« Le User Generated Content », Trendyword ou potentiel levier de succès pour les stratégies SEO ?

Written by Mariama M.. Posted in L'innovation ou la destruction créatrice des médias, Medi@studies, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Genève, le 13 Mai 2020

Durant le semestre de Printemps 2020, l’Université de Genève à travers Medialab propose ce cours aux étudiants et experts en communication. Le troisième volet de ce MOOC, L’innovation ou la destruction créatrice et les médias est consacré à la notion de « User Generated Content ». Cette leçon se propose de démystifier ce concept afin de le rendre accessible à tous. L’objectif est d’en avoir les connaissances fondamentales en évoquant son contexte d’émergence, sa pratique et son impact dans une stratégie de communication efficiente.

 

Une genèse impulsée par les usagers ?          

L’audience, composée d’internautes, est passé du stade passif à celui d’actif (Jenkins, 2006). Avec cette convergence, une participation active sur la création et la diffusion de contenus pousse l’usager au-devant de la scène. C’est là que le User Generated Content prend tout son sens en faisant participer l’usager/consommateur. Historiquement, les années 2000, avec l’avènement du web, marquent le début de ce nouveau paradigme. Dans le jargon communicationnel, ce concept « favorise l’intelligence collective par le biais des échanges entre utilisateurs et donne ainsi naissance à de nouveaux phénomènes, tel que le crowdsourcing » (Badillo, 2013). Il va s’en dire que ces contributions permettent de connaître et comprendre les consommateurs, leurs réactions, ce à quoi ils sont sensibles et leurs attentes. L’analyse de ces données grâce à des algorithmes peut s’avérer cruciale quand la marque réfléchit à de nouveaux produits ou services, ou comment renforcer ou infléchir sa stratégie.

L’engagement des cibles marquée par l’usage des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux permettent l’émergence d’une stratégie marketing conversationnelle, où l’échange avec les utilisateurs est valorisé. En ce sens, comment peut-on définir cette notion ? elle désigne « un groupe d’applications basées sur Internet qui s’appuient sur les fondements idéologiques et technologiques du Web 2.0 et qui permettent la création et l’échange de contenu généré par l’utilisateur » (Kaplan et Haenlein, 2010). A partir de là, l’UGC devient une aubaine pour les entreprises grâce à ce contenu généré par la contribution des internautes. L’avantage de cette technologie sociale résulte en la facilité d’utilisation et de partage des photos/vidéos sur ces réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, etc. Quand la marque est mise en valeur par son public, l’impact est conséquent avec un taux d’engagement efficient.

LEGO ou la nouvelle voie de conception des jeux !

Sur internet, les contenus se retrouvent sous différentes formes : les tweets et post, le partage de vidéos/ photos. Ceux-là sont ensuite massivement utilisés car constituant une mine d’or pour les entreprises et grandes marques. C’est le cas de Lego. Lego est une marque danoise qui fabrique des jeux basés sur des briques élémentaires à assembler. Afin de maintenir son statut de leader, la marque profite de la sortie du film LEGO Movie 2 (2018) pour lancer le Projet Kronkiwongi. La marque, à travers ce dit projet veut rappeler aux parents que ce jeu LEGO est une question de créativité et de sensibilisation, tout en capturant les apprentissages pour stimuler l’innovation marketing. Le concept du projet est aisé ! Les enfants doivent construire un « Kronkiwongi », puis présenter leur création sur les réseaux sociaux. Aussi simplet soit-il, il en découle des résultats mondiaux impressionnants. Le taux d’engagement sur leurs réseaux sociaux augmente affectant positivement leur chiffre d’affaires.

Mariama Faye MANE

Concepts clés : User Generated Content, Usager, Réseaux sociaux, Marque

Références

  • BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. « La ré-innovation numérique et les nouveaux usages ». In : Le futur est-il e-media ? Paris : Economica, 2014. p. 146-157.
  • BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. « Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante ». In : Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ? Paris : Economica, 2014. p. 20-34.
  • Kaplan, A. M., Haenlein, M., « Users of the world, unite! The challenges and opportunities of Social Media », Business Horizons, n° 53, 2010, p. 61

La presse digitale guidée par la destruction créatrice

Written by Amizero N.. Posted in L'innovation ou la destruction créatrice des médias

MOOC « Innovation, médias et transformation digitale ». Genève, le 07 avril 2020. Cette année, L’Université de Genève va proposer des formations en ligne MOOC. Elles abordent principalement les sujets concernant l’innovation et la transformation digitale. Ces cours pourront être disponibles sur la plateforme Coursera. L’une d’elle porte sur le concept de destruction créatrice en lien avec la presse. 

 Qu’est-ce que la destruction créatrice ?

