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« Data is King, Big Data is Emperor »

Written by Charlotte G.. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Le Web 4.0 et les objets connectés constituent une révolution numérique déjà en marche, dont la croissance est exponentielle. L’information numérique n’est plus véhiculée seulement par votre smartphone, mais possiblement par votre voiture, votre maison et même votre montre! Quelles sont les conséquences sur nos sociétés? Est-il nécessaire d’être vigilant? Retour sur cette transformation digitale. L’institut Medi@lab de l’Université de Genève, dans le MOOC « Innovation, Médias et Transformation digitale », vous éclaire sur cette thématique d’actualité.

Êtes-vous un mobinaute 4.0?

Après le Web 1.0 et le Web 2.0, nous vivons aujourd’hui dans l’ère du Web 3.0. Ce Web Sémantique dans lequel les technologies gagnent en puissance est fondé sur l’innovation majeure qu’est la mobilité. Caractérisé par les recherches vocales, il fonctionne sur la base du langage naturel. Par exemple, Apple a instauré depuis 2010 la fonctionnalité « Siri » sur ses Iphone. Il s’agit d’une voix personnalisable, à laquelle il est possible de déléguer certaines recherches d’informations et de tâches diverses. Quel temps fait-il? Quelle est la recette de la tarte aux pommes? Dis à Maman que j’arrive… Il est encore étrange pour vous de parler à votre smartphone? Alors vous serez surpris des possibles du Web 4.0!

Web 4.0 et Big Data, un cocktail d’innovations

Le Web 4.0 est le Web Intelligent. Il est également appelé l’Internet des Objets ou « Internet of Things » (IOT).

L’Internet des Objets est une « infrastructure mondiale pour la société de l’information, qui permet de disposer de services évolués en interconnectant des objets grâce aux technologies de l’information et de la communication ». UIT

Bill Gates, fondateur de Microsoft, souligne l’importance du contenu, à travers la formule « Content is King », en 1996. Cependant, la puissance des données renverse ce principe et nous parlons à présent de Big Data.

Qu’est-ce? L’essor du Big Data est caractérisé par son traitement de l’information à une échelle jamais connue auparavant! Les technologies en cours permettent des innovations majeures, prenant la forme d’objets connectés ou « smart ». Ces objets intelligents communiquent et interagissent entre eux en temps réel et récupèrent les informations sur leurs usages et usagers. Ainsi, ces nouvelles technologies renouvellent complètement la dynamique d’innovation.

Les 4V du Big Data

Le caractère pervasif du Web 4.0 dans nos vies quotidiennes

Les changements engendrés par le Web 4.0 sont nombreux et expliqués dans cette vidéo. Certains individus pensent que l’Internet des Objets possède la capacité de changer le monde par sa force de pénétration et la puissance qu’il a d’imprégner rapidement plusieurs domaines de notre quotidien.

Effectivement, les objets connectés nous dispensent de certaines tâches. Leur visée est utilitaire et veut faciliter la vie des usagers.

Dans le domaine de la santé, les objets connectés jouent sur la sécurité et l’aide à la personne, par le biais de la géolocalisation.

Par ailleurs, le concept de maison intelligente, ou « Smarthome » prend de l’ampleur via un système de domotique de plus en plus complet (portes, chauffage, lampes, réfrigérateurs, machines à laver…). Tout ce qu’il est possible de connecter devient une réalité!

Parallèlement, le phénomène de « Smart City » se développe progressivement. Les objets sont connectés cette fois à l’échelle d’une ville (voitures autonomes et partagées, drones, réalité augmentée…).

Enfin, dans le domaine de l’industrie, on voit apparaître le concept de « Industrie 4.0 ». Il s’agirait d’une nouvelle révolution industrielle, impulsée par le Web. Ce bouleversement impacte aussi bien la production que la distribution (nourriture délivrée par des robots autonomes, par exemple).

Drone connecté au smartphone

Un monde digital né sous l’impulsion de la 5G?

En télécommunications, l’appellation 5G désigne la 5ème génération des standards de téléphonie mobile. En termes de débits, ceux-ci sont encore plus rapides que la 4G! Il s’agit de la technologie clé du Web 4.0, car elle permettrait de répondre à l’innovation des objets connectés et du « tout internet » ou « Internet of Everything ».

Une innovation destructrice? Cliquez pour en apprendre plus

Charlotte Goffin

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Références :

  • Badillo, P-Y. (2020). Module 4 : Transformation Digitale & Googlization des médias. Innovation, Médias et Société Numérique, Université de Genève.
  • Badillo, P-Y. (2020). Séquence 7 : Communication Digitale. Pratique de la Communication, Université de Genève.

Fake News : La maladie numérique du 21ème siècle

Written by Charlotte G.. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Fake News: La maladie numérique du 21ème siècle

La disparition progressive d’une information de qualité au détriment de l’intox s’insère directement dans le contexte de la «Googlization des médias» et plus largement de la transformation digitale. Devenez des défenseurs avertis de l’information en seulement 5 minutes de lecture ! L’institut Medi@LAB de l’Université de Genève, autour du MOOC «Innovation, Médias et Transformation digitale», vous donne des réponses.

