujets d’apprentissage. Si les apprenants ou élèves sont maintenant familiarisés avec les outils numériques, il est nécessaire qu’ils en comprennent le fonctionnement afin de les appliquer de manière adéquate à leurs études. En effet, il apparaît d’une part que les utilisateurs de médias sociaux et numériques ne prêtent guère attention aux données sensibles pouvant être diffusées sur ces plateformes et, d’autre part, que les techniques de recherches effectuées sont limitées. De fait, elles ne sont pas applicables à des fins éducationnelles. Il est donc du ressort des professionnels qui souhaiteraient utiliser les TICs dans leurs formations, de sensibiliser et de former les apprenants à l’usage de ces outils (ibid.). Dans cette optique, le MOOC de l’Université de Genève propose un module consacré aux définitions et aux enjeux des médias, notamment numériques.

La vision présentée dans cet article est empreinte d’optimisme face à la convergence numérique dans l’éducation et à la numérisation des formations, mais un lecteur plus pessimiste pourrait se demander si la formation à distance ne finira pas par avoir un impact néfaste sur les connaissances intellectuelles, décomplexifiées par les contacts superficiels qu’offre le numérique.

LF/JN

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Références:

  • Kerneis, J., Coutant, A., Assogba, H. et Stenger, T. (2012). Les natifs numériques profitent-ils de la convergence ? Constats nuancés et pistes de réflexion pour les éducateurs. Études de communication : langages, information, médiations, (38), 53–68. doi: 10.4000/edc.3386
  • Jenkins H. (2006). La Culture de la convergence. Des médias au transmédia, trad. de l’anglais par C. Jaquet, Paris, A. Colin/Ina Éd., coll. Médiacultures, 2013 [2006], 336 pages.
  • www.villesnumeriques.org : le concept de la convergence numérique – réalité et enjeux
  • www.lebigdata.fr: convergence technologique

Le crowdsourcing : une nouvelle forme de collaboration

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

 

(Pixabay, 2018)

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”| Vous vous intéressez à la transformation digitale et à son impact ? Le cours dédié aux nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation pourrait vous aider à mieux comprendre l’enjeu autour des technologies sociales et la manière dont ces dernières transforment les modes de fonctionnement des entreprises.

 

Les médias sociaux ont offert un large éventail de champs d’action et la plupart des entreprises ont intégré ces technologies sociales à leur mode d’organisation. D’une part, elles offrent aux entreprises la possibilité de connaître davantage leur public ainsi que leurs besoins. D’autre part, elles permettent un rapprochement et une interactivité avec ce dernier, susceptible de générer de nouveaux produits via le crowdsourcing et donc d’accroitre considérablement le chiffre d’affaires (Badillo & Roux, 2014).

Faire appel à l’intelligence collective avec le crowdsourcing

En effet, les technologies sociales se révèlent utiles du fait que le contenu généré par les usagers représente une source potentielle d’idées et de créativité. C’est pourquoi de grandes entreprises font appel à leur public pour apporter une solution à un problème et/ou de nouvelles idées créatives. Pour ce faire, ils organisent des concours à travers lesquels ils font appel à l’intelligence collective des internautes pour réaliser afin de répondre aux demandes pouvant concerner aussi bien la campagne publicitaire que l’amélioration de produits, par exemple.

Peut-être que vous avez déjà entendu parler du phénomène de crowdsourcing ? C’est de cela qu’il s’agit. C’est une nouvelle forme de collaboration horizontale axée sur l’open innovation. Découvrez sans plus attendre les entreprises qui se sont inspirées de la créativité du public.

 

#Coca-Cola et le Sweet Story Challenge

(Coca-Cola Co.)

En 2017, dans le but de ne plus utiliser des produits dérivés de la Stévia, du fruit du moine ou d’autres produits protégés, l’entreprise Coca-cola s’est mise à la recherche d’un édulcorant naturel à inclure dans ses produits.

« We’re always searching for newer, better ingredients, and we know that amazing ideas can come from anywhere. » Robert Long, vice-president senior et chef de l’innovation chez Coca-Cola

Pour ce faire, Coca-Cola a mis sur pied un concours du nom de “ Sweet Story Challenge”, pour lequel il invitait le grand public à partager des histoires sous forme d’écrit ou de vidéo présentant leurs pratiques d’utilisation d’édulcorant d’origine végétale ou celles utilisées par une culture ou une communauté. Les gagnants se sont vus remporter 20’000$.

 

 #Starbucks et la plateforme “My Starbucks idea”

Toujours dans une perspective tournée vers l’open innovation, le fondateur de Starbucks a lancé la plateforme “ My Starbucks idea”, en 2008. Cette plateforme a été conçue pour encourager les clients à soumettre leurs propositions d’amélioration sur les produits et les établissements et voir lesquelles avaient été implémentées.

Au-delà de ces aspects, elle offrait également possibilité aux usagers de voter pour des propositions émises par d’autres utilisateurs se trouvant sur la toile. Les nouvelles idées étaient évaluées en fonction de la faisabilité, du branding et de l’intérêt des utilisateurs indiqué par les votes.

