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Le nouveau modèle économique des médias de masse

Written by Sven G.. Posted in La Galaxie de Gutenberg, premier âge des "mass media", Les piliers des mass media : vers une modification des paradigmes, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale »

Il ne fait plus aucun doute, Internet et le numérique ont complètement bouleversé nos vies. Alors qu’aujourd’hui le monde entier surfe sur le web, les médias de masse se trouvent à un tournant de leur existence : leur modèle économique d’antan est chamboulé par les grands acteurs du numérique. Ce nouveau modèle ne met-il pas en péril le journalisme dans son ensemble ?

La création du World Wide Web a considérablement changé notre façon de vivre. Cette innovation a accéléré notre monde à une vitesse que personne n’aurait pu imaginer il y a une trentaine d’année. Petit à petit, Internet a touché tous les domaines possibles et aujourd’hui, il est au centre d’une problématique actuelle et récurrente : la crise des médias. En effet, la Googlization, ce phénomène d’expansion des technologies de recherche de l’entreprise homonyme dans divers marchés, semble radicalement changer le journalisme, quitte même à supprimer la profession telle qu’on la connaît aujourd’hui. Mais pourquoi ? Pour le comprendre, revenons d’abord sur le concept même de Googlization.

Le SEO, des entreprises aux médias

Toute entreprise de nos jours développe son positionnement sur Internet. Afin de donner plus de visibilité à un produit ou simplement à la marque, cette dernière a recours au procédé du Search Engine Optimization. Ce dernier consiste à augmenter le trafic sur la page web de l’entreprise en la référençant sur les moteurs de recherche. Mieux cette dernière est référencée, plus elle gagne en visibilité. Récemment, cette pratique s’est transposée aux médias. En effet, une étude menée en 2016 par Giomelakis and Veglis (Badillo, 2020) a démontré que les sites Internet des médias grecs ayant le plus de trafic étaient aussi ceux qui avaient le meilleur référencement. Il y a donc un effet direct entre les moteurs de recherche et le trafic sur les sites web des médias et de ce fait, sur la production médiatique en elle-même. En effet, cette recherche de trafic a donné lieu à ce que l’on considère comme le nouveau modèle économique des médias.

La Googlization, nouvel acteur économique

Il y a peu, le modèle managérial de base des médias était considéré « à deux versants »: il reposait d’une part sur les abonnements des consommateurs et d’autre part sur les annonces publicitaires. Avec l’avènement d’Internet, les annonceurs ont petit-à-petit délaissé les médias de masse classiques pour se tourner vers Internet, dont le coût est radicalement moins cher. En pleine crise, les médias ont donc dû trouver d’autres moyens de se financer et, c’est là toute l’innovation de ceux-ci ces dernières années, ils ont suivi le mouvement pour voir leur activité fleurir sur le web. L’utilisation du Search Engine Optimization par les médias leur est bénéfique car elle leur permet d’augmenter le trafic et ainsi récolter des données sur les internautes qui visitent leur site Internet. On parle ainsi d’un nouveau modèle économique car ce ne sont plus uniquement les abonnements et la publicité qui constituent le revenu principal des médias, mais bien la recherche de données (Badillo, 2020). De ce fait une question se pose : ce nouveau modèle a-t-il toujours pour objectif de produire de l’information ?

Le nouveau modèle économique tend à privilégier la recherche de données plus que la création de contenu de qualité. (Badillo, 2020)

Cette recherche constante de données afin de cibler le contenu à proposer aux consommateurs est à la base d’une destruction créatrice des médias (Badillo, 2020). En effet la recherche constante de données a détruit le modèle économique de base pour créer un nouveau système dans l’industrie, qui semble détruire le journalisme tel qu’il est connu aujourd’hui. Cette course aux données pousse les médias à proposer un contenu ciblé qui parfois n’est pas en accord avec leur ligne éditoriale et cela uniquement afin de créer du trafic. Une pratique qui tend vers une limitation de la créativité. Les plateformes de réseaux sociaux et les moteurs de recherche valorisant désormais l’information, ces derniers incitent les organismes de presse à produire un certain type de contenu, comme les vidéos, ou en dictant les activités éditoriales au travers des normes de conception. Les plateformes et les moteurs de recherche sont donc devenu explicitement éditoriaux de contenu (Badillo, 2020).

Ainsi, le numérique, et en particulier le concept de Googlization, bouleverse le journalisme et les trois piliers des médias de masse que sont la production, la conception et la diffusion de l’information. Une notion que ma collègue Eva MacNeill a approfondi dans son article « Les piliers des médias traditionnels ou la pression des changements de réseaux » que nous vous invitons à lire pour approfondir le sujet.

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Références

Article en cours de publication chez Ringier Axel Springer : Badillo, P.-Y. (2020), Innovation and Media: Googlization and Limited Creativity.

Badillo, P.-Y. « Module 1 : Innovation et médias » [notes prises dans le cadre du cours Innovation, médias et transformation digitale], Université de Genève.

Ville de Genève (12 juin 2019). ActMédia – 14 septembre 2018 | Googlization et concentration des médias. Consulté à partir de https://www.youtube.com/watch?v=9wKK9hteXpE 

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Sven Grossenbacher 

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« Le User Generated Content », Trendyword ou potentiel levier de succès pour les stratégies SEO ?

Written by Mariama M.. Posted in L'innovation ou la destruction créatrice des médias, Medi@studies, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

Genève, le 13 Mai 2020

Durant le semestre de Printemps 2020, l’Université de Genève à travers Medialab propose ce cours aux étudiants et experts en communication. Le troisième volet de ce MOOC, L’innovation ou la destruction créatrice et les médias est consacré à la notion de « User Generated Content ». Cette leçon se propose de démystifier ce concept afin de le rendre accessible à tous. L’objectif est d’en avoir les connaissances fondamentales en évoquant son contexte d’émergence, sa pratique et son impact dans une stratégie de communication efficiente.

 

Une genèse impulsée par les usagers ?          

L’audience, composée d’internautes, est passé du stade passif à celui d’actif (Jenkins, 2006). Avec cette convergence, une participation active sur la création et la diffusion de contenus pousse l’usager au-devant de la scène. C’est là que le User Generated Content prend tout son sens en faisant participer l’usager/consommateur. Historiquement, les années 2000, avec l’avènement du web, marquent le début de ce nouveau paradigme. Dans le jargon communicationnel, ce concept « favorise l’intelligence collective par le biais des échanges entre utilisateurs et donne ainsi naissance à de nouveaux phénomènes, tel que le crowdsourcing » (Badillo, 2013). Il va s’en dire que ces contributions permettent de connaître et comprendre les consommateurs, leurs réactions, ce à quoi ils sont sensibles et leurs attentes. L’analyse de ces données grâce à des algorithmes peut s’avérer cruciale quand la marque réfléchit à de nouveaux produits ou services, ou comment renforcer ou infléchir sa stratégie.

L’engagement des cibles marquée par l’usage des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux permettent l’émergence d’une stratégie marketing conversationnelle, où l’échange avec les utilisateurs est valorisé. En ce sens, comment peut-on définir cette notion ? elle désigne « un groupe d’applications basées sur Internet qui s’appuient sur les fondements idéologiques et technologiques du Web 2.0 et qui permettent la création et l’échange de contenu généré par l’utilisateur » (Kaplan et Haenlein, 2010). A partir de là, l’UGC devient une aubaine pour les entreprises grâce à ce contenu généré par la contribution des internautes. L’avantage de cette technologie sociale résulte en la facilité d’utilisation et de partage des photos/vidéos sur ces réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instagram, etc. Quand la marque est mise en valeur par son public, l’impact est conséquent avec un taux d’engagement efficient.

LEGO ou la nouvelle voie de conception des jeux !