Fake News: Un terme à la mode aujourd’hui, mais d’où provient-il ?

Source Buzzsumo

Le 10 décembre 2016, environ un mois après son élection, Donald Trump utilise pour la première fois l’expression «fake news» dans un tweet. Au départ, le Président américain pointait du doigt les médias véhiculant des informations néfastes à son propos. Mais le phénomène a pris de l’ampleur… et s’étend en 2020 à l’échelle mondiale.

Bien que ce concept soit largement utilisé de nos jours, une fake news désigne avant tout de faux articles, des informations erronées et partagées en masse sur les réseaux sociaux. Qu’il s’agisse de l’intention de l’émetteur (désinformation) ou d’une erreur (misinformation), les fake news sont en croissance exponentielle. Les réseaux sociaux ouvrent ainsi un nouveau chapitre de l’information, parfois appelé «ère de la post-vérité».

Le numérique: Acteur et coupable ?

Internet est considéré comme le 6ème média de masse, avec pour particularité la personnalisation des contenus et l’interactivité des internautes sur la Toile.

Cliquez pour agrandir! Source Statista

ATAWAD: Any Time, Any Where, Any Device. Cet acronyme résume parfaitement le monde numérique actuel, basé sur une indispensable mobilité. Les utilisateurs sont poussés implicitement à une consommation de masse de l’information, disponible en tout temps, en tout lieu et sur n’importe quel support. Les mobinautes sont actuellement plus nombreux que les internautes à l’échelle mondiale! Considérez que près de 70% de la population sur Terre navigue sur son smartphone, c’est-à-dire plus de 5 milliards d’individus!

De nombreuses expressions et néologismes ont vu le jour, décrivant alors cette surabondance de l’information en ligne.

  • «Infobésité» : contraction d’information et d’obésité
  • «Digital tsunami» (BADILLO & BOURGEOIS, 2015)
  • «Désordre informationnel» (WARDLE & DERAKHSHAN, 2017)

Finalement, elles signifient toutes la même chose: une avalanche d’informations.

La presse s’effondre dangereusement: Quels enjeux ?

Comme nous l’avons vu dans notre premier article, les piliers de la presse traditionnelle s’écroulent. Les réseaux sociaux numériques, tels que Facebook, occupent donc le terrain de l’information et s’apparentent à des acteurs indétrônables, dans la logique de «the winner takes all». Puissants et impitoyable, ils s’imposent dans le paysage médiatique de notre siècle.

D’un point de vue économique, la course au trafic et la monétisation des données amènent une défaillance de marché pour produire de l’information de qualité.

En conséquence, la crise de confiance dans les médias traditionnels grandit, car ceux-ci n’inspirent plus confiance aux lecteurs, qui perdent petit à petit goût à l’actualité…

On aperçoit également se dessiner un risque pour la démocratie. Une des solutions serait alors d’éduquer les nouvelles générations à ce paradigme digital et leur apprendre comment échanger et interagir dans l’espace public qu’est aujourd’hui Internet.

Pourquoi les Fake News sont si visibles et relayées sur Internet ?

Les fake news sont véhiculées par un mécanisme très particulier. Les réseaux sociaux, leur domaine de prédilection, contribuent fortement à leur diffusion planétaire. En effet, elles sont partagées et retweetées sur Twitter en majorité par des bots, des robots informatiques algorithmiquement construits. S’ajoute à cela la viralité de l’information: diffusion très rapide et souvent imprévisible d’un contenu. L’immédiateté du simple clic peut rapidement propulser une information à la tête de l’agenda médiatique.

Enfin, on note que les internautes 2.0 sont friands d’informations fraîches et privilégient les scoops à sensations, parfois aux dépens de leur fiabilité.

Les réseaux sociaux, par leur fonctionnement intrinsèque, sont donc les principaux acteurs du phénomène de fakes news. Soucieux de remédier à leur image et de participer à la lutte contre ces informations fallacieuses, Facebook et Twitter mettent en place une politique de signalement des contenus «partiellement faux».

Récemment, la célèbre plateforme de microblogging dénonce une vidéo, dont l’émetteur n’est autre que Donald Trump! Info ou Intox… à vous de juger!

Pour aller plus loin!

Émission Géopolitis, RTS Info – 18/01/2019

Charlotte Goffin

Vous souhaitez appliquer cette théorie à un cas d’actualité ? Allez lire «Coronavirus, l’épidémie 2.0: conseils et outils pour déceler les fake news »

Participez activement à la lutte contre les fakes news en allant liker et partager cet article sur les réseaux de Medi@LAB-Genève

 

Références :

  • Salerno, S. (2019). Séance 5 : Démocratie. Sociologie des médias, Université de Genève.
  • Badillo, P-Y. (2020). Module 4 : Transformation Digitale & Googlization des médias. Innovation, Médias et Société Numérique, Université de Genève.
  • Vanbremeersch, N. (2018). De quoi les fake news sont-elles le nom ?. Le Débat (n°200),15 – 22.
  • Daignes, G. (2019). Pour en finir avec les fake news. Le Débat (n° 204), 110 – 116.
  • Wardle, C. & Derakhshan, H. (2017). Information Disorder : Toward an interdisciplinary framework for research and policy making. Council of Europe Report (27).

