Journée uni-emploi : des places de stage en communication chez un tiers des exposants

Le CICR, l’Administration fédérale, Caterpillar – présents le mercredi 2 avril à l’occasion de la journée « Uni-emploi »  – offrent plusieurs places de stage aux étudiants en communication. Ils ne sont pas les seuls : au total, 10 exposants sur les 29 présents en proposent

P1000067Sept à huit postes de stages – rémunérés – d’un an au CICR, rien qu’en communication : de quoi, pour les étudiants, d’aborder « l’après-Master » avec plus de confiance. Le profil recherché par la Croix-Rouge ? «

Une personne qui a de bonnes capacité d’intégration, un bon esprit de synthèse et rapide dans ses décisions », nous répond le représentant sur le stand du CICR.

La Croix-Rouge n’était pas la seule institution à chercher des stagiaires en « comm’ »: l’Administration fédérale propose 400 à 500 postes (tous domaines confondus) par année. Condition pour postuler : ne pas avoir obtenu son diplôme depuis plus d’une année. Si les offres spontanées sont les bienvenues, le site officiel permet de cibler les places vacantes. Un stage en communication y était proposé, à l’heure où ces lignes sont écrites, en plus des deux offres de postes fixes. « Il faut régulièrement visiter notre site pour voir les nouvelles offres », insiste la représentante présente à Uni Mail.

« 6 stages sur 10 aboutissent à un poste fixe »

Caterpillar – l’entreprise de machine de construction –, présentait aux étudiants fraîchement diplômés de l’université un programme interne de formation : au moins un poste en communication est ouvert par année, sur une durée de 13 mois, « qui débouchent dans environ 6 cas sur 10 sur un poste fixe », confie notre interlocutrice de la marque. Les postulations se font en ligne.

Genollier, le réseau de cliniques suisses, recrute surtout par offre spontanée. « On n’engage pas que des médecins », sourit l’hôtesse du stand. Des postes en communication s’ouvrent régulièrement; l’institution fonctionne par offres spontanées. Juste en face, on apprend que l’IMAD – l’institution genevoise de maintien à domicile – connaît aussi un problème de perception du public : « on n’est pas juste un truc de vieux », revendique le représentant de l’institution. De là, s’explique le besoin en communicants,  mais pas seulement. « Des concurrents ont émergé ces dernières années, il faut que nous nous démarquions », conclut-il.

Développement de la communication interne

D’autres défis attenP1000069dront le stagiaire en communication au sein de l’Hospice Général, présent à Uni Mail, quelques stands plus loin : au cours de six mois d’engagement, il est surtout amené à développer la communication interne. Cela va de l’organisation d’activités pour le personnel à la tenue d’un journal. « Nous recherchons quelqu’un qui partage nos valeurs, qui ait un intérêt pour le social et qui a la capacité de gérer un projet », explique notre hôte. Un stage de six mois s’ouvre chaque année.

Horyou, un nouveau réseau social à valeurs humanistes et solidaires était également à Uni Mail, surtout pour se faire connaître. Le besoin en communicants est net pour ce réseau social qui cherche à grandir : des stagiaires, sur base du bénévolat, sont les bienvenus, « mais cela peut aboutir à une intégration durable », précise Cintia Pino, représentante de l’enseigne auprès des étudiants, en ce mercredi après-midi.

« Si vous ne communiquez pas, on communiquera pour vous ! »

Le monde de la banque n’était pas absent, avec le Crédit Suisse, qui promet aussi des postes en communication, mais essentiellement à Zurich. « L’allemand est un prérequis », tempère notre interlocutrice. La Migros, présente aussi à cette journée destinée aux professionnels en devenir, affirme engager deux à trois stagiaires en communication par an : consulter de manière régulière le site de la marque orange permet d’être aux premières loges pour postuler. Enfin, Page Personnel, une agence de placement, soutient avoir aussi des besoins en communication : les candidatures spontanées sont le meilleur moyen d’approcher cette entreprise.

Cette journée « Uni Emploi » confirme l’important besoin en communicants en tous genres dans le monde de l’entreprise. Car, comme nous l’a dit Blaise Deppierraz, chef de service et représentant des HUG, présent à cette occasion : « si l’on ne communique pas, certains communiqueront pour vous. Et ce ne sont pas forcément des gens qui vous veulent du bien ! »

Lorenzo Quolantoni, assistant à Medi@LAB-Genève