Sur internet, les contenus se retrouvent sous différentes formes : les tweets et post, le partage de vidéos/ photos. Ceux-là sont ensuite massivement utilisés car constituant une mine d’or pour les entreprises et grandes marques. C’est le cas de Lego. Lego est une marque danoise qui fabrique des jeux basés sur des briques élémentaires à assembler. Afin de maintenir son statut de leader, la marque profite de la sortie du film LEGO Movie 2 (2018) pour lancer le Projet Kronkiwongi. La marque, à travers ce dit projet veut rappeler aux parents que ce jeu LEGO est une question de créativité et de sensibilisation, tout en capturant les apprentissages pour stimuler l’innovation marketing. Le concept du projet est aisé ! Les enfants doivent construire un « Kronkiwongi », puis présenter leur création sur les réseaux sociaux. Aussi simplet soit-il, il en découle des résultats mondiaux impressionnants. Le taux d’engagement sur leurs réseaux sociaux augmente affectant positivement leur chiffre d’affaires.

Mariama Faye MANE

Concepts clés : User Generated Content, Usager, Réseaux sociaux, Marque

Références

  • BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. « La ré-innovation numérique et les nouveaux usages ». In : Le futur est-il e-media ? Paris : Economica, 2014. p. 146-157.
  • BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. « Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante ». In : Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ? Paris : Economica, 2014. p. 20-34.
  • Kaplan, A. M., Haenlein, M., « Users of the world, unite! The challenges and opportunities of Social Media », Business Horizons, n° 53, 2010, p. 61

L’ère du Big Data : Le monde à la merci des données

Written by Jennifer N.. Posted in Les fondamentaux de la transformation digitale

Le Big Data est apparu dans les années 90 grâce aux améliorations des systèmes de stockage de l’information. Il a pris une ampleur telle que selon de nombreux économistes le Big Data représente l’or noir du 21ème siècle. Pour mieux comprendre ce que cela signifie, nous allons détailler les enjeux de ce phénomène.

Le Big Data signifie en français « données massives » ou encore « mégadonnées ». Il est question ici de toutes les informations que l’on peut récolter grâce à des appareils électroniques connectés. Lorsque l’on fait une recherche sur Google ou que l’on « like » une photo sur Facebook, ceci génère une information qui est ensuite stockée sous forme de données. Cependant, telles quelles, les données ne peuvent pas réellement être utilisées. Il a donc fallu créer des algorithmes assez puissants pour traiter, organiser et exploiter ces données.

Comprendre le Big Data en 5 points 

Pour mieux concevoir ce qu’est le Big Data, il est possible de le définir et de le décortiquer selon 5 paramètres clés, les 5V :

Une innovation à double tranchant 

Vous l’aurez compris, ces données représentent une mine d’or pour toute personne ou groupe sachant les maîtriser. Mises bout à bout, elles peuvent déterminer les habitudes de consommation d’une personne ou d’une population entière ou encore prédire des événements divers tels que la météo, le taux de remplissage d’un hôtel ou l’apparition de maladies. Cependant, comme dans toute technologie, des avantages et des inconvénients existent.

Les avantages :

  • Optimiser les ventes : que ce soit pour les entreprises privées ou publiques, les données sont primordiales. Elles permettent d’optimiser l’offre en fonction des clients ou utilisateurs. Ainsi les CFF sont capables de prévoir le taux de remplissage de leurs trains pour offrir à l’usager la possibilité de choisir la course qui lui conviendra le mieux. Dans un autre domaine, Apple par exemple utilise les données pour améliorer ses produits et augmenter ses ventes.
  • Aider les patients : dans le secteur médical, les données sont d’une aide précieuse lorsqu’il s’agit de mettre en place ou d’ajuster le traitement d’un patient.

Les inconvénients :

  • La protection des données : c’est l’inconvénient majeur car il est difficile de garantir une protection complète de la vie privée sur internet. En effet, on se souvient tous des scandales liés à des vols de données ces dernières années.
  • Garantir la démocratie : comment garantir une démocratie totale lorsque des informations sur le comportement de vote et sur les intérêts d’un peuple sont utilisées pour promouvoir un camp plutôt qu’un autre ? Cette problématique est parfaitement illustrée par l’affaire Cambridge Analytica.

Cette technologie étant relativement jeune, tout l’enjeu sera de trouver un équilibre pour que ces données profitent au plus grand nombre, et ce, avec le minimum d’effets négatifs.

Le développement du Big Data a été possible, grâce aux avancées technologiques de ces dernières années que nous vous avons détaillées dans nos précédents articles. Pour en savoir plus, découvrez le MOOC « Innovation, médias et transformation digitale » de l’Université de Genève. Il vous permettra de suivre des cours en ligne pour approfondir, entre autres, vos connaissances sur les fondements technologiques et économiques de la transformation digitale.

60 secondes pour mieux comprendre le Big data:

JN/LF

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Références:

Télévision, symbole de la galaxie Marconi: trois générations pour trois usages différents

Written by Isabelle A.. Posted in La galaxie Marconi, l'ère des réseaux de diffusion

[MOOC: Innovations, Médias et Transformation digitale] La télévision, grand média de la Marconi, voit le jour en 1926. Son évolution va passer par trois générations. Avant d’être la télévision telle que nous la connaissons aujourd’hui, elle était diffusée par voie hertzienne dès 1929, puis apparaissent le câble ainsi que le satellite dans les années 70. L’arrivée d’internet donne naissance à la télévision 3.0. Ces différentes étapes ont radicalement changé les manières de consommer l’information. Si les théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation vous parlent, cet article dans le cadre d’une thématique du MOOC est fait pour vous.

 

Télévision de salon vers 1960. Source: Musée de la communication de Berne

La télévision hertzienne: le temps d’une télévision unificatrice

La première génération représente la télévision hertzienne qui comporte peu de chaînes et ne permet que peu d’heures de visionnage par jour. C’est la BBC qui a commencé à émettre la première chaîne en 1929, mais la qualité de l’image n’attirait pas encore un grand public (Badillo et Roux, 2009). C’est à partir de la fin de la seconde guerre mondiale, grâce à la technologie de télévision à balayage électronique, que la télévision va connaître un grand succès. (Bertho-Lavenir, 2009). A cette époque, elle est très familiale et rassembleuse puisque tous regardent la même émission au même moment, ce qui permet d’imaginer la population en tant que communauté et tendre vers un « nous » rapproché. La télévision est comme imposée aux téléspectateurs et ce qui était diffusé à l’écran était considéré comme acquis. La télévision était pensée comme une contribution à la construction de l’identité nationale. Elle avait un projet de service public qui consistait à élever le téléspectateur et lui permettait de mieux comprendre les communautés et son entourage. S’adressant à un public de masse, elle représentait un médium de flux qui permettait une certaine synchronisation de la population.

 

L’apparition de la télévision par câble et satellite

La seconde génération débute dans les années 1970 et correspond à la télévision « multi-channels ». La transmission est toujours majoritairement hertzienne, mais le câble fait son apparition. Alors que la télévision par câble naît aux Etats-Unis à la fin des années 40 grâce à John Watson, ce n’est que dans les années 70 qu’elle connaît une progression. Le câble permet une meilleure réception des signaux hertziens de télévision dans les régions montagneuses ou excentrées (Badillo et Roux, 2009). A la fin des années 70, aux États-Unis, ce sont près de 16 millions de ménages qui sont abonnés. En parallèle, en 1975, Gérald Levin introduit, avec HBO (Home Box Office), le principe de la télévision payante en s’appuyant sur des satellites. C’est la première fois dans l’histoire de la télévision qu’une chaîne utilise la voie des câbles et des satellites qui était auparavant réservées à la radio (Balle, 1995).