Ainsi, au cours des cinq premières années d’exploitation, la plateforme a reçu plus de 150’000 idées et l’entreprise en a mis des centaines en place.

La co-création, une valeur ajoutée pour les entreprises

Ce savant mélange d’open innovation, de co-création avec les clients s’est avéré extrêmement populaire. En plus d’avoir permis à Starbucks d’innover en matière de produits, il a également contribué à accroître la fidélité de la clientèle. En donnant le pouvoir aux clients et en les incitant à participer en valorisant leurs idées, Starbucks a réussi à orienter la créativité du public.

Et vous, avez-vous déjà orienté votre créativité au service d’une entreprise, dans le cadre d’un programme d’innovation collaborative ? Si c’est le cas, racontez-nous votre expérience en laissant un commentaire !

Voici ce que vous pouvez 4 points à retenir sur le crowdsourcing  

(Canva, 2020)

 

BMA / lfo

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Références :

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 20‑34). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Burger-Helmchen, T., & Pénin, J. (2011). Crowdsourcing : Définition, enjeux, typologie. Management Avenir, n° 41(1), 254‑269. https://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2011-1-page-254.htm

The Coca-Cola Co. (2018, février 23). The Sweet Story Challenge. https://www.youtube.com/watch?v=XFyh-lq_oB0

BBC News. (2008, av

L’open innovation : une démarche prometteuse

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC « Innovation, Médias et transformation digitale » | Vous souhaitez comprendre la transformation qui s’opère dans le cadre du digital ? Un cours en ligne de l’Université́ de Genève et de l’Institut Medi@LAB pourrait vous apporter la réponse à vos questions. Il porte notamment sur les nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation et vous permettra de saisir le rôle des usagers dans l’open innovation.

 

L’open innovation à travers les médias sociaux

(Pixabay, 2016)

Le web 2.0 aussi appelé web participatif, a créé de nouveaux lieux et espaces sociaux où les usagers sont invités à produire, échanger et diffuser toutes types d’informations, d’opinions et de connaissances. Cette possibilité d’avoir des interactions sociales de tous types entre les internautes a favorisé ce que l’on nomme l’intelligence collective et a donné naissance à de nouveaux phénomènes telles que le crowdcourcing (Badillo & Roux, 2014), soit une forme de collaboration impliquant des tierces-parties externes à l’organisation.

En ce sens, le développement des médias sociaux a eu un impact majeur.  Théoriquement, les chercheurs s’accordent à penser que ces technologies sociales, de par leur capacité de concentration de ressources, d’informations et d’idées, peuvent favoriser l’innovation et cela notamment dans les entreprises. Actuellement, il semblerait que les recherches menées à ce sujet soient toujours en cours.

Cependant, il est intéressant que constater que dans une logique d’open innovation, les technologies sociales et l’intelligence collective peuvent également être au service du bien commun avec le cas du SARS-Cov-2.

 

L’intelligence collective contre le coronavirus

Récemment, un hackathon « #VersusVirus Suisse » a été lancé en vue de trouver des solutions innovantes pour lutter contre le COVID-19. L’objectif consistait à concevoir, développer et tester des solutions numériques et analogiques pour lutter contre la pandémie (Moeckli, 2020).  Au cours de cet évènement, de nombreux thèmes ont été abordés notamment :

  • La protection des groupes à risque
  • L’impact économique
  • L’après la crise
  • La réduction des fake news

Ce marathon virtuel s’est tenu du 3 au 5 avril 2020, sous le patronage du Département fédéral de l’intérieur (DFI) et du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

(Pixabay, 2020)

 

Par ailleurs, si le sujet vous intéresse, n’hésitez à découvrir, sans plus attendre, notre article qui s’intéresse aux entreprises qui ont opté pour l’open innovation en s’inspirant de la créativité du public, dans les phases de lancement et d’amélioration de produits. C’est par ici.

 

BMA / lfo

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Référence :

Bacchetta Von Beckh, A. A., Beck, M., & Badillo, P.-Y. (2019). Leveraging open innovation through social media : A study on Geneva based SMEs. In Managing digital open innovation. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:116484

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 2034). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Borloz, E. (2020, février 4). L’intelligence collective contre le coronavirus. 24Heures. https://www.24heures.ch/vaud-regions/intelligence-collective-coronavirus/story/10804815

Moeckli, A. (s. d.). Versus Virus ou comment l’intelligence collective peut sauver la Suisse ? Bilan. Consulté 28 avril 2020, à l’adresse https://www.bilan.ch/opinions/alexis-moeckli/versusvirus-ou-comment-lintelligence-collective-peut-sauver-la-suisse

Normand, J. (2020, avril 2). L’intelligence collective suisse pour trouver des solutions face au COVID-19. Croissance et économie inclusive. https://blogs.letemps.ch/jonathan-normand/2020/04/02/lintelligence-collective-suisse-pour-trouver-des-solutions-face-au-covid-19/