La destruction créatrice est une théorie mise en place par l’économiste Joseph Schumpeter. Ce qu’il faut retenir de ce concept est que l’innovation est la force motrice de la croissance économique sur le long terme. Le système n’est pas figé, l’innovation redéfinit continuellement les dynamiques économiques. En effet les innovations provoquent d’abord une destruction du capital, puis se diffusent ensuite et permettent la croissance de nouveaux emplois. Il faut voir cela comme un cycle contre lequel il est n’est pas possible de lutter. Pour exemple dans la façon de consommer sa musique, les disques vinyle ont disparu au profit de CD qui eux-mêmes ont été bousculés par les fichiers MP3. Aujourd’hui, ces fichiers MP3 ont laissé place aux plateformes de streaming tel que Apple Music. Ce qu’il faut comprendre est qu’un produit ou un service finit par s’adapter à l’ère du temps. Est-ce le cas pour le monde de la presse également ?

 

Ampoule symbolisant une idée

© Pixabay

La presse face à ce processus

Avec ce concept de destruction créatrice, le neuf bouscule l’ancien. La presse est un domaine qui a connu une forte baisse de consommation ces dernières années. Ce média traditionnel a su rassembler un public large lors du 20ème siècle mais a dû partager la scène avec la radio puis l’arrivée des grands magazines puis de la télévision. Aujourd’hui, partout en Europe, les grands quotidiens connaissent un déclin au niveau des lecteurs. La presse écrite doit donc chercher un moyen de s’adapter et de survivre, il y a un besoin d’innovation. Pour ce, face à l’avènement de la digitalisation également, les journaux tentent de se renouveler. Les gens passent de plus en plus de temps sur les écrans et ce temps n’est plus engagé pour la lecture de presse écrite traditionnelle. Les journaux essaient donc de se trouver où leur audience a migré et cela passe par la digitalisation de l’information. Ils deviennent donc des médias multicanaux proposant différents formats de contenu sur une variété de plateformes (audio et vidéo notamment). On perd quelque chose mais de la nouveauté suit cette perte. Au final, doit-on voir un verre à moitié vide ou à moitié plein ?

PRESSE EN LIGNE : INNOVATION OU DESTRUCTION CREATRICE?

Written by Luana G.. Posted in L'innovation ou la destruction créatrice des médias, La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Genève, 7 avril 2019 – La leçon 1 de ce mooc “L’innovation ou la destruction créatrice des médias” apporte une réflexion sur le paradoxe que vivent les médias actuellement. L’arrivée d’internet a mis en danger la presse “traditionnelle”, tout en apportant un nouveau souffle de création. La presse papier est plus que jamais en danger, et on peut donc se demander : les apports apportés par la numérisation de l’information vont-ils compenser les pertes à prévoir ?

Innovation VS Destruction 

La presse d’information payante connaît un déclin depuis les années 2000, et continue de chuter depuis. Des journaux qui mettent la clé sous la porte, des postes supprimés, des baisses de revenus considérables… tous ces éléments sont révélateurs du processus de destruction de la pression d’information. Un exemple : les revenus de la presse en France ont diminué de moitié entre 2000 et 2012, et pourrait même venir à disparaître durant la décennie actuelle. Une explication cela s’inscrit dans l’apparition du numérique, à savoir internet et la presse d’information gratuite. Effectivement, le digital a modifié les méthodes de production de l’information et une nouvelle vague d’utilisateurs est arrivée : les millenials. La presse a donc dû innover pour répondre à ses changements organisationnels, s’en est donc suivi la naissance des sites webs d’information et de la presse gratuite. Mais alors comment fonctionnent-ils ? 

 

L’information 2.0 

La presse gratuite et l’information en ligne ont de toute évidence pris une importance considérable. La question est donc de déterminer leur impact économique et sociétal. La presse gratuite permet aux citoyens un accès à l’information simplifié, mais comme nous le savons tous, lorsque c’est gratuit : nous sommes le produit. Effectivement, ce type de presse apporte des revenus publicitaires importants aux groupes de presse et donc permet d’amortir les pertes liées au déclin de la presse payante. 

Une autre innovation dans l’information est liée à l’essor d’internet : les sites web d’informations prennent de plus en plus d’importance et représentent également une source de recettes publicitaires importantes. Ils correspondent à la nouvelle façon de consommer l’information des lecteurs qui veulent une information accessible partout et rapidement. Par exemple, le site français du journal Le Monde a été visité par 7.8 millions de personnes en février 2014. 

