L’influence de l’Usager dans le processus d’« Open Innovation » dans les Entreprises

Written by Mariama M.. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

Une image illustrant les principes et encrages de l’Innovation

Genève, le 29 Avril 2020

Pour le semestre de Printemps 2020, l’Université de Genève met en avant la Transformation digitale. Le MOOC porte sur la première ère de la transformation digitale : Technologie de l’information, e-commerce, longue traîne. Cette première leçon se propose de faire découvrir le concept d’« Open Innovation ». De permettre aux étudiants d’en avoir les connaissances fondamentales. En passant par son historique, le rôle des usagers dans son ascension et sa pratique.

Un concept récent théorisé dans les années 2000
Les entreprises ont tendance à se fier à un modèle descendant, fermé. De l’entreprise vers les clients, le marché. Or, c’est une pratique qui ne tient pas en compte l’avis du client. L’open Innovation, un concept plutôt récent, est la solution à ce dilemme. Ce terme, de 2003 est créé par le professeur américain Henry Chesbrough. Il tire son inspiration de la vision de Joseph Schumpeter sur le « Technology push ». Une technologie qui prône la science comme étant la base de l’innovation. Selon Chesbrough, l’open innovation désigne le fait que « les idées nouvelles peuvent venir de l’extérieur et impliquer des acteurs qui n’étaient pas prévus au départ ». Autrement dit, c’est un processus orienté vers l’extérieur et marqué par le partage. Son but est généralement la création d’un produit/service.

Une évolution centrée sur l’utilisateur ?
Avec internet et les big data, une pléthore d’informations sur les usagers est accessible en ligne. Ces idées de toutes origines peuvent être facilement utilisées. Il incombe aux entreprises de choisir la bonne approche d’innovation. Cette innovation est une collaboration entre les acteurs et est marquée par l’entrée/ la sortie d’idées. Le principe est d’importer la connaissance, le savoir-faire et le vécu des acteurs externes. De les interpréter pour répondre au mieux aux attentes des usagers. Des méthodes comme le crowdsourcing, les communautés de marque sont utilisées pour la collecte de données. Avec les lois sur la protection des données, il est primordial de « trouver un équilibre entre un monde où l’information circulerait librement, (…) et un monde fermé où l’information ferait l’objet d’une protection particulièrement développée ». L’usager est passé du stade de passif à celui d’actif. Il a cette volonté de participer, d’être pris en compte. Sans cela, le processus d’open innovation est faussé.

Dell et sa communauté d’Open innovation
Communauté de Marque Dell
Dans une communauté, les membres échangent et proposent de nouvelles idées. L’usager a le choix de partager ou non ses données. Dell Technologies, une entreprise américaine dans la construction d’ordinateurs s’en est inspiré. C’est leur principale source de collecte de données. Sur leur plateforme (IdeaStorm), les usagers publient leurs idées. L’entreprise les note et y répond. Ce système permet à Dell d’appliquer de nombreuses idées et de comprendre les besoins spécifiques de ses usagers. Par exemple, l’installation de gadgets en découle. En termes de cout, l’open innovation est peu onéreux. Et ainsi bénéficier les parties prenantes.

Mariama Faye Mané

Concepts clés : Open innovation, Usager, Numérique, Communauté de Marque

Références
• Patrick-Yves Badillo, Sami Coll et Virginie Zimmerli, « La ré-innovation numérique et les nouveaux usages »
• Patrick-Yves Badillo, Chloé Rosselet et Sandra Zanelli, « Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante »
• Henry Chesbrough, Wim Vanhaverbeke and Joel West, eds., “Open Innovation: researching a new paradigm”, 2005

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