L’émission de Temps présent de la RTS s’est rendue en décembre 1980 au Québec pour un reportage présentant « la télévision de demain », selon le journaliste. Celui-ci a visité le siège de Videotron, une entreprise pionnière de la télévision par câble qui comptait à cette époque 100’000 abonnés et qui proposait 35 programmes. Regardez le reportage:

Ces innovations permettent une diversité au niveau des chaînes, ce qui créé une segmentation de l’offre. « Avant, c’est la télévision qui donnait rendez-vous au téléspectateur, aujourd’hui, de plus en plus souvent, c’est le téléspectateur qui donne rendez-vous à la télévision » (Balle, 1995). Cela tend vers une « asynchronisation » de la population. Alors qu’avant la télévision construisait un agenda, un menu de discussion, la télévision d’aujourd’hui ne créé plus cet esprit rassembleur.

 

Vers la TV 3.0

Cette troisième génération se caractérise par l’ajout d’internet aux autres moyens (hertz, câble et satellite). Si la phrase de Balle citée plus haut, faisait déjà sens en 1996 avec la révolution numérique, elle prend encore plus d’importance aujourd’hui. Avec l’avènement d’internet, les programmes sont à la demande et le visionnement d’émissions est possible en tout temps. Le support a également changé : alors qu’avant la télévision se regardait à travers un téléviseur, aujourd’hui, les contenus télévisés voyagent sur de multiples plateformes. De plus, les plateformes de streaming viennent faire de l’ombre à la télévision et semblent créer un clivage générationnel. La question qui reste en suspens est alors: comment rendre la télévision attrayante pour les milléniaux ?

Pour en savoir plus sur l’usage d’internet à travers le satellite, lisez l’article qui suit: « Empreinte satellite: du sol lausannois à l’espace ». ⬇️

 


 

Voici les différentes références sur lesquelles nous nous sommes basées pour rédiger cet article :

Badillo, Patrick-Yves, et Dominique Roux. « Les 100 mots des télécommunications »Presses Universitaires de France, 2009, pp. 29-63.

Balle, Francis. « Chapitre III. Les médias en question », Francis Balle éd., Les médias. Presses Universitaires de France, 2020, pp. 80-114.

Balle, Francis. « L’école, la télévision et les technologies nouvelles », Réseaux, vol. 71, no. 3, 1995, pp. 117-127.

Bertho-Lavenir, Catherine. « La main sur le signal : changement technique et identité collective dans la télévision française (1935-1995) », Le Temps des médias, vol. 13, no. 2, 2009, pp. 122-140.

Les archives de la RTS, Temps présent « Bienvenue chez Videotron » (1980, 11 décembre): https://www.rts.ch/archives/tv/information/temps-present/11205578-bienvenue-chez-videotron.html.

 

 

Isabelle Aeschlimann, étudiante de Medi@LAB.

Communicant d’entreprise : quel chemin emprunter ?

Written by Kelly C.. Posted in Journalisme et communication

En savoir plus sur le MOOC « Innovation, médias et transformation digitale » ? Cliquez-ici ! » http://medialab-geneve.ch/

Stratège, relais d’information, bouclier médiatique, avocat, sont autant de thermes qui peuvent être utilisés afin de décrire la profession de communicant d’entreprise dont, à l’instar du journalisme, la définition est floue.  Une question se pose alors : quelle formation est efficace pour être un bon communicant ? Cet article ouvre un dialogue entre deux point de vues qui, de premier abord, s’opposent; le communicant d’entreprise doit il jouir d’une formation académique en communication ou doit-il justifier d’une « expérience de terrain » propre à l’entreprise ?

Mais que fait la police (académique)?

Dans Journalisme : l’éclatement (1992) de J-M Charon, l’auteur rapporte que si les écoles de journalisme françaises tentent d’inclure dans le cursus de journalisme la diversité scientifique, : “L’habitude des quotidiens nationaux ou de radios et télévisions de s’en remettre à des médecins pour traiter du domaine de la santé révèle bien à cet égard ses limites“ (Charon, 92). Cette constatation peut également s’appliquer dans le domaine de la communication, à notre époque. En effet, être un excellent communicant semble relever d’une aptitude de connaissance parfaite du domaine de l’entreprise. Ainsi, un académicien pur et sans expérience dans l’économie, peut-il prétendre au poste de communicant dans une entreprise à but lucratif ?

Balle au centre et on refait les équipes !

Cette question génère de multiples opinions. Cependant, dans Disrupting the Function of IC (IC Kollectif, 2019) dont les propos sont rapportés sur le blog de Madmagz.news, les multiples interventions donnent une idée précise de ce qui est nécessaire à la profession de communicant : la pluridisciplinarité. En effet, un bon communicant peut être issu de l’académie comme du secteur de l’entreprise, il n’empêche que pour être efficace, il doit savoir jouer sur plusieurs terrains. Ainsi, comme expliqué dans Déontologie dans la communication : entre loyauté et transparencel’essentiel est de respecter les principes du communicant.

En conclusion, il n’y a pas de chemin meilleur qu’un autre pour être un bon communicant. Le succès des professionnels du domaine réside dans leurs capacités à mettre à profit leurs connaissances et en apprendre de nouvelles. L’empathie, l’ouverture d’esprit comme la sociabilité sont des qualités humaines nécessaires pour exercer la profession et elle ne  s’apprennent ni au sein d’une entreprise, ni sur les bancs d’école.

Si vous souhaitez obtenir plus de renseignements sur la formation universitaire de journalisme et communication de l’Unige, n’hésitez-pas à vous rendre sur la page du Médialab ! :https://www.unige.ch/sciences-societe/medialab/

Cet article a été rédigé grâce aux références suivantes:
-Charon Jean-Marie. Journalisme : l’éclatement. In : Réseaux, volume 10, n°52, 1992.
-Disrupting the Functions of IC, IC Kollectif, e-book, 2019
Quelles sont les compétences d’un communicant interne ?, Madmagz, Pauline, 2020.
-Image :Pixabay, 2020

 

                                                                                                                                         Kelly Chapman,
Étudiante Médialab Genève

                   

Comment les médias publics réagissent face au Covid-19?

Written by Chen X.. Posted in Service public et médias

Genève, le 12 mai 2020 | Dans le cadre du MOOC « Innovation, médias et transformation digitale », les étudiants en Journalisme et Communication de l’Université de Genève étudient le rôle des médias publics. Les médias jouent un rôle primordial pour communiquer l’information, guider l’opinion publique et rassurer la population, et ce d’autant plus dans le cas du coronavirus.

Capture d’écran du nombre de cas confirmés, de morts et de guéris du Covid-19, réalisée le 11/05/2020. Source : Worldometer

Depuis le début de la pandémie en décembre 2019, le Covid-19 a touché 212 pays et territoires dans le monde. En tout, Worldometer décompte plus de 4,2 millions de cas confirmés et 284’335 décès. Quant à la Suisse, le pays a enregistré 30’300 cas positifs et 1833 victimes depuis son premier cas, apparu le 25 février 2020.

 

 Le rôle des médias publics

Épidémie de panique à l’échelle mondiale. Image publiée sur Courrier international le 02/03/2020. Auteur : Rube L. Oppenheimer

Suite au déclenchement de la pandémie, la demande d’information du public est devenue très urgente. La divulgation et l’interprétation d’informations précises et complètes en temps réel par les médias doivent répondre aux besoins des citoyens. Les médias ont le devoir d’être le plus objectif possible (Mindich, 1998), de rassurer et de calmer le public. Dans le cas où la divulgation d’informations n’est pas faite en temps réel, elle conduit le public à porter un jugement vague sur la situation et même à de la confusion.

Au début de la pandémie, le Covid-19 représentait de la soudaineté, de l’urgence et de l’incertitude, ce qui développait une vague d’inquiétude et de panique au sein de la population. Pendant ce temps, le site AgoraVox déplore que « la psychose autour du coronavirus s’intensifie. Chaque matin, tous les journaux font le compte des morts et des infectés […]. Au fur et à mesure que la maladie se propage, […] l’intérêt […] continue de grandir ». Les médias publics suivent de près l’évolution de la pandémie, et ils reportent les décisions et mesures prises par le Conseil Fédéral. Ils gardent aussi un oeil sur la situation dans les autres pays. Les médias publics démontrent alors leur rôle irremplaçable en ce temps de crise sanitaire.

 

 

Saturation des informations sur le coronavirus

Depuis que l’épidémie a dépassé la frontière chinoise fin janvier, plusieurs journaux, comme la Tribune de Genève ou Le Temps, ont créé un fil d’actualité en continu. Le but est de diffuser les dernières informations liées au Covid-19. « C’était la première fois que l’on mettait en place un fil en ligne renouvelé tous les jours », indique Nicolas Dufour, chef d’édition numérique du journal Le Temps. En plus du fil d’actualité mis à jour automatiquement, des articles plus approfondis sur le Covid-19 ont aussi occupé les premières pages des journaux durant les trois derniers mois. Le  Temps a écrit jusqu’à six éditions sur le coronavirus par semaine, chacune occupant les premières pages du journal.

Capture d’écran du nombre de résultats pour Coronavirus sur RTS.ch, réalisée le 11/05/2020. Source : RTS

Depuis début 2020, nous retrouvons plus de 2795 articles de la Tribune de Genève, et plus de 2634 résultats de la RTS liés au Coronavirus. Notre vie est saturée par l’abondance d’informations sur le coronavirus.

 

À ce stade d’explosion des informations, comment reconnaître les sources crédibles diffusées par les médias publics et les différencier des autres médias privés ou numériques ?

 

 

 

Références :

MINDICH David T.Z.. (1998). Just the facts. New York : New York University Press

Worldometer. (11 mai 2020). Covid-19 Coronavirus Pandemic. Consulté à partir de https://www.worldometers.info/coronavirus/ 

PERRIN Olivier. (3 mars 2020). Le coronavirus colonise les médias et les conversations, la saturation guette… Consulté à partir de https://www.letemps.ch/opinions/coronavirus-colonise-medias-conversations-saturation-guette

Oppenheimer Rube L.. (2 mars 2020). Épidémie de panique à l’échelle mondiale. Consulté à partir de https://www.courrierinternational.com/dessin/le-dessin-du-jour-epidemie-de-panique-lechelle-mondiale

MEYER-VACHERAND Etienne. (2 mars 2020). Coronavirus: «Le Temps» en fait-il trop? Consulté à partir de https://www.letemps.ch/societe/coronavirus-temps-faitil

 

C.X. Etudiante de Medi@LAB

La survie des médias publics

Written by Alexia B.. Posted in Service public et médias

Genève, le 12 mai 2020 | MOOC « Innovation, Médias et transformation digitale » | L’apparition d’Internet et des réseaux sociaux a profondément changé la consommation des médias. La question de l’avenir des médias de service public est centrale face aux transformations digitales. Comment faire évoluer les médias publics à l’ère numérique ?

 

Un changement d’habitudes

 

Les médias sociaux au cœur de l’information. 

Avec l’apparition d’Internet, les habitudes de consommation des médias ont été bouleversées. Auparavant, il suffisait d’attirer les lecteurs ou téléspectateurs grâce à un contenu de qualité. Aujourd’hui, cela n’est plus possible. Avec Internet, une masse d’informations est accessible gratuitement. Un coup dur pour les médias publics. Le secteur des médias est désormais hautement concurrentiel. La multitude de choix n’avantage pas les médias publics. Selon le Digital News Report 2018, les individus suisses entre 18 et 34 ans choisissent des sites en ligne et des médias sociaux comme source d’information. Ils sont habitués à se rendre directement sur les moteurs de recherche, perçus d’ailleurs comme des sources directes plutôt que comme des agrégateurs de contenus. Ils passent aussi par les réseaux sociaux qui sont dans leurs habitudes consommation. Les jeunes ne considèrent donc pas du tout les médias publics. Ils ont pourtant une opinion favorable de ceux-ci. Ils estiment même que les radiodiffuseurs publics sont les plus fiables du pays. Pourquoi donc ne les consomment-t-ils pas ? Les médias publics sont moins adaptés à une expérience personnalisée que les jeunes affectionnent particulièrement. Ces médias sont aussi perçus comme « dépassés ». Les jeunes ne veulent pas consommer les mêmes médias que leurs parents et essaient donc de se démarquer avec une consommation différente.

 

Se reconnecter avec les jeunes

La question de lavenir des médias publics inquiète. La première Conférence internationale des médias publics a eu lieu le 4 mars 2019. Ils ont discuté de l’avenir des médias publics et de la façon dont ils réagissent aux changements politiques, financiers et technologiques. Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF s’est exprimé à ce sujet :  « Notre mission aujourd’hui est de toucher les plus jeunes. Nous devons nous adresser à eux sur des supports et des modes qui correspondent à leurs attentes ». Pour toucher des publics différents sur des supports multiples, les médias publics devraient avoir un plein accès à ces supports. Une des possibilités pour les médias publics suisses serait d’investir dans des contenus suisses produits localement qui pourraient être mis ensuite à disposition sur des plateformes de streaming plus innovantes et sur mesure. L’un des points sur lequel tout le monde est d’accord est que « seuls ceux qui sont bien informés peuvent prendre des décisions éclairées » (étude de l’EPFZ, 2017). Dans le contexte démocratique suisse où les citoyens sont amenés à voter très régulièrement, la survie des médias publics est cruciale.

En temps de crise sanitaire que l’on connaît actuellement, l’information fiable est une réelle nécessité. Comment vont évoluer les médias publics ?

 

Références

 

A.B. Etudiante Medi@LAB

Ubérisation au centre de la disruption digitale

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”|Les théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation vous intéresse et vous souhaitez en savoir davantage ? Découvrez le cours proposé par l’Institut Medi@Lab qui s’intéresse aux innovations disruptives ainsi qu’au concept d’ubérisation.

 

Les mutations digitales

De par la révolution digitale, le champ des possibles s’est élargi en créant une place aux nouvelles formes de consommation, de pratiques et d’usages. Les modes de vie actuels, où chacun peut se connecter sur différents supports technologiques, ont amené certaines entreprises à orienter leurs activités en fonction de ces mutations digitales. De cette manière, elles se sont positionnées au-devant de la scène en répondant aux besoins des consommateurs avec des offres innovantes.

 

 

La disruption digitale avec Uber

Uber, soit l’entreprise qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport, a bousculé le marché du transport privé.

« C’est un tournant pour le marché économique marqué par Uber. » Maurice Levy 

En élaborant un service permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact directement, Uber a en quelque sorte, redéfinit les contours de cette industrie, grâce à ses prix compétitifs. Si le marché traditionnel des taxis doit faire face à ce nouveau concurrent, il en est de même pour d’autres domaines qui se sont vus également uberiser tels que celui l’hôtellerie, de la location de voiture ou encore du secteur bancaire.

 

La désintermédiation

Ce qui différencie ces nouvelles entreprises telles que Uber, c’est la relation directe entre le client et le prestataire. En supprimant les intermédiaires qui liaient le client et le prestataire, cela a transformé leurs rapports, permettant ainsi à ces derniers de se mettre en contact en quelques clics.

À cela s’est ajouté le système de notation où le chauffeur comme le client peut attribuer des points l’un à l’autre. Ainsi, cela a permis de noter les chauffeurs de par leur service et les clients de par leurs attitudes et comportements. En ce sens, ce système d’auto-contrôle s’est révélé être un bon moyen de suivi du bon déroulement des prestations ainsi que du personnel indépendant.

https://mbamci.com/uberisation-se-faire-uberiser

 

 

L’arrivée de Uber Eats 

Depuis peu, le leader des transports privés a étendu son offre en proposant le transport de marchandises alimentaires, Uber Eats. La création de ce dernier, arrivé sur le marché en 2016, a également fait concurrence aux livreurs déjà présents, tels que Smood et Just-Eat.

Cette nouvelle place dans le marché a permis à certains restaurateurs de proposer des plats livrables à domicile par l’intermédiaire de Uber Eats. Bien que cela facilite le quotidien des consommateurs à domicile, ce n’est pas le cas des serveurs qui se doivent de travailler dans les restaurants où une partie de la clientèle n’est que rarement présente et où les pourboires sont désormais octroyés aux livreurs.

 

Vers l’innovation sociale ?

En somme, les mutations digitales ont créé des opportunités pour certains mais ont également soulevé des craintes chez d’autres, notamment en matière de destruction de l’emploi. En effet, si la transformation digitale a modifié plusieurs secteurs d’activité, ne faudrait-il pas repenser à cadrer les modalités de la disruption digitale? Selon le Professeur Badillo, il n’est pas nécessaire de les cadrer mais plutôt de réfléchir à l’innovation sociale en définissant les conditions d’orientation des innovations vers les besoins sociétaux fondamentaux afin d’y répondre (Badillo, 2016). 

Actuellement, quelques entreprises se sont intéressées à développer des technologies adaptées aux besoins des personnes âgées. Si la transformation digitale qui s’opère dans ce cadre vous interpelle, n’hésitez pas à lire cet article. 

 

LFO / bma

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Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Réfléchir à l’innovation sociale. In: Carrefour Media : magazine de l’union suisse des attachés de presse , 2016, vol. 41, p. 24-25.

Delphine Cuny, « Tout le monde a peur de se faire Uberiser » : Maurice Lévy », La Tribune (en ligne),‎ 17 décembre 2014. consulté le 5 mai 2020.

 

GAFAM et NATU : la nouvelle économie digitale

Written by Laeticia F.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC “Innovation, Médias et Transformation Digitale”| Vous voulez en savoir davantage sur les géants du web que l’on nomme communément les GAFAM et les NATU? Suivez sans plus attendre le cours dédié aux des théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation de l’Institut Medi@Lab.  

 

Les Géants du Web

Google, Apple, Facebook, Amazon représentent les pionniers dans le marché numérique. Ces Géants du Web que l’on surnomme les GAFA ou GAFAM si l’on inclut Microsoft, se sont imposés en redéfinissant les frontières de l’informatique grâce à leur capacité d’innovation. Cependant, depuis ces dernières années, leur position sur le marché tend à être concurrencée par les NATU; Netflix, Airbnb, Tesla, Uber. Dès lors, il s’agit de se demander si ces derniers sont de réels concurrents ou simplement des entités qui viennent compléter les lacunes numériques préexistantes.

 

 

Les GAFAM produisent un chiffre d’affaires équivalant à plus de 800 milliards de dollars et possèdent la plupart des agents économiques disponibles en ligne. Leurs principales caractéristiques sont leur envergure internationale en termes d’utilisateurs et de stockages de données.

À l’instar des Big Five, l’on retrouve les NATU, qui valent plus de 58 milliards de dollars. Ces nouveaux acteurs se sont créés un public, une audience et des consommateurs prêts à utiliser leur service et ce en peu de temps. Tout comme les GAFAM, ils ont su user de la transformation digitale pour développer une offre en corrélation avec les nouvelles pratiques émergentes de cette décennie. Bien que leur croissance soit exponentielle, les NATU n’ont pas encore le poids économique des GAFAM, à l’heure actuelle.

Retrouverez un graphique représentant les chiffres d’affaire des GAFAM et NATU.

Complémentarité et concurrence : le cas des plateformes de VoD? 

Amazon a lancé Amazon Prime Video, soit un service VoD, en 2007. À son tour, Netflix développe une plateforme similaire, la même année, soit un service de vidéos en streaming sur abonnement. La facilité d’accès aux contenus, ajoutée à la richesse de l’offre et aux forfaits attractifs ont permis à tous deux d’obtenir le succès désiré, amenant ainsi à une concurrence certaine. Netflix totalise 183 millions d’abonnés payants en mars 2020 contre 150 millions en janvier 2020 pour Amazon Prime Video. Bien que Netflix soit le n°1, il semblerait que le challenge soit de taille. Face à ce géant américain, les offres de plateformes VoD se sont multipliées. L’on retrouve parmi les plus connues :

  • Canal + Series
  • OCS Go
  • Apple TV
  • Disney Chanel

Chaque service offre des catalogues, des fonctionnalités et des prix différents, il conviendra de choisir celui qui vous convient le mieux en fonction des atouts et des inconvénients.

Et vous, est-ce que vous utilisez les plateformes VoD ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous communiquer vos préférences en laissant un commentaire ?

LFO / bma

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Références:

BADILLO, Patrick-Yves. Réfléchir à l’innovation sociale. In: Carrefour Media : magazine de l’union suisse des attachés de presse , 2016, vol. 41, p. 24-25.

BUSINESS, BFM. « Airbnb: un chiffre d’affaires trimestriel record ». BFM BUSINESS. https://bfmbusiness.bfmtv.com/airbnb-un-chiffre-d-affaires-trimestriel-record-1568739.html (11 mai 2020).

« Infographie: L’ascension des GAFAM ». Statista Infographies. https://fr.statista.com/infographie/12778/evolution-du-chiffre-affaires-des-gafam/ (11 mai 2020).

« Résultats entreprise NETFLIX, chiffre d’affaires (CA) et bilan NETFLIX NFLX NASDAQ – Boursorama ». https://www.boursorama.com/cours/societe/chiffres-cles/NFLX/ (11 mai 2020).

« Résultats entreprise TESLA, chiffre d’affaires (CA) et bilan TESLA TSLA NASDAQ – Boursorama ». https://www.boursorama.com/cours/societe/chiffres-cles/TSLA/ (11 mai 2020).

« Uber a perdu 8,5 milliards de dollars en 2019 ». 2020. Siècle Digital. https://siecledigital.fr/2020/02/10/uber-a-perdu-85-milliards-de-dollars-en-2019/ (11 mai 2020).

 

Du Web 1.0 au Web 4.0 : une évolution fulgurante

Written by Sophie D.. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Du monde scientifique à la vie quotidienne, le Web se développe à une vitesse impressionnante. En voulant nous simplifier la vie, il se pourrait bien qu’il en fasse trop. L’évolution du web : montée au paradis ou descente aux enfers ?

Source: cours Innovation, médias et transformation digitale (Badillo, UNIGE, 2019)

De l’invention à l’innovation

Badillo (2019) explique qu’Internet atteint 50% des ménages en moins de 5 ans (Cours Innovation, médias et transformation digitale, UNIGE, 2019). A titre comparatif, il aura fallu environ 70 ans au téléphone, 50 ans à la radio et 15 ans à la télévision pour s’imposer. Pour les réseaux sociaux qui s’ensuivent, c’est moins de 2 ans avant d’atteindre la moitié des ménages. Ces chiffres soulignent la rapidité avec laquelle cette invention « Web » pénètre la société, la changeant à jamais. En se propageant, l’invention se transforme en innovation.

Evolution du Web 

Alors que le web 1.0 se développe dans le monde scientifique du CERN, il prend quelques années seulement à atteindre le commun des mortels. Il commence par changer les mondes économiques et commerciaux. Avec les réseaux sociaux, le web 2.0 transforme le monde social : correspondre avec des individus à l’autre bout du monde n’a jamais été si simple et rapide. Les relations amicales, amoureuses et même sexuelles prennent un nouveau tournant. Le web 3.0 se met à détecter « nos » goûts : ses algorithmes orientent nos recherches et formatent nos sources d’intérêts. Émerge alors le web 4.0 qui va jusqu’à modifier la structure même des foyers : les objets connectés sont intelligents et ils vivent à nos côtés. Les robots nous accompagnent, chaque jour, sous toutes les formes.

Rien ne s’est passé comme prévu ?

