Prof. Bertrand Cabedoche

Prof. Bertrand Cabedoche

Par Marjory Winkler

« Je serai journaliste ou je ne serai rien »: c’est le but que se fixe Bertrand Cabedoche à l’adolescence. D’origine modeste, il n’a pas les contacts nécessaires pour s’introduire dans le milieu. Il emprunte l’autre voie, celle des études, en intégrant l’Ecole supérieure de journalisme de Lilles. Il s’essaie d’abord à tous les domaines du journalisme (presse quotidienne régionale, presse magazine, télévision). A 25 ans, il est rédacteur en chef d’une revue culturelle. Mais son rêve n’est plus le même; il désire désormais intégrer l’Unesco.

Les lignes droites, le breton ne les connaît pas. Celui qui abhorrait les métiers de la communication devient pourtant responsable de ce service dans une PME et est amené à y développer la stratégie sponsoring. Directeur du département médias d’une grande agence de communication, il se voit confronté à certains problèmes éthiques. Lorsque l’opportunité se présente, il s’engage dans le management interculturel.

Il aime bien sa vie et possède une certaine notoriété. S’il aime la profession de journaliste, il lui reproche de ne pas laisser le temps d’approfondir les sujets. Or, «creuser», c’est ce qui intéresse Bertrand Cabedoche. Le Docteur en sciences politiques veut devenir chercheur. Dans cette perspective, son parcours professionnel ne compte pas; il doit recommencer en bas de l’échelle et accepter de voir son salaire divisé par cinq. Il accepte et se consacre aux relations interculturelles qui le fascinent tant. Puis, comme si son destin avait été écrit, il devient titulaire de la Chaire de communication internationale de l’Unesco et, finalement, Président mondial des chaires Unesco.

Le message qu’a voulu transmettre Bertrand Cabedoche aux étudiants se résume ainsi: « Vivez vos rêves! ». Il ne faut surtout pas hésiter à emprunter des chemins détournés, ni à saisir les opportunités qui se présentent; une philosophie emplie de positivisme, qui résonne encore dans les esprits…