Le monopole des GAFAM : acteurs indétrônables du Web ?

Written by Charlotte G.. Posted in "Googlization" et transformation digitale, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Le monopole des GAFAM : acteurs indétrônables du Web?

Au cœur de la révolution numérique, le 21ème siècle est marqué par l’hégémonie des géants du Web. Plus communément, l’acronyme «GAFAM» désigne successivement Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Envahissant notre quotidien et détenant un pouvoir non négligeable sur nos vies d’utilisateurs, ces puissantes multinationales sont-elles vouées à devenir les « maîtres du monde » ?  

Qui sont-ils?

Steve Jobs, Mark Zuckerberg, Bill Gates… Difficile de ne pas connaître ces références iconiques! En effet, ces innovateurs à succès sont souvent qualifiés de visionnaires et leur nom doit sûrement résonner dans votre esprit. Appelés également les «Big Five», ou «the Five», ils dominent aujourd’hui le marché du numérique. Plus largement, ils appartiennent à un ensemble grandissant de multinationales de l’économie digitale, comprenant par exemple AirBnB ou Uber. 

En termes de capitalisation boursière, ces entreprises ont atteint le seuil symbolique des 1 000 milliards. Cette somme faramineuse leur confère le statut d’entreprises avec les plus hautes valeurs de marché au monde. En comparaison, il s’agit de l’équivalent du PIB d’un pays tel que l’Indonésie! 

« Innover, c’est savoir abandonner des milliers de bonnes idées »

Steve JOBS

Quelle recette magique de succès?  

Cliquez dessus pour agrandir !

Le modèle économique ou «business model» est la manière dont l’entreprise va générer de la rentabilité. À ne pas confondre avec le modèle d’affaires, qui est propre à chaque entreprise et possède donc une infinité de variantes! 

Le modèle économique des GAFAM repose sur la gratuité des services. Au fond, ce n’est rien d’autre quune illusion comme le rappelle le célèbre adage «si c’est gratuit, c’est que le produit c’est vous». Effectivement, à partir d’une activité de cœur, dont le rôle n’est pas forcément de générer des revenus, le but est de créer d’autres sources de revenus indirectes.C’est le cas de Facebook, pour qui les véritables clients sont les entreprises annonceurs. La puissance de ce géant numérique n’est autre qu’un ciblage publicitaire très pertinent. 

Comment cela fonctionne? Lorsque l’internaute navigue sur le Web, vous par exemple à ce moment précis, il laisse des traces de son activité, ce que l’on appelle des «data». Ces données personnelles, une fois collectées, permettent aux entreprises de dresser un profil de consommateur. Ce dernier va des affinités, aux comportements de navigation, jusqu’à l’historique de commande… Tout ceci étant recoupé avec les données de l’entourage de l’utilisateur. 

L’enjeu ici relève de l’exploitation du data par les entreprises. Il pose ainsi diverses questions sociétales et éthiques. Les lois se développent de manière progressive afin de s’adapter à ces nouveaux acteurs et les changements qu’ils opèrent.

La mort de la concurrence?  

La toute puissance des GAFAM est basée sur de nouvelles économies numériques, provoquant une disruption avec les anciens modèles. Ainsi, un phénomène de concentration laisse peu de place à une potentielle concurrence… au point que la France détermine même une mesure spéciale, dénommée «taxe GAFA» en 2019. Cette loi concerne les services numériques et part du principe phare suivant : grâce à l’activité de l’utilisateur, créant de la valeur, les multinationales se développent et surtout s’enrichissent. Ainsi, l’idée de ce projet est de taxer ces entreprises surpuissantes à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé. 

On observe également un phénomène dit «acquisition tueuse» : explicitement, le rachat de start-up innovantes qui développent des services concurrents. Le but consiste à «les mettre en sommeil» et donc conserver une position de leader dans le domaine.  À l’avenir, la situation monopolistique des GAFAM pourrait bien constituer une menace pour l’économie et la société…

Quel futur pour les GAFAM? 

La domination de ces cinq géants du Web va provoquer incontestablement des bouleversements majeurs d’ici 2022. Leur pouvoir va-t-il se renforcer avec le temps? Ou au contraire, va-t-il s’épuiser afin de laisser place à l’apparition de nouvelles ressources?  

CG de l’équipe Medi@lab

Pour aller plus loin !

Documentaire réalisé par Yannick Adam de Villiers, diffusé sur France2 le 01/11/18