Médias publics et « fake news »

Written by Laura Puglisi. Posted in Service public et médias

Genève, le 28 avril 2020 | MOOC « Innovation, Médias et transformation digitale » | L’ère du numérique pose de nouvelles questions sur la fiabilité des informations. Dans ce contexte, les médias publics restent une source d’information fiable. Pourtant, ceux-ci sont de moins en moins consommé au profit notamment des médias sociaux. Comment éviter les « fake news » dans un cadre où l’information est partout ?

 

Source : pixabay

 

Combattre la désinformation

Se poser les bonnes questions. Source : pixabay

Aujourd’hui, la démultiplication de l’information est telle que l’on retrouve de l’information partout. Chacun peut d’ailleurs être son propre média. Les réseaux sociaux accélèrent la circulation de l’information et amplifie sa propagation via notamment les retweets et partages. Les « fake news » propagées sur Internet n’ont aucun contrôle éditorial. Pour les combattre, des entreprises ont mis un œuvre le « fact checking ». Il a pour but de vérifier la véracité et l’exactitude des faits tout en évaluant le niveau d’objectivité du média communiquant l’information. Un travail peut aussi être fait à un niveau individuel. Chacun peut détecter les « fake news ». Il est nécessaire pour cela de vérifier la fiabilité de la source, de lire l’article en entier, de déterminer le type de média ainsi que de consulter d’autres articles provenant d’autres médias afin d‘avoir une perspective plus large. Le plus important face à l’information est de garder un esprit critique.

 

L’union francophone fait la force

Dans la lutte contre les « fake news », les médias publics se sont associés pour créer Les Médias Francophones Publics en janvier 2016. Cette association regroupe dix médias publics suisse, français, belge et canadien. Elle a pour mission de favoriser les collaborations et échanges entre les médias publics francophones. Face au changement médiatique, elle accompagne les médias et tente de faire entendre la voix des diffuseurs publics. Les médias publics se sont engagés dans une démarche volontaire pour renforcer la qualité et la pertinence de l’information. La fiabilité de ces organismes est primordiale dans ce contexte numérique. D’autant plus que la population suisse fait confiance aux médias publics. Selon elle, les médias de service public doivent freiner la diffusion de ces « fake news ». Près de 55% de la population considère ces médias comme des « institutions de vérité« . Pour 44% d’entre eux, c’est bien à l’Etat de contrer les « fake news ». La survie des médias publics suisses est donc primordiale. Mais comment la réaliser ?

 

Références

  • https://wp.unil.ch/tvelargie/2017/05/les-medias-francophones-publics-a-lassaut-des-fake-news/
  • https://www.letemps.ch/opinions/face-fake-news-necessaire-union-medias-publics-francophones
  • https://www.lenouvelliste.ch/articles/suisse/medias-les-suisses-considerent-les-fake-news-comme-un-danger-pour-la-democratie-789913
  • Source chiffres : Sondage en ligne du centre de recherche Sotomo, 2018

 

A.B. Etudiante Medi@LAB

 

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