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Histoire des médias, les courants d’influence

Written by Laura Puglisi. Posted in L'ère des médias, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

| L’ère des médias | Fonctions des médias | Histoire des médias, les courants d’influence | Mars 2020 |

Durant le semestre de printemps 2020, dans le cadre du MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale », les étudiants de l’Université de Genève en journalisme et communication vont définir ce qu’est l’ère des médias et ses différentes composantes. Cet article dégagera les grandes périodes et les approches théoriques qui en découlent afin de comprendre les effets des médias.


© Infographie – Modèle de Communication

En quête d’informations fiables, les consommateurs se pressent sur les plateformes de marques reconnues. Dans cette nébuleuse d’informations, les médias ont une responsabilité collective. Un impact qui, aujourd’hui, apparaît plus évident que jamais. Pour comprendre cet impact, revenons à l’évolution des médias et de leurs effets au fil du temps.

Les grands courants

Dans ses origines, la thématique des médias est indissociable de la notion d’information. Les modèles de communication abordés ci-dessous traduisent les pratiques et l’influence des médias relatives à chaque périodes.

Dans les années 1940, on considère que les mass médias ont un effet immédiat et massif. La relation de l’émetteur et du récepteur est unidirectionnelle. Les populations sont considérées comme de simples récepteurs. Cette relation à sens unique favorise l’influence qu’exercent les médias sur les foules. Cette période repose sur un modèle linéaire de la communication.

Dans les années 1960, l’impact massif est remis en cause par une approche empirique de Katz et Lazarsfeld : les effets limités. Les opinions préexistantes et les relations interpersonnelles du récepteur filtrent les médias. Les effets des médias ne sont plus directs. Les récepteurs sont capables de certains choix et se révèlent moins passifs. L’influence des médias est donc considérée comme sélective.

La troisième période introduit le modèle circulaire de la communication. La nature de la relation émetteur et récepteurs change de statut. En particulier pour le récepteur qui peut désormais répondre par le biais de courriers de lecteurs. Les émetteurs cherchent également à connaître l’avis de l’audience. Les effets sont alors sélectifs et limités.

La possibilité d’interagir induit des effets complexes

Plus les médias ont évolué dans le temps, plus leurs effets sont devenu complexes. Aujourd’hui, ces effets prennent en compte le rôle des récepteurs et de leurs usages, autrement dit ce que les gens font des médias. Cette tendance peut être observée avec la considération accrue d’un média par un lecteur dans un contexte de crise.

Les effets complexes traduisent l’idée que les médias ont une influence profonde et à long terme sur les perceptions, les valeurs, et les comportements des individus. Le pouvoir des médias est donc un phénomène multi-directionnel, complexe et ambivalent.

 

 

 

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