Même si tout n’était pas prévu, Berners-Lee – l’inventeur du World Wide Web – a toujours rêvé d’un grand avenir pour son invention. Mais que nous réserve la suite ? Car s’il permet un accès illimité à de grandes quantités d’informations, le Web met de plus en plus en péril des valeurs fondamentales, comme le droit à la vie privée. Traquées au quotidien, dans toutes les activités, nos données personnelles sont stockées par les géants du Web qui possèdent un pouvoir gigantesque. Quelle sera la suite ? Un renforcement de ce système inégal entre traqueurs et traqués ? Ou un changement de voie pour garder le meilleur du Web… en supprimant ses mauvais côtés ?

Un avenir prometteur

Dans une interview accordée à Bosch, Berners-Lee souligne ce grand problème du Web : « Les gens se rendent compte que leurs données personnelles sont utilisées dans un système et que ce système est utilisé pour manipuler les gens. » [traduction personnelle] Pour résoudre ce problème, il travaille sur une plateforme nommée Solid. L’objectif ? « Que les données ne soient plus stockées par des entreprises individuelles telles que Google, Amazon ou les fournisseurs de médias sociaux, même si leurs logiciels sont utilisés. Elles devraient plutôt être stockées là où l’utilisateur le souhaite. De cette façon, chacun pourrait mieux contrôler ses propres données, qui seraient stockées dans des pods. Les paramètres de chaque pod permettraient aux utilisateurs de décider eux-mêmes quels fournisseurs, tels que les applications de santé, sont autorisés à accéder aux données qu’il contient. » [traduction personnelle]

Cette nouvelle invention permettra certainement au Web de continuer son chemin impressionnant, au-delà des nuages qui se dressent sur sa route.

 

Vous souhaitez approfondir vos connaissances sur les différents « Web » ? Retrouvez nos articles sur les Web 1.0, 2.0, 3.0 et 4.0. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

© Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Berners-Lee, T. (2019). The future of the Internet. Bosch. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://www.bosch.com/stories/future-of-the-internet/

Bosch Global (2019). Experts@IoT: Tim Berners-Lee, Inventor of the World Wide Web. Youtube. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://www.youtube.com/watch?v=aEL_iVLBjrY&feature=emb_logo

Solid. Consulté le 9 mai 2020 à l’adresse: https://solid.mit.edu/

Zapater, J. J. S. (2014, April). From web 1.0 to web 4.0: The evolution of the web. In Proceedings of the 7th Euro American Conference on Telematics and Information Systems (pp. 1-1).

 

Article rédigé par Sophie Duperrex

5 inventions qui ont marqué la société de l’information

Written by Marie O.. Posted in Les 3 horloges de la société numérique

¦MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale » ¦ Les précédents articles ont montrés combien les horloges technologique, économique et sociale ne riment pas toujours avec la connaissance ou l’information améliorée. Mais on ne peut nier les inventions exceptionnelles des TICS ces dernières décennies. Comment expliquer une telle croissance ? Terminons par MOOC sur les trois horloges de la société numérique par 5 inventions chronologique en images, qui ont marqué le monde de la communication !

  1. Les TICS d’abord secoué par l’arrivée du téléphone le 10 mars 1876

Graham Bell (1847-1922) inaugurant en 1892 la première liaison téléphonique de NYC à Chicago. Source: Getty Images

Bien loin de ressembler aux smartphones de nos jour, c’est un tout autre modèle qui voit le jour le  10 mars 1876 :  On assiste à la première transmission sur des fils électriques d’un message vocal entre le physicien et ingénieur américain, Alexander Graham Bell et son assistant Watson. C’est le début d’une révolution technologique (Universalis). De nos jours, nous sommes passés d’un objet ne permettant que de téléphoner, des appareils dotés d’intelligence artificielle (voir notre troisième article).

Les trois horloges contribuent à comprendre la société numérique. Nous présentons ce concept en six articles. Le 1er article introduit d’ailleurs, le sujet !

Les trois horloges contribuent à comprendre la société numérique. Nous présentons ce concept en six articles. Le 1er article introduit d’ailleurs, le sujet !

  1. Le télégraphe sans fil en 1896 déclenche l’ère des réseaux de diffusion

Guglielmo Marconi (1874-1937), physicien, parvient en 1896 à émettre  la première transmission sans fil. Source: Getty Images

C’est en 1901 que les premiers signaux émis à longue distance par Guglielmo Marconi et vont transformer la radio telle que nous la connaissons. Le professeur en innovation, médias et transformation digitale, Patrick-Yves Badillo(moodle, 2020) définit la radio comme le symbole de la Galaxie Marconi. L’information circule instantanément à la population et n’est pas contrôlé par la presse. C’est une ère des réseaux qui transportent de l’information par les airs ou les câbles et va préconiser la création de trois grands groupes audiovisuel américains à savoir la NBC,CBS et ABC. 

  1. Les premières transmissions d’images télévisuelles en 1926

John Logie Baird (1888-1946), ingénieur et inventeur écossais, fait sa première démonstration de télévision en 1926 aux représentants de la Royal Institution à Londres. Source: Getty Image

L’ingénieur John Logie Baird diffuse le premier signal de télévision hertzienne en 1926. Plus tard cette innovation sera rattrapée par la seconde génération de télé, marquée par les programmes et chaînes diffusées par câble ou satellite dans les années 60. Patrick-Yves Badillo (2016) définit les télécommunications, le câble et le satellite comme étant trois piliers mass media au 20ème siècle. Perçu comme un quatrième pouvoir ces médias de masses vont diffuser les informations de façon unilatéral à un public passif.

  1. Les années 60 et 70 accueillent l’informatique et l’électronique

Surnommé ‘’le maire de la Silicon Valley’’, le physicien informaticien Robert Noyce (1927 – 1990) dépose en 1959,  le brevet du premier circuit intégré. Source: wikipedia

La période des années 60 et 70  dévoile la création des circuits intégrés ( Badillot, 2016)  et la numérisation. Ils englobent tous les acteurs en informatique, audiovisuel ou télécommunications en une catégorie: Le DigiWorld. Le numérique, va alors combiner ces secteurs hétérogènes et l’électronique va simplifier le développement de la numérisation de l’information.

  1. Les années 90  propulsent la montée en puissance d’internet

En 1991, le physicien Tim Berners-Lee, crée l’HTML, les URLs et installe le tout premier serveur et navigateur Web. Source: CERN.ch

Les chercheurs Patrick-Yves Badillo et Dominique Bourgeois  voient en cette époque, le  début de la méga industrie de l’information et de la communication. Internet devient l’intégrateur d’un grand nombre de technologies et l’accélérateur d’innovations. Il rend mondiaux tous les services de télécommunication. C’est en 1991 que Tim Berners-Lee crée le World Wide Web, destiné au grand public. Le début d’une grande aventure commence ( Le Figaro, 2009). On passe des industries de l’information diffusant à des spectateurs passif, aux figures contemporaines telles que les GAFAM, faisant des usages médias, des acteurs actifs et créatif.

Il semblerait que la société de l’information est devenu le synonyme de  progrès et s’aligne à l’évolution technologique. Cette horloge technologique anime alors la dynamique des sociétés  de l’information et imprime le tempo de l’économie mondiale. Nous espérons qu’à travers ce MOOC, votre compréhension des TICS, vous aidé à mieux appréhender les trois horloges de la société numérique !

Marie Oyomo

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Was ist Twitter? Einfach erklärt - CHIP

 

Sources:

  • Badillo P.-Y., « Les « trois horloges » de la « société de l’information ». De la disharmonie à la rupture ? ». Chapitre 7 in Mathien M. (Dir.), Le sommet mondial sur la société de l’information, et « après » ? Perspectives sur la cité globale, Éditions Bruylant, Bruxelles, 2008, ISBN : 978-2-8027- 2475-9, pp. 139-161
  • BADILLO, Patrick-Yves, BOURGEOIS, Dominique. Les trois horloges des sociétés « numériques » : le temps et les approches socio-techno-économiques de l’information-communication. In: XXème Congrès 2016 de la SFSIC, Metz, 8-9 et 10 juin, 2016
  • BADILLO, Patrick-Yves, PÉLISSIER, Nicolas. Usages et usagers de l’information numérique. In: Revue française des sciences de l’information et de la communication, 2015, vol. 6, p. 1-11. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77576

 

Les piliers des médias traditionnels sous la pression des changements de réseaux

Written by Eva Pauline M.. Posted in La Galaxie de Gutenberg, premier âge des "mass media", Les piliers des mass media : vers une modification des paradigmes, MOOC Innovation, médias, transformation digitale

MOOC « Innovation, Médias et Transformation Digitale »

Le constat à l’heure du Web 2.0 est sans appel : les médias de l’ère Gutenberg sont remis en cause. Mais alors quels sont les piliers de ces médias traditionnels dits de masse, et par quel phénomène se voient-ils mis en danger de la sorte ?
Une réponse sous l’angle des changements d’utilisation des réseaux.

Les 3 piliers des médias de masse

Les médias imprimés sont caractéristiques du 19ème siècle : machinerie gigantesque, industrie lourde, bref, un capital investi colossal. Mais à l’heure du numérique, les piliers clés de ces médias traditionnels se voient remis en cause.

Mais alors, quels sont ces piliers ?
Selon le professeur Badillo, il existe « 3 piliers des médias de masse » (P.-Y. Badillo), ainsi définis :

  1. Contenu
  2. Distribution
  3. Supports

Par rapport à la Galaxie Gutenberg, le premier pilier, soit la production de contenu, ne se voit pas vraiment ébranlé à l’ère digitale. Par contre, le changement majeur se situe au niveau du second pilier, autrement dit, autour de tout ce qui concerne la distribution. Concrètement, avec la poussée du numérique, nous n’avons plus besoin de rotatives ni de moyens de transports pour assurer la distribution, comme cela était le cas avec les journaux traditionnels. Désormais, les médias sont consultables en 1 clic, via le numérique et l’univers de ces médias de masse se voit donc considérablement révolutionné du fait d’un recul des contraintes techniques.

La distribution et les changements d’utilisation des réseaux 

« Dès le xixe siècle, les réseaux – chemin de fer, eau, gaz et électricité – exercent de puissants effets structurants sur l’économie. C’est aussi le cas des réseaux de télécommunications qui, aujourd’hui, constituent le cœur de nos économies » (Patrick-Yves Badillo et Dominique Roux, 2009). En effet, en quelques années, les réseaux ont eux aussi subi une véritable révolution. Nous sommes ainsi passés des réseaux de diffusion « classiques » hiérarchisés (descendants de masse) aux réseaux maillés point à point (personnalisés et ciblés). Les réseaux hiérarchisés (également appelés « en arbre ») permettent aux utilisateurs d’être connectés les uns aux autres, via un appareil central qui contrôle les différentes connexions et le trafic sur le réseau. Alors que les réseaux maillés point à point possèdent un mode de transfert différent. Dans un réseau maillé, n’importe quel appareil du réseau peut servir de plateforme ou de point central, et, dans certains cas, le réseau peut même ne pas avoir de point central du tout. Il n’y a donc pas cette notion de hiérarchie centrale, mais une topologie « en filet ».

Ci-dessous, un exemple des deux types de réseaux mentionnés.

Un réseau hiérarchisé (Source : Wikipedia)

Un réseau maillé (Source : Wikipedia)

 

 

 

 

 

 

 

Avec ce changement d’utilisation des réseaux, nous sommes donc entrés dans une communication de masse personnalisée, qui entraîne à son tour une consommation de masse personnalisée. On dépasse la simple consommation d’un produit médiatique, et on entre dans une logique de distribution et de relation « ultra-ciblées ». Il devient désormais possible de combiner « action de masse » avec une diffusion plus sélective en fonction de la cible visée. On dépasse donc le stade d’une interactivité qui était très limitée jusque-là et on passe d’une logique pull, à une logique push où l’information est poussée vers les consommateurs. Pour les médias, cela a pour conséquence une modification de leurs modèles économiques, que nous vous invitons à découvrir dans notre second article « Le nouveau modèle économique des médias de masse » écrit par mon collègue Sven Grossenbacher.

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Références 

Badillo, P.-Y. « Module 1 : Innovation et médias » [notes prises dans le cadre du cours Innovation, médias et transformation digitale], Université de Genève.

Badillo, P.-Y. & Roux, D. (2009). Les 100 mots des télécommunications. Paris cedex 14, France: Presses Universitaires de France.

Introduction aux réseaux maillés. Consulté à partir de https://commotionwireless.net/fr/docs/cck/networking/intro-to-mesh/

Les médias de masse et les limites de leur efficacité. Consulté à partir de http://tpe-influencedesmedias.e-monsite.com/pages/ii-les-medias-de-masse-et-les-limites-de-leur-efficacite.html#page1

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Eva MacNeill

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Le crowdsourcing: un travail d’équipe

Written by Amizero N.. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

Genève, 25 avril 2020.  Pour la prochaine rentrée, l’Université de Genève propose un MOOC sur le thème de l’innovation qui s’intitule “La première ère de la transformation digitale : technologie de l’information, e- commerce, longue traîne”. Cette leçon apporte  notamment une réflexion sur le crowdsourcing présent et utilisé dans plusieurs secteurs. Qu’en est-il réellement ?

Le crowdsourcing, quésaco ?

Avant tout : le crowdsourcing, c’est quoi ? Cette notion  est présente dans plusieurs références, Badillo et al. ont en notamment parlé différents articles. Ce concept permet simplement de redéfinir la place du consommateur. En effet, le consommateur devient utile et entre dans l’élaboration et l’élaboration d’un produit ou d’un service qu’il utilisera. Il se transforme en consom’acteur. Pour une entreprise ou une organisation, l’idée du crowdsourcing est d’externaliser un problème en passant un appel ouvert à la grande fourmilière qu’est Internet.  En Suisse, la chaîne de distribution Migros  en a déjà bénéficié: Nouvo de la RTS en a d’ailleurs fait un intéressant reportage. De nouveaux produits sont sur les étagères des magasins grâce aux idées de la foule. En soit, cette initiative fait écho à l’expression : par nous et pour nous.

 

Femme scannant des articles avec son smartphone pour en connaître le contenu

© Pixabay

Le crowdsourcing présent dans nos assiettes

 

Collaborer pour trouver une solution ou produire un savoir, ensemble,  c’est ça le crowdsourcing. C’est dans cette optique que florissent des applications en tout genre comme Yuka, une plateforme mobile qui permet de scanner le code-barres de produits afin d’en connaître les valeurs et qualités nutritionnels et les classe de mauvais à excellent. Cette application est basée sur une plateforme riche en données: Open Food Facts.  Avec aujourd’hui près de 700’000 produits dans sa base de données française (contre 50’000 sur la version Suisse), le site collaboratif Open Food Facts est en quelque sorte le Wikipédia de l’alimentaire. Le projet vit grâce aux données que les utilisateurs recensent et chaque contribution est importante. Un consommateur peut se rendre dans un magasin ou faire le tri dans son armoire et scanner un produit pour s’assurer qu’il ne contienne pas un ingrédient en particulier. Cependant, si le produit n’est pas présent dans leur catalogue, il est possible de le scanner afin de l’envoyer à la plateforme afin qu’il soit analysé et que la base de données soit enrichie.

Le MOOC offert par l’UNIGE permet donc de s’intéresser plus profondément à cette thématique du crowdsourcing tout en intégrant plusieurs autres éléments de la transformation digitale. 

JNA

 

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Sources : 

BADILLO, Patrick-Yves, COLL, Sami, ZIMMERLI, Virginie. La ré-innovation numérique et les nouveaux usages. In: Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 146-157.

