Ubérisation au centre de la disruption digitale

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”|Les théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation vous intéresse et vous souhaitez en savoir davantage ? Découvrez le cours proposé par l’Institut Medi@Lab qui s’intéresse aux innovations disruptives ainsi qu’au concept d’ubérisation.

 

Les mutations digitales

De par la révolution digitale, le champ des possibles s’est élargi en créant une place aux nouvelles formes de consommation, de pratiques et d’usages. Les modes de vie actuels, où chacun peut se connecter sur différents supports technologiques, ont amené certaines entreprises à orienter leurs activités en fonction de ces mutations digitales. De cette manière, elles se sont positionnées au-devant de la scène en répondant aux besoins des consommateurs avec des offres innovantes.

 

 

La disruption digitale avec Uber

Uber, soit l’entreprise qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport, a bousculé le marché du transport privé.

« C’est un tournant pour le marché économique marqué par Uber. » Maurice Levy 

En élaborant un service permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact directement, Uber a en quelque sorte, redéfinit les contours de cette industrie, grâce à ses prix compétitifs. Si le marché traditionnel des taxis doit faire face à ce nouveau concurrent, il en est de même pour d’autres domaines qui se sont vus également uberiser tels que celui l’hôtellerie, de la location de voiture ou encore du secteur bancaire.

 

La désintermédiation

Ce qui différencie ces nouvelles entreprises telles que Uber, c’est la relation directe entre le client et le prestataire. En supprimant les intermédiaires qui liaient le client et le prestataire, cela a transformé leurs rapports, permettant ainsi à ces derniers de se mettre en contact en quelques clics.

À cela s’est ajouté le système de notation où le chauffeur comme le client peut attribuer des points l’un à l’autre. Ainsi, cela a permis de noter les chauffeurs de par leur service et les clients de par leurs attitudes et comportements. En ce sens, ce système d’auto-contrôle s’est révélé être un bon moyen de suivi du bon déroulement des prestations ainsi que du personnel indépendant.

https://mbamci.com/uberisation-se-faire-uberiser

 

 

L’arrivée de Uber Eats 

Depuis peu, le leader des transports privés a étendu son offre en proposant le transport de marchandises alimentaires, Uber Eats. La création de ce dernier, arrivé sur le marché en 2016, a également fait concurrence aux livreurs déjà présents, tels que Smood et Just-Eat.

Cette nouvelle place dans le marché a permis à certains restaurateurs de proposer des plats livrables à domicile par l’intermédiaire de Uber Eats. Bien que cela facilite le quotidien des consommateurs à domicile, ce n’est pas le cas des serveurs qui se doivent de travailler dans les restaurants où une partie de la clientèle n’est que rarement présente et où les pourboires sont désormais octroyés aux livreurs.

 

Vers l’innovation sociale ?

En somme, les mutations digitales ont créé des opportunités pour certains mais ont également soulevé des craintes chez d’autres, notamment en matière de destruction de l’emploi. En effet, si la transformation digitale a modifié plusieurs secteurs d’activité, ne faudrait-il pas repenser à cadrer les modalités de la disruption digitale? Selon le Professeur Badillo, il n’est pas nécessaire de les cadrer mais plutôt de réfléchir à l’innovation sociale en définissant les conditions d’orientation des innovations vers les besoins sociétaux fondamentaux afin d’y répondre (Badillo, 2016). 

Actuellement, quelques entreprises se sont intéressées à développer des technologies adaptées aux besoins des personnes âgées. Si la transformation digitale qui s’opère dans ce cadre vous interpelle, n’hésitez pas à lire cet article. 

 

LFO / bma

Suivez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

 page2image2648533008 page2image2648533312 page2image2648533616 page2image2648533984

Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Réfléchir à l’innovation sociale. In: Carrefour Media : magazine de l’union suisse des attachés de presse , 2016, vol. 41, p. 24-25.

Delphine Cuny, « Tout le monde a peur de se faire Uberiser » : Maurice Lévy », La Tribune (en ligne),‎ 17 décembre 2014. consulté le 5 mai 2020.

