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Communicant d’entreprise : quel chemin emprunter ?

Written by Kelly C.. Posted in Journalisme et communication

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Stratège, relais d’information, bouclier médiatique, avocat, sont autant de thermes qui peuvent être utilisés afin de décrire la profession de communicant d’entreprise dont, à l’instar du journalisme, la définition est floue.  Une question se pose alors : quelle formation est efficace pour être un bon communicant ? Cet article ouvre un dialogue entre deux point de vues qui, de premier abord, s’opposent; le communicant d’entreprise doit il jouir d’une formation académique en communication ou doit-il justifier d’une « expérience de terrain » propre à l’entreprise ?

Mais que fait la police (académique)?

Dans Journalisme : l’éclatement (1992) de J-M Charon, l’auteur rapporte que si les écoles de journalisme françaises tentent d’inclure dans le cursus de journalisme la diversité scientifique, : “L’habitude des quotidiens nationaux ou de radios et télévisions de s’en remettre à des médecins pour traiter du domaine de la santé révèle bien à cet égard ses limites“ (Charon, 92). Cette constatation peut également s’appliquer dans le domaine de la communication, à notre époque. En effet, être un excellent communicant semble relever d’une aptitude de connaissance parfaite du domaine de l’entreprise. Ainsi, un académicien pur et sans expérience dans l’économie, peut-il prétendre au poste de communicant dans une entreprise à but lucratif ?

Balle au centre et on refait les équipes !

Cette question génère de multiples opinions. Cependant, dans Disrupting the Function of IC (IC Kollectif, 2019) dont les propos sont rapportés sur le blog de Madmagz.news, les multiples interventions donnent une idée précise de ce qui est nécessaire à la profession de communicant : la pluridisciplinarité. En effet, un bon communicant peut être issu de l’académie comme du secteur de l’entreprise, il n’empêche que pour être efficace, il doit savoir jouer sur plusieurs terrains. Ainsi, comme expliqué dans Déontologie dans la communication : entre loyauté et transparencel’essentiel est de respecter les principes du communicant.

En conclusion, il n’y a pas de chemin meilleur qu’un autre pour être un bon communicant. Le succès des professionnels du domaine réside dans leurs capacités à mettre à profit leurs connaissances et en apprendre de nouvelles. L’empathie, l’ouverture d’esprit comme la sociabilité sont des qualités humaines nécessaires pour exercer la profession et elle ne  s’apprennent ni au sein d’une entreprise, ni sur les bancs d’école.

Si vous souhaitez obtenir plus de renseignements sur la formation universitaire de journalisme et communication de l’Unige, n’hésitez-pas à vous rendre sur la page du Médialab ! :https://www.unige.ch/sciences-societe/medialab/

Cet article a été rédigé grâce aux références suivantes:
-Charon Jean-Marie. Journalisme : l’éclatement. In : Réseaux, volume 10, n°52, 1992.
-Disrupting the Functions of IC, IC Kollectif, e-book, 2019
Quelles sont les compétences d’un communicant interne ?, Madmagz, Pauline, 2020.
-Image :Pixabay, 2020

 

                                                                                                                                         Kelly Chapman,
Étudiante Médialab Genève

                   

Déontologie dans la communication : entre loyauté et transparence

Written by Kelly C.. Posted in Journalisme et communication

Dans le cadre du projet Mooc « Innovation, médias et transformations digitales » les étudiants du master de Journalisme et communication de Genève vous invite à une réflexion sur les médias à l’ère du numérique. Les articles qui suivent passeront en revue les codes éthiques et déontologiques de deux professions liées dans la rivalité : journaliste et communicant.

Depuis l’essor du capitalisme, le métier de communicant a pris de l’importance, tout comme les mouvements sociaux qui font évoluer les moeurs. Ainsi, Nos sociétés voient naître des codes de déontologie dans toutes les professions, y compris celles relatives aux médias : la déontologie journalistique est souvent mise en lumière, mais que dire de celle des communicants ?

