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Web 4.0: l’intelligence artificielle hors écrans

Written by Camille D.. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Le web migre hors des écrans grâce à une intelligence artificiellement injectée dans des objets. L’équation est simple: GAFAM et IA vous facilitent la vie! Prêts à entrer dans le monde “phygital”? 

 

Réalité connectée

Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (alias les GAFAM) sont les pionniers des intelligences artificielles. Au delà des frontières de nos écrans… Le digital envahit notre environnement physique. Nul besoin d’être face à un écran pour utiliser le web 4.0. Il suffit de s’être doté de capteurs en tout genre.

Des objets connectés. Montres connectées, écouteurs sans-fil, enceintes connectées, lampes wireless, etc. Tous créés pour nous faciliter la vie. Comment ? Grâce au contrôle à distance. Reliés à nos smartphones, il nous suffit d’activer un bouton ou d’utiliser la fonction vocale. Allumer la lumière en un claquement de doigt est désormais possible!

 

Data et IA

En plus de récolter des données tout en étant nos serviteurs, ces appareils sont intelligents! Ils savent relier les data. Ils établissent des corrélations. Ils raisonnent. Ils déduisent. Ils calculent. Ils évaluent. Ils quantifient.

Algorithmes et machine learning les ont dotés d’une capacité à anticiper nos besoins. Ils apprennent seuls à nous satisfaire. Quels génies!

Phygital”. Ou la fusion du physique avec le digital. Web 4.0. Web des intelligences et de la réalité augmentée. Les GAFAM et l’IA auraient-ils rendus notre monde meilleur? Contre nos données personnelles, notre vie privée, et notre temps… oui, peut-être.

 

Vous souhaitez en savoir plus ? Dans notre ultime article, vous retrouvez une synthèse de la métamorphose du web ainsi que des perspectives futures. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

©Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Faillet, C. (2017).  “Le web 4.0 : quand le numérique franchit la frontière du physique” Technologie. Forbes. Consulté le 5 mai 2020 à l’adresse: https://www.forbes.fr/technologie/le-web-4-0-quand-le-numerique-franchit-la-frontiere-du-physique/?cn-reloaded=1

 

Article rédigé par Camille Dupertuis

Web 2.0: le WikiWikiWeb de Ward Cunningham

Written by Camille D.. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Exit le web statique de Berners-Lee, la révolution du web 2.0 est d’avoir connecté les individus entre eux. Ward Cunningham mise sur l’intelligence collective. En 1995, c’est l’avènement des wikis.

Un web participatif

Web 2.0 rime avec interaction et sociabilité … virtuelles.  La promesse d’une intelligence collective se concrétise. Les internautes participent à la rédaction de contenus sur les sites web. Contribution, création et confiance sont à l’oeuvre. La relation élitiste one-way du web 1.0 se transpose en une relation participative read and write. Une formule magique? WikiWikiWeb!

« Wiki is an Hawaiian word that means quick and so Wiki-Wiki means very quick so [the] WikiWikiWeb is the very quick web. » (Ward Cunningham, Interview Wikimedia, 2011).

Wikis poétiques

 

Icône Wikipédia ©Pixabay

Un wiki, c’est quoi? Une page web modifiable par tout internaute.
WikiWikiWeb. 1er concept wiki, 1995 par Ward Cunningham.
Wikipédia, l’incontournable encyclopédie wiki. Libre et collaborative.
Le World Wide Web ou l’oeuvre de millions d’internautes…

 

 

Wikipédia

 

Logotype ©Wikipédia

Wikipédia, un véritable puzzle de la connaissance auquel chacun peut apporter la pièce manquante.  Une folksonomie typique basée sur l’intelligence collective. Tout le savoir y est centralisé, chaque article parsemé de liens hypertextes renvoyant à d’autres articles.

Qui les rédige? Les internautes eux-mêmes! Chaque contributeur vient compléter la connaissance de son homologue en ajoutant son anecdote, son opinion, son contenu. Bien sûr un dispositif éditorial de contrôle de l’information existe. Il veille à l’exactitude des contributions, n’hésitant pas à bannir les détracteurs.

Un chiffre à retenir? 4 millions. C’est le nombre d’articles que contient Wikipédia!

 

Vous souhaitez en savoir plus ? Lisez notre article sur le passage au web 3.0. Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

©Gerd Altmann / Pixabay

Références:

Badillo, P.-Y. (2020). Cours « Innovation, médias et société numérique ». Module 4. Medi@lab. Université de Genève.

Levrel, J. (2006). Wikipedia, un dispositif médiatique de publics participants. Réseaux, no 138(4), 185-218. https://www.cairn.info/revue-reseaux1-2006-4-page-185.htm.

Interview de Matthew Roth pour Wikimédia Foundation. (2011). « Ward Cunningham, inventor of the Wiki » . Youtube. Consulté le 30 mars 2020 à l’adresse:  https://www.youtube.com/watch?v=XqxwwuUdsp4

Page « Wiki ». Wikipédia L’encyclopédie libre. Consultée le 30 mars 2020 à l’adresse: https://fr.wikipedia.org/wiki/Wiki

Page « Ward Cunningham ». Wikipédia L’encyclopédie libre. Consultée le 30 mars 2020 à l’adresse: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ward_Cunningham

Article rédigé par Camille Dupertuis

 

Fausses promesses du web

Written by Camille D.. Posted in Du web 1.0 au web 4.0

Rien ne s’est passé comme prévu. Les promesses initiales du web se sont profondément transformées au fil de son évolution. Du partage à la marchandisation de la connaissance, quels sont les ressorts de cette métamorphose? 

Entre innovation et développement technologique, la société de l’information n’a cessé de progresser. Les réseaux de connaissances se sont étendus et interreliés jusqu’à former une toile. On la nomme le web.

Société de l’information et de la connaissance

Économie du partage (web 1.0)  ©Gerd Altmann / Pixabay

Le point d’ancrage de cette société de l’information est la connaissance. Une connaissance accessible à tous et co-construite par les utilisateurs du web.

Concept clé de cet Internet: l’économie du partage! L’interconnexion entre les cerveaux des individus assure la production d’une connaissance de qualité.

Information, diffusion et collaboration font régner une certaine euphorie autour de la digitalisation de la société. La démultiplication des possibilités offertes par ces technologies semble irréelle. C’est un vent nouveau et libertaire qui souffle sur cette société de la fin du 20ème siècle.

La promesse du web: «L’égalité totale associée à la liberté absolue pour atteindre la sagesse universelle.» (Bruno Patino, La civilisation du poisson rouge) Un beau projet!

Désillusion

Course aux likes sur Facebook ©GraphicsSC / Pixabay

L’utopie est souvent bien différente de la réalité… Dans ce nouveau modèle économique, information et connaissance deviennent marchandise. La promesse d’une intelligence collective basée sur la collaboration et l’interactivité est supplantée par une course aux likes, aux shares et aux views. La compétition a détrôné la collaboration.

Les fake news s’immiscent pour contrebalancer l’euphorie initiale. Les algorithmes comptabilisent pour restreindre la liberté individuelle. Les réseaux sociaux rassemblent pour mieux isoler. Sans parler de l’intelligence artificielle… D’un web 1.0 vers un web 4.0 en seulement quelques années, c’est une profonde transformation digitale qui s’opère.

L’évolution du web en un mot: métamorphose économique.

 

Vous souhaitez en savoir plus? Dans nos prochains articles, vous retrouverez un panorama des différents stades du web (1.0, 2.0, 3.0 et 4.0). Inscrivez-vous aussi au MOOC de l’Université de Genève Innovation, médias et transformation digitale dispensé par Medi@lab sur la plateforme Coursera!

 

©Gerd Altmann / Pixabay

 

Références:

Badillo P.-Y., Bourgeois D. (2014) « Information and knowledge society and network economy: from euphoria to reality », communication pour “Economics for the future”, major international conference organised by the Cambridge Journal of Economics in Celebration of the Centenary of Cambridge Economics, Cambridge UK, 17-19 Septembre 2003. https://archive-ouverte.unige.ch/unige:77630

Article rédigé par Camille Dupertuis