 

La perte engendrée par la crise de la presse “papier” n’est cependant pas compensée par ces nouveaux apports engendrés par les revenus publicitaires. L’enjeu réside donc dans le challenge auquel est confrontée la science de l’information, qui doit continuer de garantir le pluralisme et la qualité des informations, tout en faisant face à des difficultés économiques. Les années qui suivent vont être décisives pour l’avenir de la presse d’information payante qui va devoir se réinventer pour survivre. Affaire à suivre… 

Le tour de la question en une minute : https://www.youtube.com/watch?v=Fbyqt4TSHZY

Mots clés : digital, presse, destruction créatrice, innovation, information en ligne

LG

 

Sources

  • BADILLO, Patrick-Yves, BOURGEOIS, Dominique. Les mutations des médias : quel modèle de

destruction « créatrive » ? Analyse théorique et étude de cas des médias suisses. Actes du

congrès de la SFSIC 2018, Création, créativité et médiations. MSH Paris Nord : [s.n.], 2018.

  • BADILLO, Patrick-Yves. Réorganisation des médias : la « presse » d’information en France,

entre destructions et créations. In: Pélissier, Nicolas & Maas, Elise (Ed.). Vers une culture

médi@TIC? – Médias, journalisme et espace public à l’épreuve de la numérisation. Paris :

Editions l’Harmattan, 2015.

La destruction créatrice des Médias, de Schumpeter à nos jours.

Written by Mariama M.. Posted in L'innovation ou la destruction créatrice des médias, MOOC Innovation, médias, transformation digitale



Genève, le 07 Avril 2020

Ce MOOC s’adresse aux étudiants de Master de toutes les disciplines afin de les guider dans la compréhension du concept d’innovation. Dans cette section, la leçon une met en perspective les industries anciennes et actuelles. Elle montre le processus de destruction créatrice liée aux médias, à travers les théories élaborées et certains cas pour l’illustrer.

La destruction créatrice, un concept intemporel.

Les différentes révolutions, qu’elles soient antiques ou industrielles, sont à l’origine du changement de comportement des individus. En 1942, Joseph Schumpeter, dans son livre « Capitalisme, Socialisme et Démocratie » évoque le concept de destruction créatrice. Cependant les travaux de Karl Marx, influencés par l’auteur, explicitent clairement cette théorie. Selon lui, l’innovation est le moteur de la croissance économique sur le long terme. La destruction créatrice désigne alors le transfert de position dominante des entreprises historiques vers les entreprises les plus innovantes. Face à cela, les mutations dans plusieurs secteurs marquent une grande période d’incertitude. L’automatisation, l’intelligence artificielle créés par le numérique en sont des exemples. Les changements économiques et sociétaux que nous vivons génèrent beaucoup de difficultés envers les acteurs médiatiques. Dans ce contexte, il est difficile pour les médias de masse traditionnels de faire face au géant Internet.

L’innovation avec les enceintes connectées

Nous sommes à l’ère du ‘Multi Task’ et de l’information à temps réel. Le contrôle à la voix de nos appareils commence à prendre de l’ampleur. Et ce qui importe pour les individus est le gain de temps. Face à cette demande, les fabricants intègrent souvent un assistant vocal ou une fonction connectée sur leurs appareils domestiques : les aspirateurs, les téléviseurs, les fours ou réfrigérateurs, etc. Jusqu’à ce que des technologies comme les enceintes connectées font leur apparition. Des outils comme le récepteur radio, les journaux, les livres, les lecteurs CD tendent à disparaître, car remplacés par cet outil digital. Ces enceintes connectées ont une assistance vocale intégrée. Ce qui signifie que l’individu peut contrôler une enceinte connectée en mains libres depuis l’autre côté de la pièce. Ainsi, vous pouvez jouer et mettre en pause la musique. Faire lire un article de presse ou un livre de cuisine. S’informer de l’actualité sans avoir à acheter un journal. Faire des achats en ligne, écouter la radio à travers cet enceinte connectée. Tout cela en utilisant uniquement la voix sans même sortir votre smartphone. Amazon Echo, Google Home ou encore Apple Homepod sont des exemples illustrant cette innovation.
Cependant, ce mode de transmission d’informations peut nuire aux médias traditionnels. Ce qui les pousse à innover car internet est un marché à conquérir. Ces médias doivent aussi répondre à la demande de leur public. Car une chose est certaine, le contrôle par la voix va devenir omniprésent.
Mariama Faye MANE

Mots clés : destruction créatrice, intelligence artificielle, médias, enceintes connectées

Sources :
• BADILLO, Patrick-Yves, BOURGEOIS, Dominique. « Les mutations des médias : quel modèle de destruction « créatrice » ? Analyse théorique et étude de cas des médias suisses. Actes du congrès de la SFSIC 2018, Création, créativité et médiations. MSH Paris Nord : [s.n.], 2018.
• Robert Boyer, Benjamin Coriat. « De la crise comme « destruction créatrice » … ou le retour de Schumpeter ». Le Monde diplomatique, septembre 1984
Enceinte connectées