Le bonheur des GAFAM fait le malheur de la presse

Written by Marie O.. Posted in Les 3 horloges de la société numérique

¦MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale »¦ Le cours en ligne de l’Université de Genève et du Medi@LAB vous propose une approche afin de comprendre la transformation digitale et la société numérique : les trois horloges.  Cette approche aide à saisir la montée en puissance des GAFAM et la chute des médias traditionnels.

L’horloge technologique imprime le tempo de l’économie mondiale. L’horloge économique suit le mouvement, les GAFAM en sont l’exemple.

Mille milliards de dollars. C’est en 2019 la valeur boursière astronomique de Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft selon les statistique du site statista.fr. Les dites GAFAM deviennent à ce jour, les plus grosses sociétés numériques jamais cotées. Mille milliards de dollars. C’est plus que le produit intérieur brut de pays comme les Pays-Bas, l’Arabie Saoudite, la Turquie ou la Suisse. L’évolution des GAFAM est vertigineux : Parmi ces entreprises stars de la Silicon Valley californienne, certaines ont à peine 20 ans. Facebook, créé en 2004 va totaliser en début d’année 2019 plus de 2,3 milliards d’utilisateurs actifs mensuels.  Google voit le jour en 1998 et rachètera Youtube en 2006. Le site comptabilise à l’heure actuelle plus d’un milliard d’heures de vidéos visionnées chaque jour. Comment expliquer cette montée des GAFAM ?

GAFAM s’emparent des dernières technologies

Pour répondre à cette question on peut se servir du concept des trois horloges présenté dans l’article « Allons-nous vers une utopie ou vers une dystopie numérique ? ». Le voile est levé par le Professeur Badillo dans sa récente thèse  des « trois horloges de la société de l’information ». L’horloge technologique « imprime le tempo de l’économie mondiale », écrit-il. L’horloge économique suit le mouvement, les GAFAM en sont l’exemple. La montée en puissance des GAFAM est donc conditionnée par la technologie dont les GAFAM s’en servent : l’internet, le smartphone, les algorithmes ou la technologie des circuits intégrés. Ces derniers deviennent par exemple rapidement le point fort d’Apple qui propose dans ses produits, une autonomie de batterie plus préservée.

Les jeunes s’informent plus sur les réseaux sociaux qu’avec les médias traditionnels. Image: Canva

Des gagnants et des perdants

Ce développement implique non seulement des gagnants mais aussi des perdants. Qui sont-ils ? L’exemple emblématique sont les médias traditionnels. Les consommateurs cherchent à s’informer de plus en plus via les réseaux sociaux ou les moteurs de recherches. Ils sollicitent donc moins les canaux de médias traditionnels tels que la radio, la télévision et la presse écrite. Résultat : Une chute des revenus des médias traditionnels qui en paient fort le prix. 31 pays de l’OCDE, enregistrent entre 2000 et 2008, une baisse de 2,7% du tirage total de leur quotidiens. Cette évolution ne fait pas halte devant la Suisse. Elle engendre par exemple un lot des difficultés pour la presse Suisse. À commencer par la disparition de l’Hebdo et du Matin papier ou la consolidation de la presse à travers des reprises ou des fusions.

Est-ce qu’il est déjà trop tard pour les médias pour attraper leur décalage à l’horloge technologique et les GAFAM ? Quelles stratégies pourraient-ils employer ? Ces questions restent ouvertes. Inscrivez-vous au MOOC pour trouver vos propres réponses.

Marie Oyomo

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Sources:

  • Badillo P.-Y., « Les « trois horloges » de la « société de l’information ». De la disharmonie à la rupture ? ». Chapitre 7 in Mathien M. (Dir.), Le sommet mondial sur la société de l’information, et « après » ? Perspectives sur la cité globale, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN : 978-2-8027- 2475-9, pp. 139-161

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