 

GAFAM et NATU : la nouvelle économie digitale

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”| Vous voulez en savoir davantage sur les géants du web que l’on nomme communément les GAFAM et les NATU? Suivez sans plus attendre le cours dédié aux des théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation de l’Institut Medi@Lab.  

 

Les Géants du Web

Google, Apple, Facebook, Amazon représentent les pionniers dans le marché numérique. Ces Géants du Web que l’on surnomme les GAFA ou GAFAM si l’on inclut Microsoft, se sont imposés en redéfinissant les frontières de l’informatique grâce à leur capacité d’innovation. Cependant, depuis ces dernières années, leur position sur le marché tend à être concurrencée par les NATU; Netflix, Airbnb, Tesla, Uber. Dès lors, il s’agit de se demander si ces derniers sont de réels concurrents ou simplement des entités qui viennent compléter les lacunes numériques préexistantes.

 

 

Les GAFAM produisent un chiffre d’affaires équivalant à plus de 800 milliards de dollars et possèdent la plupart des agents économiques disponibles en ligne. Leurs principales caractéristiques sont leur envergure internationale en termes d’utilisateurs et de stockages de données.

À l’instar des Big Five, l’on retrouve les NATU, qui valent plus de 58 milliards de dollars. Ces nouveaux acteurs se sont créés un public, une audience et des consommateurs prêts à utiliser leur service et ce en peu de temps. Tout comme les GAFAM, ils ont su user de la transformation digitale pour développer une offre en corrélation avec les nouvelles pratiques émergentes de cette décennie. Bien que leur croissance soit exponentielle, les NATU n’ont pas encore le poids économique des GAFAM, à l’heure actuelle.

Retrouverez un graphique représentant les chiffres d’affaire des GAFAM et NATU.

Complémentarité et concurrence : le cas des plateformes de VoD? 

Amazon a lancé Amazon Prime Video, soit un service VoD, en 2007. À son tour, Netflix développe une plateforme similaire, la même année, soit un service de vidéos en streaming sur abonnement. La facilité d’accès aux contenus, ajoutée à la richesse de l’offre et aux forfaits attractifs ont permis à tous deux d’obtenir le succès désiré, amenant ainsi à une concurrence certaine. Netflix totalise 183 millions d’abonnés payants en mars 2020 contre 150 millions en janvier 2020 pour Amazon Prime Video. Bien que Netflix soit le n°1, il semblerait que le challenge soit de taille. Face à ce géant américain, les offres de plateformes VoD se sont multipliées. L’on retrouve parmi les plus connues :

  • Canal + Series
  • OCS Go
  • Apple TV
  • Disney Chanel

Chaque service offre des catalogues, des fonctionnalités et des prix différents, il conviendra de choisir celui qui vous convient le mieux en fonction des atouts et des inconvénients.

Et vous, est-ce que vous utilisez les plateformes VoD ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous communiquer vos préférences en laissant un commentaire ?

LFO / bma

Suivez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

 page2image2648533008 page2image2648533312 page2image2648533616 page2image2648533984

Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Réfléchir à l’innovation sociale. In: Carrefour Media : magazine de l’union suisse des attachés de presse , 2016, vol. 41, p. 24-25.

BUSINESS, BFM. « Airbnb: un chiffre d’affaires trimestriel record ». BFM BUSINESS. https://bfmbusiness.bfmtv.com/airbnb-un-chiffre-d-affaires-trimestriel-record-1568739.html (11 mai 2020).

« Infographie: L’ascension des GAFAM ». Statista Infographies. https://fr.statista.com/infographie/12778/evolution-du-chiffre-affaires-des-gafam/ (11 mai 2020).

« Résultats entreprise NETFLIX, chiffre d’affaires (CA) et bilan NETFLIX NFLX NASDAQ – Boursorama ». https://www.boursorama.com/cours/societe/chiffres-cles/NFLX/ (11 mai 2020).

« Résultats entreprise TESLA, chiffre d’affaires (CA) et bilan TESLA TSLA NASDAQ – Boursorama ». https://www.boursorama.com/cours/societe/chiffres-cles/TSLA/ (11 mai 2020).

