Archives de l’auteur

Empreinte satellite: du sol lausannois à l’espace

Written by Chloe P.. Posted in La galaxie Marconi, l'ère des réseaux de diffusion

[MOOC: Innovations, Médias et Transformation digitale] Si le satellite fait son apparition durant la guerre froide, dans un contexte de course à la technologie, il est aujourd’hui utilisé pour tout ce qui relève des télécommunications et de la recherche scientifique. Selon le Bureau des affaires spatiales de l’ONU, il y aurait environ 5’000 satellites artificiels en orbite autour de notre terre. Ceux-ci volent à environ 36’000 km de la surface terrestre. Dans cet article rédigé dans le cadre d’une thématique du MOOC de Médi@LAB, nous aborderons la puissance des connexions satellites aujourd’hui et l’impact de l’entreprise ViaSat à Lausanne concurrençant la fibre optique. 

Les satellites artificiels lancés par l’Homme dédiés aux télécommunications comprennent la téléphonie, la télévision, la radio et internet. Depuis les années 2010, nous sommes dans une apogée du satellite. Jusqu’aux années 80, deux types de satellites étaient distingués dans l’espace concernant la communication : les satellites de télévision et les satellites de télécommunications. Aujourd’hui notre technologie permet un seul et même type de satellite plus puissant (Badillo, 2009). 

Satellite de télécommunication en orbite. Source : Wikipedia

Lausanne, base européenne du marché satellitaire ? 

En 2007, l’entreprise de communication ViaSat Antenna Systems pose sa station terrestre à Lausanne, au sein de l’EPFL avec une antenne dans le bâtiment du Parc de l’innovation. L’entreprise développe des antennes et des terminaux destinés aux appareils sans connexion wifi. Elle a pour but d’être la première à fournir un accès généralisé à internet haut débit. La puissance satellitaire de ViaSat permettrait également de fournir le Moyen-Orient et une partie du continent Africain en débit internet (Bilan). D’ici à 2022, l’entreprise espère proposer internet à échelle mondiale. Selon le Temps, l’entreprise compte déjà 150 000 utilisateurs en Europe de ViaSat Antenna Systems, de quoi être prometteur! En 2019, ViaSat enregistre un chiffre d’affaire record par rapport aux autres entreprises de Telecom. D’autres innovations technologiques émergent à l’EPFL tel que SWISSto12, une start-up de cette école polytechnique qui développe des antennes pour des applications de télécommunications.

Antenne de l’entreprise ViaSat. Source : Télé Satellite.

 

Vers une extinction de la fibre optique ?

Moins chère que la fibre optique, le satellite permet d’être connecté en permanence, à n’importe quel endroit, tel que dans les trains et les transports. Pour faire passer la fibre optique, il faut creuser des sillons, pour permettre à la fibre optique ou le câble d’y passer, avec le satellite c’est plus simple, tout passe par les airs, dans l’espace sans encombrement terrestre.

Selon Bilan, « là où le déploiement de la fibre optique reviendrait à plus de 1500 dollars par an et par foyer, la solution satellitaire ne coûterait que 600 à 700 de dollars d’investissement par foyer. «  Une différence notable. De plus selon ViaSat « Le satellite ViaSat-3 devrait être opérationnel en 2020 pour fournir une capacité d’un térabit par seconde, permettant d’atteindre des vitesses comparables au meilleur de la fibre optique« . 

 

Une connexion dans les airs ? 

Outre le domaine du haut débit résidentiel terrestre, le domaine de l’aviation a connu une grande croissance également. L’entreprise ViaSat a permis à 500 avions aux USA d’être paré d’une connexion internet en leur sein, et ce, durant les vols. Pour ce faire, l’avion doit être équipé de modems et d’une petite antenne externe pour être relié aux satellites de télécommunications. Un grand nombre de compagnies aériennes a déjà signé des contrats avec l’entreprise ViaSat en collaboration avec Eutelsat tel que United Airlines ou Israël Airlines. La couverture comprend principalement les Etats-Unis et l’Europe.

Carte de la couverture satellite pour les vols exploités par ViaSat. Source : United Airlines.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Voici les différentes références sur lesquelles nous nous sommes basées pour rédiger cet article:

Badillo Patrick-Yves, Roux Dominique, « Économie des télécommunications, marchés, acteurs et réglementation », dans : Patrick-Yves Badillo éd., Les 100 mots des télécommunications. Paris cedex 14, Presses Universitaires de France, « Que sais-je ? », 2009, p. 13-15, p. 16-18, 26-27, p.31-33, p. 44-46, p. 46-47.

Bilan : https://www.bilan.ch/techno/lausanne_capitale_de_l_internet_par_satellite. Consulté le 10 mai 2020.

Extrait du cours Innovation, Médias et Transformations Digitales enseigné par PROF. Pierre-Yves Badillo.