 

BADILLO, Patrick-Yves, ROUX, Dominique. Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante. In: Economica (Ed.). Le futur est-il e-media ?. Paris : Economica, 2014. p. 20-34.

Youtube : Le crowdsourcing: les bonnes idées sont dans la foule

 

L’open innovation : une démarche prometteuse

Written by Benedicte M.. Posted in Innovation, information et numérisation

MOOC « Innovation, Médias et transformation digitale » | Vous souhaitez comprendre la transformation qui s’opère dans le cadre du digital ? Un cours en ligne de l’Université́ de Genève et de l’Institut Medi@LAB pourrait vous apporter la réponse à vos questions. Il porte notamment sur les nouvelles théories de l’innovation, de l’information et de la numérisation et vous permettra de saisir le rôle des usagers dans l’open innovation.

 

L’open innovation à travers les médias sociaux

(Pixabay, 2016)

Le web 2.0 aussi appelé web participatif, a créé de nouveaux lieux et espaces sociaux où les usagers sont invités à produire, échanger et diffuser toutes types d’informations, d’opinions et de connaissances. Cette possibilité d’avoir des interactions sociales de tous types entre les internautes a favorisé ce que l’on nomme l’intelligence collective et a donné naissance à de nouveaux phénomènes telles que le crowdcourcing (Badillo & Roux, 2014), soit une forme de collaboration impliquant des tierces-parties externes à l’organisation.

En ce sens, le développement des médias sociaux a eu un impact majeur.  Théoriquement, les chercheurs s’accordent à penser que ces technologies sociales, de par leur capacité de concentration de ressources, d’informations et d’idées, peuvent favoriser l’innovation et cela notamment dans les entreprises. Actuellement, il semblerait que les recherches menées à ce sujet soient toujours en cours.

Cependant, il est intéressant que constater que dans une logique d’open innovation, les technologies sociales et l’intelligence collective peuvent également être au service du bien commun avec le cas du SARS-Cov-2.

 

L’intelligence collective contre le coronavirus

Récemment, un hackathon « #VersusVirus Suisse » a été lancé en vue de trouver des solutions innovantes pour lutter contre le COVID-19. L’objectif consistait à concevoir, développer et tester des solutions numériques et analogiques pour lutter contre la pandémie (Moeckli, 2020).  Au cours de cet évènement, de nombreux thèmes ont été abordés notamment :

  • La protection des groupes à risque
  • L’impact économique
  • L’après la crise
  • La réduction des fake news

Ce marathon virtuel s’est tenu du 3 au 5 avril 2020, sous le patronage du Département fédéral de l’intérieur (DFI) et du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR).

(Pixabay, 2020)

 

Par ailleurs, si le sujet vous intéresse, n’hésitez à découvrir, sans plus attendre, notre article qui s’intéresse aux entreprises qui ont opté pour l’open innovation en s’inspirant de la créativité du public, dans les phases de lancement et d’amélioration de produits. C’est par ici.

 

BMA / lfo

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Référence :

Bacchetta Von Beckh, A. A., Beck, M., & Badillo, P.-Y. (2019). Leveraging open innovation through social media : A study on Geneva based SMEs. In Managing digital open innovation. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:116484

Badillo, P.-Y., & Roux, D. (2014). Des réseaux sociaux aux technologies sociales : Une ré-innovation numérique ascendante. In Le futur est-il e-media ? (p. 2034). Economica. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77581

Borloz, E. (2020, février 4). L’intelligence collective contre le coronavirus. 24Heures. https://www.24heures.ch/vaud-regions/intelligence-collective-coronavirus/story/10804815

Moeckli, A. (s. d.). Versus Virus ou comment l’intelligence collective peut sauver la Suisse ? Bilan. Consulté 28 avril 2020, à l’adresse https://www.bilan.ch/opinions/alexis-moeckli/versusvirus-ou-comment-lintelligence-collective-peut-sauver-la-suisse

Normand, J. (2020, avril 2). L’intelligence collective suisse pour trouver des solutions face au COVID-19. Croissance et économie inclusive. https://blogs.letemps.ch/jonathan-normand/2020/04/02/lintelligence-collective-suisse-pour-trouver-des-solutions-face-au-covid-19/

L’influence de l’Usager dans le processus d’« Open Innovation » dans les Entreprises

Written by Mariama M.. Posted in La première ère de la transformation digitale E-commerce et Longue Traine

Une image illustrant les principes et encrages de l’Innovation

Genève, le 29 Avril 2020

Pour le semestre de Printemps 2020, l’Université de Genève met en avant la Transformation digitale. Le MOOC porte sur la première ère de la transformation digitale : Technologie de l’information, e-commerce, longue traîne. Cette première leçon se propose de faire découvrir le concept d’« Open Innovation ». De permettre aux étudiants d’en avoir les connaissances fondamentales. En passant par son historique, le rôle des usagers dans son ascension et sa pratique.

Un concept récent théorisé dans les années 2000
Les entreprises ont tendance à se fier à un modèle descendant, fermé. De l’entreprise vers les clients, le marché. Or, c’est une pratique qui ne tient pas en compte l’avis du client. L’open Innovation, un concept plutôt récent, est la solution à ce dilemme. Ce terme, de 2003 est créé par le professeur américain Henry Chesbrough. Il tire son inspiration de la vision de Joseph Schumpeter sur le « Technology push ». Une technologie qui prône la science comme étant la base de l’innovation. Selon Chesbrough, l’open innovation désigne le fait que « les idées nouvelles peuvent venir de l’extérieur et impliquer des acteurs qui n’étaient pas prévus au départ ». Autrement dit, c’est un processus orienté vers l’extérieur et marqué par le partage. Son but est généralement la création d’un produit/service.

Une évolution centrée sur l’utilisateur ?
Avec internet et les big data, une pléthore d’informations sur les usagers est accessible en ligne. Ces idées de toutes origines peuvent être facilement utilisées. Il incombe aux entreprises de choisir la bonne approche d’innovation. Cette innovation est une collaboration entre les acteurs et est marquée par l’entrée/ la sortie d’idées. Le principe est d’importer la connaissance, le savoir-faire et le vécu des acteurs externes. De les interpréter pour répondre au mieux aux attentes des usagers. Des méthodes comme le crowdsourcing, les communautés de marque sont utilisées pour la collecte de données. Avec les lois sur la protection des données, il est primordial de « trouver un équilibre entre un monde où l’information circulerait librement, (…) et un monde fermé où l’information ferait l’objet d’une protection particulièrement développée ». L’usager est passé du stade de passif à celui d’actif. Il a cette volonté de participer, d’être pris en compte. Sans cela, le processus d’open innovation est faussé.

Dell et sa communauté d’Open innovation
Communauté de Marque Dell
Dans une communauté, les membres échangent et proposent de nouvelles idées. L’usager a le choix de partager ou non ses données. Dell Technologies, une entreprise américaine dans la construction d’ordinateurs s’en est inspiré. C’est leur principale source de collecte de données. Sur leur plateforme (IdeaStorm), les usagers publient leurs idées. L’entreprise les note et y répond. Ce système permet à Dell d’appliquer de nombreuses idées et de comprendre les besoins spécifiques de ses usagers. Par exemple, l’installation de gadgets en découle. En termes de cout, l’open innovation est peu onéreux. Et ainsi bénéficier les parties prenantes.

Mariama Faye Mané

Concepts clés : Open innovation, Usager, Numérique, Communauté de Marque

Références
• Patrick-Yves Badillo, Sami Coll et Virginie Zimmerli, « La ré-innovation numérique et les nouveaux usages »
• Patrick-Yves Badillo, Chloé Rosselet et Sandra Zanelli, « Des réseaux sociaux aux technologies sociales : une ré-innovation numérique ascendante »
• Henry Chesbrough, Wim Vanhaverbeke and Joel West, eds., “Open Innovation: researching a new paradigm”, 2005