« Uber a perdu 8,5 milliards de dollars en 2019 ». 2020. Siècle Digital. https://siecledigital.fr/2020/02/10/uber-a-perdu-85-milliards-de-dollars-en-2019/ (11 mai 2020).

 

Le crowdsourcing : une nouvelle forme de collaboration

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

 

(Pixabay, 2018)

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”| Vous vous intéressez à la transformation digitale et à son impact ? Le cours dédié aux nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation pourrait vous aider à mieux comprendre l’enjeu autour des technologies sociales et la manière dont ces dernières transforment les modes de fonctionnement des entreprises.

 

Les médias sociaux ont offert un large éventail de champs d’action et la plupart des entreprises ont intégré ces technologies sociales à leur mode d’organisation. D’une part, elles offrent aux entreprises la possibilité de connaître davantage leur public ainsi que leurs besoins. D’autre part, elles permettent un rapprochement et une interactivité avec ce dernier, susceptible de générer de nouveaux produits via le crowdsourcing et donc d’accroitre considérablement le chiffre d’affaires (Badillo & Roux, 2014).

Faire appel à l’intelligence collective avec le crowdsourcing

En effet, les technologies sociales se révèlent utiles du fait que le contenu généré par les usagers représente une source potentielle d’idées et de créativité. C’est pourquoi de grandes entreprises font appel à leur public pour apporter une solution à un problème et/ou de nouvelles idées créatives. Pour ce faire, ils organisent des concours à travers lesquels ils font appel à l’intelligence collective des internautes pour réaliser afin de répondre aux demandes pouvant concerner aussi bien la campagne publicitaire que l’amélioration de produits, par exemple.

Peut-être que vous avez déjà entendu parler du phénomène de crowdsourcing ? C’est de cela qu’il s’agit. C’est une nouvelle forme de collaboration horizontale axée sur l’open innovation. Découvrez sans plus attendre les entreprises qui se sont inspirées de la créativité du public.

 

#Coca-Cola et le Sweet Story Challenge

(Coca-Cola Co.)

En 2017, dans le but de ne plus utiliser des produits dérivés de la Stévia, du fruit du moine ou d’autres produits protégés, l’entreprise Coca-cola s’est mise à la recherche d’un édulcorant naturel à inclure dans ses produits.

« We’re always searching for newer, better ingredients, and we know that amazing ideas can come from anywhere. » Robert Long, vice-president senior et chef de l’innovation chez Coca-Cola

Pour ce faire, Coca-Cola a mis sur pied un concours du nom de “ Sweet Story Challenge”, pour lequel il invitait le grand public à partager des histoires sous forme d’écrit ou de vidéo présentant leurs pratiques d’utilisation d’édulcorant d’origine végétale ou celles utilisées par une culture ou une communauté. Les gagnants se sont vus remporter 20’000$.

 

 #Starbucks et la plateforme “My Starbucks idea”

Toujours dans une perspective tournée vers l’open innovation, le fondateur de Starbucks a lancé la plateforme “ My Starbucks idea”, en 2008. Cette plateforme a été conçue pour encourager les clients à soumettre leurs propositions d’amélioration sur les produits et les établissements et voir lesquelles avaient été implémentées.

Au-delà de ces aspects, elle offrait également possibilité aux usagers de voter pour des propositions émises par d’autres utilisateurs se trouvant sur la toile. Les nouvelles idées étaient évaluées en fonction de la faisabilité, du branding et de l’intérêt des utilisateurs indiqué par les votes.

Ainsi, au cours des cinq premières années d’exploitation, la plateforme a reçu plus de 150’000 idées et l’entreprise en a mis des centaines en place.

La co-création, une valeur ajoutée pour les entreprises

Ce savant mélange d’open innovation, de co-création avec les clients s’est avéré extrêmement populaire. En plus d’avoir permis à Starbucks d’innover en matière de produits, il a également contribué à accroître la fidélité de la clientèle. En donnant le pouvoir aux clients et en les incitant à participer en valorisant leurs idées, Starbucks a réussi à orienter la créativité du public.

Et vous, avez-vous déjà orienté votre créativité au service d’une entreprise, dans le cadre d’un programme d’innovation collaborative ? Si c’est le cas, racontez-nous votre expérience en laissant un commentaire !

Voici ce que vous pouvez 4 points à retenir sur le crowdsourcing  

(Canva, 2020)

 

BMA / lfo

Suivez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

 page2image2648533008 page2image2648533312 page2image2648533616 page2image2648533984

Références :

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 20‑34). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Burger-Helmchen, T., & Pénin, J. (2011). Crowdsourcing : Définition, enjeux, typologie. Management Avenir, n° 41(1), 254‑269. https://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2011-1-page-254.htm

The Coca-Cola Co. (2018, février 23). The Sweet Story Challenge. https://www.youtube.com/watch?v=XFyh-lq_oB0

BBC News. (2008, av

L’open innovation : une démarche prometteuse

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC « Innovation, Médias et transformation digitale » | Vous souhaitez comprendre la transformation qui s’opère dans le cadre du digital ? Un cours en ligne de l’Université́ de Genève et de l’Institut Medi@LAB pourrait vous apporter la réponse à vos questions. Il porte notamment sur les nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation et vous permettra de saisir le rôle des usagers dans l’open innovation.

 

L’open innovation à travers les médias sociaux

(Pixabay, 2016)

Le web 2.0 aussi appelé web participatif, a créé de nouveaux lieux et espaces sociaux où les usagers sont invités à produire, échanger et diffuser toutes types d’informations, d’opinions et de connaissances. Cette possibilité d’avoir des interactions sociales de tous types entre les internautes a favorisé ce que l’on nomme l’intelligence collective et a donné naissance à de nouveaux phénomènes telles que le crowdcourcing (Badillo & Roux, 2014), soit une forme de collaboration impliquant des tierces-parties externes à l’organisation.

En ce sens, le développement des médias sociaux a eu un impact majeur.  Théoriquement, les chercheurs s’accordent à penser que ces technologies sociales, de par leur capacité de concentration de ressources, d’informations et d’idées, peuvent favoriser l’innovation et cela notamment dans les entreprises. Actuellement, il semblerait que les recherches menées à ce sujet soient toujours en cours.

Cependant, il est intéressant que constater que dans une logique d’open innovation, les technologies sociales et l’intelligence collective peuvent également être au service du bien commun avec le cas du SARS-Cov-2.

 

L’intelligence collective contre le coronavirus

Récemment, un hackathon « #VersusVirus Suisse » a été lancé en vue de trouver des solutions innovantes pour lutter contre le COVID-19. L’objectif consistait à concevoir, développer et tester des solutions numériques et analogiques pour lutter contre la pandémie (Moeckli, 2020).  Au cours de cet évènement, de nombreux thèmes ont été abordés notamment :

  • La protection des groupes à risque
  • L’impact économique
  • L’après la crise
  • La réduction des fake news

Ce marathon virtuel s’est tenu du 3 au 5 avril 2020, sous le patronage du Département fédéral de l’intérieur (DFI) et du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

(Pixabay, 2020)

 

Par ailleurs, si le sujet vous intéresse, n’hésitez à découvrir, sans plus attendre, notre article qui s’intéresse aux entreprises qui ont opté pour l’open innovation en s’inspirant de la créativité du public, dans les phases de lancement et d’amélioration de produits. C’est par ici.

 

BMA / lfo

Suivez Medi@LAB-Genève sur les réseaux sociaux !

 page2image2648533008 page2image2648533312 page2image2648533616 page2image2648533984
Référence :

Bacchetta Von Beckh, A. A., Beck, M., & Badillo, P.-Y. (2019). Leveraging open innovation through social media : A study on Geneva based SMEs. In Managing digital open innovation. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:116484

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 2034). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Borloz, E. (2020, février 4). L’intelligence collective contre le coronavirus. 24Heures. https://www.24heures.ch/vaud-regions/intelligence-collective-coronavirus/story/10804815

Moeckli, A. (s. d.). Versus Virus ou comment l’intelligence collective peut sauver la Suisse ? Bilan. Consulté 28 avril 2020, à l’adresse https://www.bilan.ch/opinions/alexis-moeckli/versusvirus-ou-comment-lintelligence-collective-peut-sauver-la-suisse

Normand, J. (2020, avril 2). L’intelligence collective suisse pour trouver des solutions face au COVID-19. Croissance et économie inclusive. https://blogs.letemps.ch/jonathan-normand/2020/04/02/lintelligence-collective-suisse-pour-trouver-des-solutions-face-au-covid-19/

L’innovation technologique peut-elle aussi être au service des aînés ?

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

L’ère digitale a rendu le quotidien plus facile pour certains. En revanche, cela n’a que très peu séduit les personnes âgées. Dès lors, plusieurs entreprises se sont intéressées aux besoins de cette population en conjuguant confort, sécurité et santé afin de leur permettre d’améliorer leur quotidien tout en jouissant de la bienfaisance des technologies.

 

Congerdesign, 2019. Pixabay

L’accélération digital a permis de développer d’innombrables technologies. Ces dernières soulagent les activités du quotidien tout en insufflant un rythme de vie plus rapide.En quelques clics, il est possible de se faire livrer à domicile des mets tout chauds, de regarder une émission à l’heure désirée tout en faisant du shopping en ligne.

Téléphone mobile, tablette, Laptop, TV ; voilà plusieurs supports sur lesquels l’innovation se mue. En quelques mots, l’impensable est devenu réalité. Cependant, alors que le développement des technologies allège le quotidien de certains, cela n’est peut-être pas le cas pour les personnes du troisième âge, qui par ailleurs représente une population en croissance. 

 

Les séniors au cœur de l’innovation 

La Suisse, tout comme de nombreux pays, se trouve confrontée au défi que représente le vieillissement de la population. En 2018, le pourcentage des personnes âgées de 65+ ans se situait à 19%. En 2030, L’Office fédérale de la statistique s’attend à ce que la Suisse atteigne les 23 %, soit une augmentation de 0,6 millions. 

Dès lors, il serait intéressant de réfléchir au développement de technologies en faveur des aînés afin de répondre aussi à leurs besoins. En d’autres termes, c’est l’innovation sociale qui doit aussi être développée. Ainsi les séniors pourront s’approprier cet univers technologique.

 
L’environnement de la maison entre confort, santé et sécurité

Actuellement, plusieurs entreprises dont des start-up ont élaboré des dispositifs technologiques pour l’environnement de la maison en conjuguant confort, santé et sécurité. Parmi ces derniers l’on retrouve :

  • WALK : un dispositif qui vient en aide aux personnes ayant des troubles de la marche.
  • eSMART : le premier tableau de bord interactif et connecté de l’habitat.
  • E-vone : la chaussure connectée qui détecte les chutes et est capable de localiser son porteur à l’intérieur comme à l’extérieur.
  • ETOLYA : Un chemin lumineux qui ne s’allume que lorsque la personne se lève, avant que ses pieds ne touchent le sol.
  • Cutii : Le robot équipé d’un système de reconnaissance vocale qui se déplace à volonté et peut appeler les proches grâce à la visioconférence. D’ailleurs ces derniers ont été mis à la disposition de maison de retraite dans le Nord de la France pendant le confinement, relate France3.
  • Auxivia : Un verre connecté et doté d’une partie lumineuse qui s’active lorsqu’il faut boire.

 

Le robot Cutii, le nouveau compagnon des seniors. © Cutii, 2020

Voici quelques-unes des idées innovantes du moment. Et vous, est-ce que vous y avez pensé ? Voilà de quoi vous occuper durant cette période de ralentissement général.

BMA / lfo

Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Paradoxe et défis de « l’accélération digitale ». La Tribune de Genève, 2017.

Office fédéral de la statistique—OFS. (s. d.). Consulté 7 avril 2020, à l’adresse https://www.media-stat.admin.ch/animated/chart/01pyramid/ga-q-01.03.02-dashboard.html.