Le Temps : https://www.letemps.ch/economie/pme-romandes-se-lancent-lassaut-lespace. Consulté le 10 mai 2020.

Télé Satelitte : https://www.telesatellite.com/actu/52852-chiffre-affaires-record-pour-viasat.html. Consulté le 8 mai 2020.

United Nations : Office for Outer Space Affairs : http://www.unoosa.org/oosa/en/ourwork/psa/satellite-communications.html. Consulté le 9 mai 2020.

United Airlines : https://www.united.com/ual/fr/fr/fly/travel/inflight/wifi.html. Consulté le 11 mai 2020.

 

Chloé Pellegrin, étudiante de Medi@LAB.

 

Coronavirus: quelles perspectives pour le cinéma de demain ?

Written by Chloe P.. Posted in La galaxie Marconi, l'ère des réseaux de diffusion

[MOOC: Innovations, Médias et Transformation digitale] Salles de cinéma fermées, sorties des derniers films reportées, voici la réalité actuelle de la cinématographie suisse depuis le début du confinement dû au Coronavirus. Alors que certaines sorties de film initialement prévues au cinéma, se feront en ligne, et que les plateformes de visionnage en ligne cartonnent, comment reprendra le marché du cinéma à la sortie du confinement ? Les consommateurs auront-ils pris goût au «Netflix-canapé» ou retourneront-ils en salle ? Cet article du MOOC Innovations, Médias et Transformation digitale, dans le cadre de Media@LAB, porte sur les habitudes et usages des consommateurs de films et l’avenir du cinéma. 

Alors qu’à Hollywood on annonce avec la crise sanitaire des pertes avoisinant les 20 milliards de dollars, il est difficile en Suisse selon la présidente de l’association de cinématographie suisse, de formuler un chiffre exact concernant le cinéma. Madame Epelbaum estime cependant qu’il faudrait compter une baisse d’exploitation de plus de 30 millions de francs. Avec la fermeture des cinémas de part le monde, certains studios préfèrent s’associer avec les géants d’internet et poster en ligne sur les plateformes, plutôt que de reporter la sortie de films. La démarche fait débat dans l’industrie cinématographique qui crie au boycott du 7ème art.

Le cinéma sous différents supports

Si la télévision et le cinéma ont su marcher main dans la main et se soutenir au milieu du 20ème siècle, il n’en est pas de même entre Netflix et le cinéma aujourd’hui. En effet, dans les années 1950, la télévision sauve le cinéma en lui donnant un deuxième souffle. Avec la programmation de films sur petit écran, les audiences sont captées sur les chaînes et celles-ci augmentent largement. Le cinéma participe donc au financement de la télévision en ouvrant ainsi des débouchés inattendus pour la télévision. La relation est plus complexe avec l’arrivée du cinéma en ligne.

 Cinéma contre Netflix : une guerre déjà déclarée

Le cinéma, élu plus grand divertissement de masse du 20ème siècle, s’est déjà vu fragilisé ces dernières années avec l’émergence du cinéma en ligne et des nouveaux usages de l’audiovisuel, tels que la fameuse plateforme Netflix. On le sait, les relations entre Netflix et Hollywood sont complexes à l’heure où les usages numériques bouleversent l’ensemble de l’audiovisuel mondial. En effet, même si la plateforme a d’abord été connue pour sa grande offre de séries, le géant du streaming a dépensé plus de 12 milliards de dollars et s’est fait un nom en produisant plus de 80 films et documentaires en 2019. La concurrence d’internet est bel et bien en augmentation.

Et demain ?

Même si les plateformes en ligne telles que Netflix ont mis en difficulté le monde du cinéma bien avant l’arrivée du COVID-19, ce virus pourrait faire accélérer le processus et s’avérer être un coup fatal. Les cinéphiles de demain se bousculeront-ils au guichet des cinémas à l’annonce des jours meilleurs ? Ou les spectateurs resteront-ils marqués par l’épidémie au point de favoriser complètement les abonnements Netflix virtuels aux tickets de cinéma ? Si cette hypothèse tend à se confirmer, les exploitants de salles peuvent craindre pour leur futur chiffre d’affaires. Cette peur a fait réagir la Fédération Nationale des Cinéma Français qui a mis en place avec Webedia, une campagne de communication pro-cinéma avec la création d’un hashtag #On ira tous au cinéma.

 

Confiné.e.s pour un temps, cinéphiles tout le temps ?

La définition du film se pose également dans ce contexte. L’expérience compte-elle avec le cinéma ? Un film reste-il un film peu importe le média ? Netflix mérite-t-il le nom de cinéma ? Le cinéma de demain restera-t-il un moment convivial et social sur grand écran ou bien partagerons-nous cette expérience immédiate depuis notre canapé en pyjama par le biais d’autres plateformes ? Que des questions qui, pour l’instant restent en suspens.