Dans Morale, éthique et déontologie dans la communication (1996), Pierre Bonfils explique que : « Dans le domaine de la communication (…), nous avons assisté au cours des dernières années à l’émergence, (…) d’un très fort courant moral, éthique et déontologique ». Si ces propos datent de 1996, le respect des valeurs professionnelles est de nos jours une nécessité absolue. Si certains métiers profitent d’une “ligne de conduite“ claire, il semble, selon l’auteur, que ce n’a pas toujours été le cas pour la profession de communicant. Cependant, après une prise en main fastidieuse de la part de l’association des directeurs de la communication (Entreprises & Médias) en 1992, un fil rouge se dessine. Ainsi, quatre principes éthiques font surface :

Un code de conduite des années 90 à l’ère numérique : une contradiction ?  

À l’ère numérique, les communicants font, plus que jamais, face à une forme de contrôle social. Sur les réseaux sociaux, chacun peut interférer très rapidement avec les informations sortantes. Ainsi, les communicants doivent toujours être honnêtes, et donc appliquer en permanence la transparence. Cependant, lorsque l’on observe les principes cités par Bonfils, il est possible de se demander si solidarité et transparence font toujours bon ménage.

Cette question reste ouverte, mais une réponse peut se trouver dans un autre principe : la responsabilité. Pour que transparence et loyauté fonctionnent, il suffirait, pour les communicants (comme pour toutes les professions), de prendre la responsabilité personnelle de choisir de travailler pour une entreprise éthique. Ce principe se retrouve également dans la déontologie journalistique, aujourd’hui mise à mal. L’article qui suit vous propose une réflexion sur un dilemme moral bouillant qui lie plus que jamais les journalistes à leurs opposés : les communicants http://medialab-geneve.ch/garder-ses-princ…e-du-journalisme/

Cet article a été rédigé grâce aux références suivantes:
-Yves Agnès, Manuel de journalisme, l’écrit et le numérique, La Découverte, Paris, 2002.
-Pierre Bonfils, Morale, éthique et déontologie dans la communication, Victoires éditions « Legicom », 1996.

Kelly Chapman

Réseaux sociaux : une nouvelle arène et de nouvelles règles pour les journalistes et les communicants.

Written by Kelly C.. Posted in Journalisme et communication

L’essor d’internet et la montée en puissance des réseaux sociaux offre à la population connectée une vitrine sur l’information mondiale. Faits, avis et opinions défilent à toute vitesse pour arriver sur nos écrans. Ce nouveau mode de consommation de l’information impacte un grand nombre de métiers; le journaliste et le communicant n’échappent pas à la règle, bien au contraire

Sur les réseaux sociaux, l’accès aux informations est très rapide. Si cela est désormais un avantage pour les journalistes, cet accès facilité aux nouvelles fraiches peut également être un piège : sur internet, les fake News sont nombreuses. Ainsi, si traditionnellement, journalistes et communicants coopèrent, l’ère des réseaux sociaux numériques semble changer un peu la donne…

Association-rivalité des origines

Journalistes et communicants partagent à l’origine des valeurs et des principes communs en plus d’une formation indéniablement semblable. Ainsi, traditionnellement, si une certaine rivalité échauffe les esprits de ces professionnels, une relation de collaboration concernant les échanges d’informations  est également en œuvre, comme l’explique le professeur Badillo.

 Pixabay, 2020.

Les T.I.C désenchantent la relation entre les experts de l’information

Mais à l’heure du numérique et de l’hyper-connexion, les informations affluent de partout. Ce qui permet à tous d’être renseignés extrêmement rapidement sur tout et n’importe quoi. « Tous les jours nous recevons des quantités d’informations. Ces informations constituent un flux diversifié et permanent. Ces informations vraies ou fausses, manipulées un peu, pas du tout ou beaucoup, non hiérarchisées, sont répandues à une vitesse accélérée avec un nouveau média comme Internet. » (Badillo, 2008) Ainsi, l’usage notamment des réseaux sociaux fait surgir une nouvelle interrogation concernant les rapports entre journalistes et communicants : qu’en est-il désormais de la collaboration qui lie à l’origine les experts des informations ?

S’il n’est pas possible de donner une réponse définitive à cette question, la concurrence entre ces deux professions semble avoir désormais prit le dessus : l’accessibilité directe à l’information par tous paraît effacer sur internet le partenariat et l’entre-aide présents initialement entre le communicant et le journaliste. En conclusion, si les nouvelles technologies de l’information et de la communication offrent de nombreux avantages, elles augmentent néanmoins la concurrence et la méfiance entre des corps de métiers qui pourtant partagent la même éthique.