 

 

Fake News, faux likes, faux avis : Les outils populaires d’internet deviennent la dérive digitale.

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

Dans le cadre du MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”, le professeur Badillo vous explicitera les dérives digitales dont celle que l’on va traiter sous cet article: Les fake news. Les réseaux sociaux sont à la recherche de vus et d’une grande réactivité au sein de ses utilisateurs.Une des conséquences de ce phénomène est l’apparition de faux likes, faux avis et fake news qui sont de plus en plus nombreux dans le monde du digital. Celles-ci ont toujours fait partie du quotidien, mais avec l’avènement des technologies de l’information cette pratique s’est répandu dans le monde numérique ou digital. 

 

Image en écriture : info ou intox?

Que sont les fake news?

Le concept de fake news présent dans cette article provient de Wardle et Derakhshan (2017). Les fake news sont des informations fausses qui circulent sur internet principalement, mais elles peuvent aussi être présentes dans la vie quotidienne. Internet lui a néanmoins permis un fort développement. Les fake news deviennent populaires très rapidement dû à des algorithmes mathématiques, où une fausse information circule 2x plus vite qu’une information vérifiée. Par exemple, les détracteurs d’internet qui ont pour but de diffuser une fausse nouvelle sur un forum, ou autre réseau social numérique. Ils espèrent que leur contenu soit repris par d’autres utilisateurs, puis par un média de référence afin de créer un désordre informationnel.

Faux Likes et faux avis, comment y échapper?

Comment déceler le vrai du faux? N’est-ce pas le rôle de l’internaute de faire ce travail? Lorsque celui-ci doute de l’honnêteté du site sur les avis visibles, il doit alors vérifier les propos. Pour cela, voici quelques questions clés décelées pour vous afin de rendre compte de la véracité de ces avis et likes.

Les questions qui suivent remettent en cause un avis laissé sur un site qui vous semble suspect : L’avis en question correspond-il à la majorité des autres commentaires? La personne qui l’a posté a-t-elle un lien étroit avec le gérant du site? Un lien peut-il être décelé entre un moment de crise et ce commentaire précis dont vous doutez? 

Les faux likes sont apparus dès lors que l’on a appris que l’on pouvait acheter des likes sur un réseau social. Ceci afin d’accroître sa visibilité auprès d’une certaine communauté. Les prochaines questions concernent donc les faux likes. Peut-on voir une corrélation entre le nombre d’abonnés et le nombre de likes sur un post? Les comptes qui likes sont-ils de réels comptes ou sont-ils créés et gérés par des robots? 

 

Et les fake news alors? 

Qu’en est-il de la source, est-elle fiable?  Les médias traditionnels et ou numériques se sont-ils intéressés par ces faits? Ces derniers ont-ils été relatés par des témoins ?

Il faudrait que les internautes ne partagent pas aussi rapidement les informations vu sur un site. Ils devraient plutôt étudier les faits racontés et les vérifier via d’autres sites web. Ils empêcheront ainsi l’algorithme de propager des fausses informations.  Le mot d’ordre est prudence quant aux informations présentes sur les réseaux sociaux. Ce mot a gagné de l’importance depuis que le coronavirus a commencé à se propager dans le monde. Depuis quelques semaines maintenant, une ascension de fake news est apparue sur nos réseaux. Elles sont si nombreuses que la Confédération suisse a averti sa population pour qu’ils les ignorent et n’écoutent que les vraies informations diffusées sur leur site. Soyez prudent et vérifiez vos sources!

>> Lire aussi: Ils traquent le coronavirus sur les réseaux sociaux

 

Vérifiez vos sources!

LFO / bma

Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Paradoxe et défis de « l’accélération digitale ». La Tribune de Genève, 2017.

DERAKHSHAN, Hossein. & WARDLE, Claire. Information Disorder: Definitions. In AA.VV., Understanding and Addressing the Disinformation Ecosystem (pp. 5-12). Pennsylvania: Annenberg School for Communication, 2017.