 


 

Voici les différentes références sur lesquelles nous nous sommes basées pour rédiger cet article du MOOC:

Article de la RTS : https://www.rts.ch/info/culture/cinema/11178416-l-industrie-cinematographique-victime-collaterale-du-coronavirus.html.

Article de Territoire et Cinéma : https://territoires-cinema.fr/2020/04/17/on-ira-tous-au-cinema/.

Balle, F. (2017). Les techniques et leurs usages. Dans : Francis Balle éd., Les médias (pp. 5-50). Paris cedex 14, France: Presses Universitaires de France.

Chiffres trouvés sur Statista : https://fr.statista.com/themes/3090/netflix/.

Extrait du cours Innovation, Médias et Transformations Digitales enseigné par PROF. Pierre-Yves Badillo.

 

Chloé Pellegrin, Etudiante de MédiaL@B

Le naufrage du Titanic : d’où l’importance de la radiocommunication universelle

Written by Chloe P.. Posted in La galaxie Marconi, l'ère des réseaux de diffusion

[MOOC: Innovations, Médias et Transformation digitale] Dans le cadre d’un cours au sein du master de Médi@LAB de l’Université de Genève, notre intérêt se porte dans cet article sur les prémices de la radio. C’est au physicien italien Guglielmo Marconi que l’on doit son invention. Cette transmission radiophonique se fait par le biais d’ondes électromagnétiques basées sur des signaux. Alors que la première transmission de l’histoire se fait en Suisse en 1895, ce nouveau système sera en plein essor dans le domaine maritime les années suivantes. A ce stade, cette communication connaît toutefois ses limites, dont le Titanic paiera les frais.

 

La salle de télégraphie sans fil du Titanic. Source: RTS Photo: Albert Harlingue Roger Viollet

Guglielmo Marconi poursuit en 1895 les recherches sur la radio entamées par Heinrich Rudolf Herz sept ans plus tôt. Grâce à la première transmission radio transatlantique émise depuis le sud de l’Angleterre, il reçoit le prix Nobel en 1909. En 1913, il développe sa propre société et équipe plus de 435 navires et 30 stations de son système de communication. Le Titanic fait partie des navires équipés du système de télégraphie sans fil fabriqué par la Société Marconi. L’émetteur radio du fameux paquebot avait une portée de 400 kilomètres en mer, dans n’importe quelles conditions météorologiques, ce qui était pour l’époque un système moderne et performant. Lors de la traversée, les passagers à bord du Titanic pouvaient communiquer avec des récepteurs à terre, utilisant ainsi, avec l’aide des opérateurs radiotélégraphistes, ce système radio de communication comme une messagerie personnelle.

Un appel SOS brouillé

La Convention Radiotélégraphique Internationale définit à Berlin, en 1906, le code d’alerte SOS universel en Morse dans une optique de coordonner les usages de ces nouvelles technologies. C’est le Titanic qui, en 1912, utilise pour la première fois le code SOS du système de radio Marconi pour alerter de la situation. Pendant plusieurs heures, les télégraphistes à bord du paquebot lancent des appels au secours en morse, puis en SOS, permettant de sauver une partie des passagers. Cependant, tout ne se déroule pas comme imaginé : les messages radios des passagers se mêlent à ceux émis par les postes de transmission des bateaux en mer. Le message d’alerte prévenant du danger d’un iceberg se noie dans le flux de communication, et ne se transmet pas à la passerelle du fameux paquebot. Seulement 700 personnes sont sauvées lors de la catastrophe…

 

Les titres des journaux ne retranscrivent pas le naufrage du Titanic de la même manière. Source: The Evening Sun/The New York Times

La tragédie vue par les journaux

Rapidement, les messages de détresse envoyés depuis le navire atteignent les stations de radiotélégraphie à terre. Cela dit, certaines informations se perdent, se déforment ou se mélangent, laissant place à la spéculation dans les titres des principaux journaux du monde. Le 15 avril 1912, on peut lire par exemple dans The Seattle Star « Le Titanic coule, les passagers sauvés », ou dans The Evening Sun « Tous les passagers sont sauvés, transférés dans des bateaux de sauvetage », et même scénario dans le Binghamton Press qui affirme que « Le Titanic frappe un Iceberg, 1470 personnes sauvées ». Nombre de journaux reproduisent ces dépêchent persuadés que rien de grave ne peut arriver au fabuleux paquebot. Seul le rédacteur en chef du New York Times garde son sang froid et annonce le 15 avril de simples faits. C’est le lendemain qu’il mesure l’ampleur de la catastrophe et se distingue des autres journaux en titrant « Probablement 1200 passagers périssent à bord du Titanic ». Les jours qui suivent, le suivi de l’événement est assuré et la presse du monde entier reprend les mots du New York Times. A cette époque déjà les journalistes font face au dilemme entre la rapidité à divulguer une information et à la véracité de celle-ci.

 

Visionnez la vidéo pour obtenir plus d’informations concernant la radio à bord du Titanic, et ce que cette tragédie à mis en lumière: